L’accident du Petit Train – 5 septembre 1933

(source : Ouest-Eclair)

La nouvelle se répandait dès les premières heures de la matinée, qu’un terrible accident de chemin de fer venait d’avoir lieu sur la ligne départementale des Côtes-du-Nord Saint-Brieuc – Plévenon. Il s’agissait, nous disait-on, d’un grave tamponnement survenu entre un train remorqué par une locomotive à vapeur venant de la direction de Pléneuf, et d’une automotrice à laquelle était attelée une remorque qui venait de Plévenon vers Saint-Brieuc. L’accident s’était produit entre les stations de Caroual et d’Erquy.

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Sur les lieux de l’accident 

En partant du viaduc de Caroual, il y a une rampe d’environ 300 mètres, c’est presque au sommet de cette rampe, à 500 mètres de la gare d’Erquy que s’est produite la collision. ça et là sur le sol, nous voyons des débris de ferrailles, des tôles tordues, des morceaux de boiseries provenant des voitures brisées : éclats de vitres, des traces de sang sur le ballast, des étoffes déchirées et autour de ce tableau désolant, un nombreux public que maintient le service d’ordre de la gendarmerie.

Les deux convois accidentés ont été refoulés vers Erquy où nous le verrons tout à l’heure.

Plusieurs personnalités ainsi que les services de gendarmerie sont déjà sur les lieux.

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Comment se produisit l’accident !

Il était 7 h30 environ, le train n° 30 arrivant de Lamballe, remorqué par une locomotive Corpet-Louvet conduite par le mécanicien Catros et le chef de train Biard venait de quitter la petite station de Caroual et montait la rampe qui suit le viaduc.

Tout à coup à la sortie d’une courbe le train se trouve en présence de l’automotrice De Dion-Bouton n° 110 venant de Plévenon et se dirigeant vers Saint-Brieuc. Dans cette automotrice qui remorquait une seconde voiture avaient pris place une vingtaine de voyageurs. Elle était pilotée par le mécanicien Botrel et accompagnée par l’agent de train Felin. Moment tragique que celui où les deux conducteurs s’aperçurent et comprirent que la catastrophe était inévitable. Malgré tous les efforts conjugués, le dramatique abordage eut lieu et ses conséquences furent terribles.

La locomotive du train 31 broya l’avant de l’automotrice dont les vitres, les cloisons et la toiture volèrent en éclats.

L’arrière de cette même automotrice défonça l’avant de la remorque dans laquelle elle pénétra jusqu’à la moitié du wagon environ, renversant, terrassant et précipitant à droite et à gauche les voyageurs affolés.

Des cris de terreur, des appels au secours se firent entendre. Les voyageurs de Lamballe qui heureusement, n’eurent pas à souffrir de la collision, se portèrent au secours des occupants de l’automotrice et de sa remorque, on parvint à dégager les blessés. Le mécanicien et le chauffeur du train de Lamballe donnèrent à leur collègue Botrel et au conducteur Felin, grièvement atteints, les premiers soins.

Les malheureux avaient été les premiers blessés, le radiateur de l’automotrice ayant pris feu au moment du choc. Par hasard providentiel l’habitation du Dr René Dayot, médecin à Erquy, est à une petite distance du lieu de l’accident. Le praticien qui en la circonstance a fait preuve d’un grand dévouement, est arrivé aussitôt accompagné de plusieurs personnes de bonne volonté. Il s’est prodigué pour donner ses soins à tous ceux (et ils étaient nombreux, hélas !) qui réclamaient son aide compatissante.

La gendarmerie prévenue aussitôt a pris les mesures nécessaires pour faire avertir le parquet, la préfecture, les cliniques et l’hôpital général de Saint-Brieuc ainsi que le service d’ambulance dont les automobiles sont arrivées sur place avec une célérité que nous tenons à signaler.

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Les blessés

Voici une première liste des blessés :

Madame Magnat, 77 avenue de la Grande Armée à Paris et sa fille 6 ans et demie,

Mlle Dubois de Lamballe,

Aristide Botrel, conducteur de l’automotrice demeurant à Lancieux,

Mme Le Quére, du Vieux Marché (Côtes-du-Nord),

Maurice Gérard, villa les Varechs à Caroual en Erquy,

Marie Cornié, 11ans de Planguenoual,

Mme Simon née Durand Joséphine, 32 ans qui retournait à Paris 19, rue de Flandres   (reconduite maison Durand, où elle prenait pension),

Hansen, sans profession de Bellevue (Seine) 19 rue Ernest Renan,

Henri Bentz, inspecteur divisionnaire, 48 rue du Maréchal Foch à Toul, sa femme, et ses trois enfants René, Jacques, et Gérard,

Grimaud François, contrôleur principal des contributions directes à Saint-Brieuc.

Voici les noms des 5 blessés qui sont à l’hôpital de Saint-Brieuc : Glémot, Melle Lemoigne, 14 ans, M. Botrel, Mme Magnard et la petite Yolande Bagrame, 6ans.

Deux autres blessés sont à la clinique du Dr Codet : Melle Dubois très grièvement atteinte et M. Felin.

Une femme tuée

Il nous faut hélas enregistrer un décès : celui de Madame Lemoigne demeurant 45 avenue du maréchal Foch, à Villiers-sur-Seine, qui a succombé quelques instants après la collision. Elle était accompagnée de sa fille, Melle Lemoigne qui a été également blessée.

On dit qu’une dame Le Quéré demeurant au Vieux Marché dont les blessures sont très graves, serait en danger de mort.

Les causes de l’accident

Par suite de quelles circonstances deux trains, l’un montant, l’autre descendant, ont-ils été lancés en sens inverse ? à la rencontre l’un de l’autre, sur une voie unique.

Il faut d’abord dire que réglementairement, le train n° 31 et l’automotrice 110 doivent se croiser en gare d’Erquy et que par conséquent l’automotrice ne devait pas quitter cette station avant l’arrivée du train 31 venant de Caroual et de Pléneuf. Il n’est fait exception à la règle en vigueur depuis le 25 juin dernier, date de l’ouverture du service d’été, que lorsque, par la suite d’un retard à Lamballe du départ du train 31 et pour ne pas amener de perturbations dans le service le croisement se fait en gare de Pléneuf.

Mais dans ce cas exceptionnel, le chef de la station d’Erquy doit en aviser le mécanicien et lui remettre un ordre écrit. D’autre part, il doit prévenir le chef de la station de Pléneuf qui doit retenir le train de Lamballe et ne l’expédier sur Erquy qu’à l’arrivée dans sa gare de l’automotrice venant en sens inverse.

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Ce que dit M. Le Corre

Interrogé par le juge d’instruction De L’isle et de M. le substitut Goupil, M. Le Corre, chef de gare d’Erquy a fait cette déclaration un peu stupéfiante a priori, à savoir que le mécanicien Botrel, de l’automotrice a mis en marche et est parti vers Caroual sans qu’il lui ait donné l’ordre.

Sans vouloir dés à présent donner un démenti formel et même mettre en doute la bonne foi du chef de gare Le Corre, il semble bien peu probable que le mécanicien et l’agent du train aient pris sur eux de quitter la station sans le signal habituel, et surtout, sachant qu’ils n’avaient pas encore rencontré le train 31 au devant duquel ils allaient.

Question de l’aiguille

Une des premières déclarations du chef de gare Le Corre quand il fut interrogé par M. Maunoury, directeur du réseau des Côtes-du-Nord fut :

Une preuve évidente que je n’ignorais pas que le croisement devait bien se faire dans ma gare (c’est-à-dire en gare d’Erquy), c’est que j’avais à l’avance préparé mon aiguillage pour recevoir le train n° 31 sur la seconde voie de la station. La pauvre femme de M. Le Corre, toute éplorée et comprenant toute la responsabilité de son mari, fait une déclaration identique. Mais alors si le chef de gare a réellement fait la manœuvre ainsi qu’il indique, comment expliquer que quelques minutes plus tard il envoie l’automotrice au devant du convoi pour la réception duquel il a précisément effectué cet aiguillage.

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La portière refermée

Le Corre, on s’en souvient a prétendu ne pas avoir donné catégoriquement au mécanicien l’ordre de partir « j’ai fermé la portière, dit-il, et le conducteur Botrel a pris ce geste pour un signal de partir».

Maunoury, directeur qui a bien voulu nous donner toutes les explications techniques qui nous étaient nécessaires nous formule ainsi son opinion :Je considère que le fait pour le chef de gare Le Corre de fermer la portière et de s’éloigner ensuite de l’automotrice comme il l’a fait,.constituait bien de sa part un signal de départ : à mon avis, il pouvait être interprété autrement. Il n’avait aucun motif de fermer cette portière. Si elle se fût trouvée placée du coté opposé de l’automotrice, on pourrait dire qu’il a procédé à cette fermeture par mesure de précaution une seconde voie se trouvant en face : mais n’oubliez pas que ce portillon se trouve placé à gauche de l’automotrice : il n’y avait donc pour la fermer aucune raison si ce n’est son intention de donner la route libre au convoi qu’il avait en gare.

En gare d’Erquy et sur l’automotrice on avait prévu la catastrophe.

De part et d’autre on avait vu le danger, hélas! il était trop tard.

Une minute après qu’il eut expédié (ou qu’il eut laissé partir l’automotrice) M. Le Corre s’est rendu compte de la grave erreur qu’il avait commise. C’est lui-même qui l’a déclaré à M. le directeur Maunoury. Mais il n’existait entre les deux stations d’Erquy et de Caroual aucun système de signalisation qui pouvait prévenir les deux convois du danger que tous deux courraient. D’autre part, pendant les quelques secondes qui précédèrent la collision, le conducteur et le contrôleur de l’automotrice eurent tout à coup la vague intuition qu’ils allaient au devant d’un malheur. « Ne devions-nous pas croiser le 31 à Erquy ? » « Mais si ? » Avant même qu’ils aient pu prononcer une autre parole, la masse menaçante de la locomotive du 31 se dresse devant les deux hommes : les deux trains s’abordent dans un fracas de tonnerre … l’irréparable est accompli !

Et pendant ce temps le chef de la station d’Erquy attendait dans une anxiété folle craignant d’apprendre un malheur. Le téléphone de Pléneuf l’appelle : il n’ose prendre le récepteur redoutant ce qui va lui être dit et c’est seulement quand il voit accourir vers lui, le front entouré d’un bandeau sanglant, le chef de train du 31 qu’il comprend que la catastrophe est un fait accompli.

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La responsabilité des agents de l’automotrice

Cette responsabilité est certainement engagée, nous dit M. le Directeur du réseau, moins cependant que celle du chef de gare.

Et M. Maunoury nous explique que chaque mécanicien de locomotive ou de conducteur d’automotrice est, comme sur les grands réseaux, porteur d’une brochure appelée livret de marche des trains. Sur ce livret chaque croisement est marqué d’une croix. « Les agents de l’automotrice 110 savait donc qu’à Erquy ils devaient rencontrer le 31. Ils ne devaient pas partir, quel que soit l’ordre verbal qui leur est donné par le chef de station et pour cette bonne raison qu’ils n’avaient pas en mains le bulletin spécial qui leur est remis en cas de modification du lieu de croisement ».

« D’ailleurs, continue M. le Directeur, ces changements de croisements ne sont pas des choses rares pour que les agents du réseau ne sachent pas à quoi s’en tenir. Sur la ligne qui nous occupe ils ont eu lieu cinq fois depuis le début du mois dernier, les 10,13,27,31 août et le 1er septembre. Deux fois ils ont été effectués avec le conducteur et le contrôleur qui se trouvaient hier sur l’automotrice 110 ».

Le chef de gare aurait dit : « En route ! »

Telle est la déclaration de M. Felin, contrôleur de route de l’automotrice à M. Maunoury, quand celui-ci lui a fait visite à la clinique de M. le Dr Codet où il est soigné actuellement.

M.Felin est donc en contradiction avec M. Le Corre qui s’en tient toujours à son geste de « la portière repoussée ».

Mais M. le Directeur nous ajoute : « je n’attache pas plus d’importance qu’il ne faut à ce mot : (en route !) le chef de station avait fait ce qu’il fallait pour faire partir l’automotrice et il devait au contraire la (retenir)».

Un second décès

Dans notre compte rendu d’hier nous disions que Mme Hillon, née Le Quéré, mère de Mme Lemoigne se trouvait dans l’état le plus alarmant et on ne cachait pas qu’il ne restait que peu d’espoir de la sauver. Ces tristes prévisions se sont réalisées et au cours de la soirée du mardi la pauvre femme a rendu le dernier soupir chez le Dr Dayot où elle était soignée depuis le matin. Le corps sera transporté à Vieux-Marché où les obsèques auront lieu.

Des nouvelles meilleurs des blessés soignés à Erquy

On nous donne des nouvelles rassurantes des blessés qui sont encore soignés à Erquy et dans la région.

Bentz qui, avec sa famille, se trouve à la maison Auffret a été blessé à la face par des éclats de verre et a eu des côtes brisées : son état est assez satisfaisant. Mme Bentz porte des contusions multiples, mais ses blessures sont relativement légères, ainsi que celles de ses trois enfants.

Mme Simon qui loge chez M. Durand, buraliste, porte des plaies aux jambes, plaies produites par des éclats de verre : elle semble en bonne voie de guérison, mais elle souffre de contusions multiples.

Hansel, propriétaire à Bellevue, est soigné à Plévenon : il porte plusieurs plaies à la face et deux dents de brisées.

Maurice Gérard, fils d’un chapelier de Rennes, qui portait différentes coupures et contusions a pu rejoindre le domicile de ses parents.

Deux autres blessés, dont on ne nous avait pas parlé hier, sont soignées à la ville Durand en Pléherel chez M. Barbu ; ce sont Mlle Cosson qui a une fracture de la jambe gauche, et Melle Cosson qui porte plusieurs contusions à la poitrine.

Aucune des personnes que nous venons de nommer n’est en danger et à moins de complications imprévues, on espère une prompte guérison.

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L’héroïsme d’un cheminot

Quelque faute contre le règlement qu’il ait pu commettre et qu’on puisse lui reprocher il n’en est pas moins vrai que l’attitude et la conduite du mécanicien Botrel après l’accident fut digne d’admiration et provoque l’émotion générale.

Plus de vingt témoins nous ont par écrit ou par téléphone signalé la conduite élogieuse de ce cheminot qui au péril de sa vie a contribué plus que personne au sauvetage. Grièvement blessé, le pied fracturé le visage en sang, la boite crânienne à découvert et un large lambeau de cuir chevelu lui pendant sur l’oreille, le mécanicien Botrel pendant que l’avant de l’automotrice flambait restait à son poste. Là, entouré de flammes, sans crainte de l’explosion qui pouvait se produire d’une seconde à l’autre, M. Botrel se trouvant sous les décombres a retiré les panneaux de fer de la machine pour dégager Mlle Lemoigne et le jeune Bentz coincés sous le châssis. C’est grâce à lui que l’enfant est vivant aujourd’hui.

Ceux qui se dévouèrent :

Nous avons dit hier avec quel empressement MM. les Docteurs René et Paul se sont dévoués pour apporter un peu de soulagement aux malheureuses victimes. Nous citions les abbés Cabaret et Le Gall et les religieuses de Saint-Vincent-de-Paul. Nous devons ajouter d’autres noms à ceux que nous avons cités déjà, ce sont ceux de M. et Mme De Brenignan, de M. Besnier, frère du sympathique avocat briochin, de M. Tonnelier entrepreneur à Erquy, de M. et Mme Gagey, industriel, Rault et Delisle garagiste qui tous, ouvriers de la première heure ont mis leurs automobiles à la disposition des médecins et ont improvisé des moyens de transport dans les meilleurs conditions. Signalons encore la rapidité avec laquelle les deux ambulances des services Baudré se sont dirigés vers Erquy et la célérité avec laquelle les différents voyageurs ont été promptement transportés à Saint-Brieuc dans les cliniques et à l’hôpital général où les interventions chirurgicales ont dès lors pu être faites dans les meilleurs conditions.

Nous n’aurions garde d’oublier la gendarmerie départementale qui, sous les ordres du Capitaine Barattier, procéda à une enquête rapide et complète. Le Capitaine commandant l’arrondissement était secondé par les gendarmes Codet faisant fonction de chef de brigade, Manéon et Jamet.

A l’Hôpital de Saint Brieuc

 En dernière heure nous nous sommes renseignés sur l’état des blessés qui sont en traitement à l’hôpital général du chef lieu. L’état de M. Glemot, qui dans la matinée, s’était amélioré, semblait moins bon cet après-midi. Cependant dans son entourage, on ne semble pas inquiet.Il en est de même de M. Botrel le mécanicien de l’automotrice pour lequel on aurait constaté une légère amélioration, ainsi que pour Mme Magnard et Melle Lemoigne.

L’information judiciaire

De L’isle, juge d’instruction, a dû se rendre, ainsi que nous l’avons dit, au chevet du mécanicien Botrel, pour recueillir sa déclaration, déclaration très importante, étant donné celle qui a été faite par le chef de gare. Vue l’état de faiblesse de M. Botrel nous croyons savoir que le magistrat instructeur à remis à plus tard, les questions qu’il se proposait de faire et les explications qu’il devait recevoir du témoin.

Le chef de gare, le chef de  train et le mécanicien sont condamnés en correctionnelle

 Le 5 septembre 1933, le train automoteur n° 110 venant de Lancieux et se dirigeant sur Lamballe partait d’Erquy vers 7 heures 20. A environ un kilomètre de cette gare, dans une courbe accentuée où la voie est en déclivité vers Pléneuf, il se rencontrait avec le train vapeur n° 31 venant de Lamballe.

Par suite du tamponnement, l’automotrice et sa remorque furent refoulées d’environ vingt mètres : le châssis de l’automotrice pénétra dans la remorque faisant de nombreuses victimes.

Le bilan de ces victimes se traduit par trois décès et vingt blessés plus ou moins grièvement atteints. La cause unique de l’accident est ce fait : que le train-moteur est parti de la gare d’Erquy où le croisement devait régulièrement s’opérer (la voie unique) sans attendre le train n° 31.

Après une délibération de 20 minutes, le tribunal prononce les peines suivantes :

Le chef de gare Le Corre est condamné à 6 mois de prison avec bénéfice de la loi de sursis,

Le chef de train conducteur de l’automotrice, Felin est condamné à 6 mois de prison avec sursis,

Le mécanicien Botrel est condamné à 100 francs d’amende avec sursis.

Le réseau départemental des chemins de fer des Côtes-du-Nord est déclaré civilement responsable.

 

Contributeurs: Christian Frémont et Jean-Michel Mori

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