Au 3 rue Notre-Dame

Actuellement petit immeuble

Magasin  les Pâquerettes : Mercerie, Bonnetterie, Nouveautés, Ouvrages de Dame

De 1940 à 1960 UNICO : Épicerie Rouxel

Léon Rouxel et ses enfants
Léon et Hélène Rouxel

M. Rouxel faisait les livraisons dans les campagnes avec sa camionnette : les clientes accouraient quand elles entendaient le klaxon de Léon. Camille garde un bon souvenir de Léon : elle voulait un chaton et ses parents n’étaient pas enthousiastes ; c’est lors de son passage que Léon lui a apporté une petite boule de poils, qui a été bien adoptée par la famille.

Dans l’épicerie, il y avait toujours un énorme régime de bananes. Ils vendaient également de la morue salée, qui était dans des caisses en bois. Sur la caisse une bouteille d’encre waterman que l’on pouvait pencher suivant le niveau d’encre, un porte-plume pour faire les comptes des clients était toujours dans la bouteille. Ils vendaient également de la morue salée, qui était dans des caisses en bois. La ferme Legoff de Langourian livrait le lait frais, le matin de bonne heure, dans des bidons transportés dans une remorque derrière un vélo. Avec les petits cadeaux cachés dans les paquets de café NADI, Léon avait reconstitué dans la vitrine un cirque miniature qui émerveillait les enfants et faisait de la réclame pour ledit café; à d’autres périodes c’étaient des soldats, etc…

Léon avait un pressoir, Christian se souvient de l’avoir aidé à faire le cidre ; il était très méticuleux les pommes devaient être bien lavées avant de les broyer….

Au-dessus du magasin, les Rouxel louaient des appartements à des estivants.

M. Léon Rouxel était très investi dans les associations : CCAS, Fête de la St-Jean, Foot.

On pouvait acheter des vins de différentes marques : Valnoble, Bartissol, etc… Dix capsules noires de Valnoble donnaient droit à une bouteille gratuite : le slogan était : Si tu bois tu meurs si tu ne bois pas tu meurs quand même, donc bois dom Rémy. Quant au Bartissol sa vente avait été boostée par la célèbre émission radio L’homme des vœux, puisqu’il fallait avoir un bouchon de la marque pour gagner un cadeau si toutefois on avait la chance de rencontrer le fameux homme des vœux. C’était une émission radiophonique diffusée pendant les années 1950/1960 sur radio Luxembourg, radio Andorre et radio Monte Carlo et sponsorisée par la marque d’apéritif Bartissol (vin doux naturel). Le principe était le suivant : un comédien, Jacques Legras, incarnait le personnage de l’homme des vœux et muni d’un micro caché, parcourait les villes et les villages de France, accostait au hasard les passants pour leur demander des renseignements en leur racontant des histoires loufoques. Lors de l’émission, il était indiqué aux auditeurs dans quelle ville se trouvait l’homme de vœux. Pour gagner, la personne accostée devait reconnaître la supercherie en disant « Vous êtes l’homme des vœux » et lui présenter des capsules Bartissol. Elle recevait alors 10 000 anciens francs (ou 100 nouveaux francs) si elle pouvait présenter des capsules Bartissol. La déception était grande quand ayant reconnu l’homme des vœux on n’avait pas dans sa poche les précieuses capsules ou quand, ayant sur soi les capsules, on ne détectait pas le canular.

Anecdote de Maryvonne : Je n’ai pas de souvenirs de cette épicerie. J’ai un peu connu Léon Rouxel et sa femme, les grands-parents de mon amie Françoise, leur petite-fille. Il était bien sûr à la retraite à cette époque. Les parents de Françoise (et de Jean et Guy) étaient instituteurs et habitaient Sente du Paradis, un des deux logements réservés aux instituteurs. L’école maternelle était tout près à cette époque et, un jour, Léon Rouxel avait été sollicité pour faire le Père Noël et apporter des friandises aux petits dans les classes. Bien sûr, il avait accepté et avait fait son « travail » de Père Noël avec le costume adéquat. Un peu plus tard, le même jour à la sortie de l’école, il était passé chez son fils et sa belle-fille dans le logement, habillé normalement bien sûr. Comme un petit le dévisageait et l’observait, Léon lui demanda pour quelle raison il le regardait ainsi. L’enfant lui répondit : » Tu as les mêmes chaussures que le Père Noël ».

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