Le patrimoine

Au 1 rue de la corniche

Magasin fermé (septembre 2022)

  Les bâtiments des 1 et 3 rue de la Corniche appartenaient à la famille Blanchet qui tenait une épicerie et un bazar.

Sophie Piron (épouse Houzé) y a ouvert une mercerie avant d’ouvrir Le Caprice rue de l’Eglise.

Devant son magasin Sophie Piron

Durant quelques années le bâtiment a été aménagé pour être loué en meublés.

Ensuite, se sont succédé divers magasins ou bureaux (M. Bodin, comptable).

De 1990 à 1994 : Pâtisserie R.Gaudin

De 1994 à 2022 : Ker Etienne Pâtisserie-Confiserie, tenue par Muriel et Yannick François.

BOULANGERIE 80 rue Foch

Actuellement Boulangerie LA POUDRE DE PERLIM’PAINPAIN

Tenue depuis le 09/08/2012 par Florent Falgon

La bâtisse appartenait à la coopérative de consommation La Ruche dont le siège social était place de l’Eglise. Elle était constituée d’une maison à usage de boulangerie, d’un puits (au milieu du fournil), fournil, pompe, four, jardin hangar en bois couvert de tôles ondulées.

Le 3/04/1927 : La Sté La Ruche a donné un bail à loyer à Désiré Clément boulanger et à Angèle Quiniou son épouse pour douze années consécutives, jusqu’en 1939.

Le 22/09/1927 : le bail de Désiré Clément a été repris par Francis Le Bail et Anne Ruellan, mariés en 1926. De ce mariage naitra Georges en 1928, fils unique du couple. En 1930 Francis décède. Anne est obligée de vendre le fonds de la boulangerie.

Le 26/05/1933 : le bail de Désiré Clément est repris par Jean-Baptiste Le Roux et Marie Glatre son épouse. Un bail a été fait par la Sté La Ruche jusqu’en 1943. Un nouveau bail a été établi pour 12 ans, de 1943 à 1955 par le bureau de bienfaisance d’ERQUY devenu propriétaire.

Jean Baptiste et Marie Le Roux
Paule et Jeanine Le Roux

Pendant l’occupation, le fournil a été réquisitionné par les Allemands qui venaient y faire leur pain. Ils décidaient de leurs horaires. Les résidents légitimes de la maison, M. Le Roux et l’ouvrier boulanger, devaient s’adapter, ce n’était pas facile ! Il fallait traverser la boutique et la pièce à vivre pour accéder au fournil, nous les voyions donc régulièrement passer et repasser ! Les soldats de la Wehrmacht pouvaient paraître un peu humains, ceux de la marine de guerre étaient odieux…

Les parents de Paule et Jeanine  interdisaient à leurs filles de parler aux soldats allemands et d’accepter friandises ou gâteaux.

Une anecdote : un Allemand qui parlait français a dit à Paule :  j’ai entendu que c’est ton douzième anniversaire et je sais que tes parents ne veulent pas que tu acceptes de gâteaux. Tu vas leur dire que je pars dans quelques jours sur le front russe ; et comme il y a beaucoup de chances que je n’en revienne pas, j’aimerais bien que tu acceptes ce gâteau aujourd’hui… 

Le 14 janvier 1943 Jean-Baptiste Le Roux fut arrêté. A cette époque il suffisait d’être dénoncé comme « gaulliste » et/ou « communiste pour être arrêté sans autre forme de procès, ce qui fut le cas. Il fut envoyé au centre de regroupement de Compiègne, puis déporté au camp de Sachsenhausen, à 70 km de Berlin. Ce camp fut l’un des premiers construits par les Nazis pour incarcérer dans un premier temps les Allemands opposés au nazisme. Il en revint en mai 1945.

Jeanine Le Roux

[Nous rappelons notre article Le journal de Régine (bulletin n°3, page 60) et aussi notre article Les petits sinistrés d’Alfortville  (bulletin n°2, page 42) pour comprendre l’atmosphère de cette époque.]        .

M Le Roux, Marthe Poilvé, Marie Le Roux, Mathurin Glatre ( frère de Marie Le Roux) Paule et Jeanine

A cette époque c’était la Boulangerie Parisienne

L’équipe devant le fournil

De 1955 à 1969           BOULANGERIE ANDRE LEMOINE

M. & Mme LEMOINE eurent trois filles Catherine, Pascale et Françoise. Maryvonne & Chantal se souviennent que la petite Françoise est décédée brutalement en 1957 à l’âge de 6 ans. Le jour de l’enterrement les enfants de sa classe ont suivi le petit cercueil blanc, de la maison à l’église.

De 1969 à 1989         BOULANGERIE A. LEMAITRE

M. & Mme Lemaitre eurent trois enfants. Régine, Frédéric et Philippe.  Régine est décédée d’un accident de voiture en 1983. Au début de leur retraite, M. et Mme Lemaitre décèderont également dans un accident de voiture. Geneviève Guyomard a Travaillé à la Boulangerie de 1977 à 1989.

Souvenirs de Geneviève Guyomard

Les après-midi, j’aimais aider à la pâtisserie, garnir les tartes, rouler les viennoiseries, mettre les barres de chocolat dans les petits pains. Quand j’ai eu mon permis de conduire en 1983, le matin je faisais les tournées dans la campagne, et les livraisons des dépôts de pains de Caroual et de Plurien ainsi que des campings.

Souvenirs de Maryvonne Chalvet

Je pourrais ajouter que, l’été de mes 14 ans et celui de mes 15 ans, j’allais chercher leur fils Philippe (qui avait quelques problèmes de santé) pour le garder la journée. Je l’emmenais à la plage tous les après-midis et comme le soleil le gênait beaucoup, il se mettait sous une serviette (pas de lunettes de soleil à cette époque-là). Il avait peur de la mer les premiers jours et reculait à chaque vague mais la crainte passée, il ne sortait plus que difficilement de l’eau ! Et un jour, une vague plus grosse que les autres l’a renversé et je l’ai rattrapé par le tee-shirt, complètement trempé. Mais cela ne l’a pas découragé car nous avons pris tout ça à la « rigolade » pour dédramatiser l’affaire. Il repartait ensuite à l’eau sans peur.Lorsque j’allais chercher le pain à la boulangerie, plusieurs années après, de la cuisine il reconnaissait ma voix et venait vite me faire un bisou. Il reste le seul de la famille, il a tout perdu. 

Souvenirs de Liliane Lemaitre

« Je n’ai plus assez de pain ! Va donc me chercher un pain de deux livres, comme d’habitude !

–  Bien sûr… mais je n’ai plus rien pour le goûter…

– Prends donc une tablette de chocolat ! »

 Et me voilà partie, enfourchant ma bicyclette à vive allure ! Un pain dans une sacoche, et surtout, le délicieux chocolat dans l’autre… aucune raison de négliger la précieuse tablette en la jetant dans le sac à miettes !

  C’est que j’y tenais, des inscriptions traditionnelles vantant la finesse des carrés si prisés par les enfants, puis délicatement, j’écartais le somptueux papier d’argent afin de décoller la précieuse image qui y était glissée… Chic ! Je ne l’avais pas celle-là ! Encore une nouvelle figure pour enrichir mon album !   Il faut dire que ma mère m’avait offert chez Paulette, l’une de ces ravissantes « collection des images du Chocolat-Menier » et tout cela imprimées d’images colorées humoristiques.

Sur la couverture, on découvrait dans une synthèse amusante, le chêne orgueilleux, flanqués de la vaniteuse tortue et des deux canards, puis le coche et la mouche importune suivaient la route tandis que le renard et le petit lapin semblaient fort intéressés alors que l’ours semblait sceptique. Au verso, les animaux des fables se délectaient à l’avance de leur futur festin de chocolat…

  Malgré la publicité publiée en dernière page de l’album, il semblait difficile de se procurer le double des images et nombre d’entre elles restent incomplètes.

  N’importe ! Je suis heureuse d’avoir conservé ce petit « trésor » et La Fontaine est toujours resté l’un de mes auteurs chéris ! De l’enfance à l’âge adulte, il fait le bonheur des petits et des grands !

Ci-dessus le règlement du jeu

Naturellement, tout le monde trouvait son bonheur dans la boulangerie de Paulette mais pour moi, mon plus beau souvenir est celui des fables illustrées ! 

  Je n’épiloguerai pas sur les souvenirs tragiques qui ont jalonné l’histoire de la boulangerie après la jolie histoire que je viens de vous raconter. Heureusement, aujourd’hui, ce commerce coule des jours tranquilles.

De 1989 à 1992 Frédéric, le fils, a repris la boulangerie ; malheureusement il est décédé tragiquement.

Geneviève Guyomard a continué à travailler jusqu’ en 1991 puis elle a été remplacée par Maryse Frémont

De 1992    à    2012 : BOULANGERIE GRANDJEAN                                             

Maryse est vite devenue le bras droit de Reine, c’est elle qui s’occupait de la caisse, et remplaçait les patrons quand l’occasion se présentait. Ils sont devenus amis.

En 2012, Florent Falgon reprend la Boulangerie.

L’architecture résidentielle à Erquy

      La caractéristique la plus évidente de l’architecture réginéenne réside dans l’abondant usage qu’elle fait du grès rose – qui lui donne son unité. Dans le bâti traditionnel le plus ancien et jusque vers le milieu du 20ème siècle, on l’utilise seul le plus souvent : murs, chaînages, linteaux et jambages – tout est en moellon de grès, plus ou moins équarri selon les cas. Plus tard, il peut être aussi associé à d’autres matériaux : la brique rouge qui sert à édifier les jambages des portes et fenêtres ou à réaliser des effets purement esthétiques ; mais aussi, le béton qui permet quelques fantaisies comme les faux pans de bois de certaines villas. Il peut être crépi, ne restant alors visible que sous la forme de linteaux, appuis de fenêtre et pierres d’angle. Enfin le grès rouge de Fréhel fait, ici et là, quelques apparitions, soit comme matériau unique de construction soit à titre décoratif.

       La maison traditionnelle, telle qu’on peut la trouver encore au Vaubourdonnay par exemple, est basse, étroite, souvent associée à une étable ; la porte en est volontiers cintrée et la toiture à deux pans percée de lucarnes (qui ont remplacé souvent les anciennes gerbières) ; en deux ou trois endroits de la commune, au village du Val notamment, on peut voir encore sur certains pignons la trace de la pente primitive des toits de chaume, beaucoup plus accentuée qu’aujourd’hui.

La Vieuville (ext. de J.-P. Le Gal la Salle)
La Mare-ès-loups

Puis le plan ternaire [1] s’impose peu à peu dans le bourg et ses alentours vers la fin du 19ème, prenant progressivement de la hauteur et de la profondeur et permettant l’ouverture de commerces au rez-de chaussée : cafés, mercerie, boucherie….

        C’est ce même plan ternaire qu’utilisent les premières villas construites sur le Boulevard de la mer ou sur ce qui fut le marais ; mais, plus ostentatoires et en quête d’un espace comparable à celui que leurs propriétaires connaissent dans leur maison en ville, elles le font évoluer:  toitures à quatre pans avec ou sans lucarne (Villa Saint-Michel, Ker Holen), imposantes souches de cheminées,

façades en pignon (Dour Glas, Ker Édouard) parfois nanties d’une niche destinée à recevoir une statue de la Vierge; il arrive même qu’on l’ennoblisse après coup en lui adjoignant un corps plus vertical qui fait office de tour (Stella Maris, La Dune).

Simultanément, on innove en introduisant le plan en équerre (Le Rêve, Ker Éole, Le Goulet) ; on complexifie les lignes et les volumes parfois à outrance (Pen Ker, Neïs Goalenet) ou, au contraire, on les simplifie dans le goût de l’art déco (La Rock Aria) ; on importe des styles régionaux – provençal, nordiste ou basque ; on est à la recherche d’ornements – aisseliers, lambrequins, bow-windows et autres oriels, balustres, décorations de céramique.

Le Goulet

          On ne saurait oublier de citer le nom de trois architectes aux réalisations particulièrement remarquables : Gagey, d’une famille très attachée à la commune, et à qui l’on doit la villa du Boulevard de la Mer qui porte aujourd’hui son nom, aux formes particulièrement complexes avec ses deux orientations, sa galerie et sa toiture à toit à l’impériale ; Robert Bignens, architecte à Enghien, et son imposante villa Cornouaille sur la corniche, en grès et béton; et enfin Jean Fauny (1895-1973), architecte du Département où il a beaucoup oeuvré, probablement concepteur d’une maison située sur la sente du Paradis (n°2 et 4).

Villa dite Gagey

       On assiste enfin à des (r)évolutions dans la seconde moitié du vingtième siècle. D’une part, l’irruption massive de la maison dite néo-bretonne qui, délaissant le matériau traditionnel,  devenu rare et cher, recourt désormais au parpaing enduit et peint de blanc, changeant du tout au tout l’apparence du bâti résidentiel (elle a aujourd’hui fait place à la maison de type cubique); et d’autre part, la construction d’immeubles de rapport qui n’ont pas manqué de défrayer la chronique, principalement le Rial au granite brunâtre et aux lignes à la fois obliques et brisées et Beau Rivage avec sa structure incurvée de béton peinte de blanc. Depuis ces réalisations, les architectes se sont efforcés de trouver un style qui, sans être nécessairement passéiste, se fonde mieux dans l’environnement en intégrant des pans de grès. 

Bernard Besnier


[1] Le plan ternaire présente trois ouvertures par étage

AU 4 &  4bis  SQUARE DE L’HOTEL DE VILLE.

actuellement Passage & maison d’habitation

DE 1955 à 1961        Garage carrosserie

M. Bondarine
Nicole Leglas, Alphonse Bondarine, Kléber Rochereau (boucher chez Poilpré) Louisette Mainguy

                                                                                            

Alphonse Bondarine a fait son apprentissage de tôlier chaudronnier soudeur à Toussus le Noble, près du domicile de ses parents et près de Versailles, chez Farman constructeur d’avions, là où son père exerçait ce métier. Il a ensuite travaillé dans d’autres entreprises aéronautiques dont celle de Villaroche dépendante de la Snegma. Grâce à ses capacités et pendant son temps libre, il s’est mis à fabriquer toutes sortes d’objets utiles en aluminium dans les cuisines : des seaux, plats, marmites, cuvettes, louches et même un anti -monte lait qui existe encore dans certaines maisons. Il a été l’un des premiers à souder l’aluminium. Il a épousé une réginéenne et pendant la guerre, il a rejoint les FFI des Côtes du Nord. Après la guerre, il a repris son travail à Melun.

En 1955, pour des raisons familiales, il est venu s’installer à Erquy, avec sa famille. Il a construit un garage et créé son entreprise de tôlerie. A côté son épouse a ouvert le Café de la Poste, entre la mairie et la Poste. Il a exercé son métier de tôlier carrossier. Le travail étant insuffisant l’hiver, il s’est mis à forger et à fabriquer des dragues pour les pêcheurs, aidé de temps en temps le week-end par son beau-frère Joseph Blanchet car le travail ne manquait pas.

Le 1er mars1961 il est décédé à 45 ans d’une crise cardiaque qui porte le nom maintenant d’infarctus du myocarde.

                                                                                      Josette Loncle-Bondarinne

Les pêcheurs furent très affectés par le décès d’Alphonse, Ils ont déposé une plaque de reconnaissance sur sa sépulture.

De 1964 à 1995 : TOLERIE-PEINTURE AUTOMOBILE, Marbre universel,  atelier Bondarine repris par Yves Quessart.        

Yves répare une aile de voiture (Journal 1985)

Christian, le fils d’Yves Quessart reprend la suite en 1995 jusqu’en 2001 (date de son installation au jeannette (zone artisanale).

Christian, M et Mme Quessart

La carrosserie Quessart a été créée en 1964 par Yves Quessart. Son nom résonne dans Erquy depuis bientôt 57 ans. Elle fait partie des plus anciennes entreprises d’Erquy. Elle est alors sqare de l’Hôtel de Ville.

L’apprentissage était important pour Yves (il a d’ailleurs donné des cours de pratique à la Chambre des Métiers de Ploufragan); il a formé de nombreux apprentis, dont son fils et Christian, et embauché jusqu’à quatre personnes à certaine période de surcroît d’activité.

La clientèle était composée d’artisans, de commerçants, de pêcheurs et d’habitants d’Erquy et des alentours auxquels venaient se greffer des résidents secondaires qui profitaient de leur pied à terre pour venir y faire réparer leurs voitures.

Située dans un quartier bien sympathique derrière la Poste, elle était aussi prestataire de proximité pour les facteurs lorsque les roues de leur vélo ou mobylette étaient crevées ou à plat. A côté, il y avait le Café de la Poste qui était un lieu de rencontre pour ses clients du secteur et les résidents secondaires. C’était l’occasionpour eux de passer faire un petit bonjour à l’équipe. Ensuite, il y avait l’agence Régina. Quand il avait à faire des photocpies, Yves se rendait à l’agence et pour les remercier, il allait au Bar du Fréhel chercher des glaces. L’ambiance était vraiment sympa dans le quartier.

En 1995, Christian qui était tombé tout petit dans la passion du métier prend la suite de son père. En 1998, après le décès de Mme Bondarine (qui était propriétaire des murs), la municipalité préempte pour récupérer l’emplacement et y faire un passage. Il faut alors trouver une solution. Le métier évolue : la place manque dans le bourg. Il profite alors de la création de la zone des Jeannettes; une belle opportunité de se retrouver du premier artisan installaé à l’entrée de la zone, Guy Tréhorel, qui vient de créer le centre de contrôle technique Sécuritest. Il s’y installe avec son épouse, son salarié et son apprenti en février 2000.

Aujourd’hui, la clientèle est toujours la même qu’au début de son existence; elle a le plaisir de retrouver la descndance de ses anciens clients, mais elle s’est accrue avec les nouveaux habitants qui sont tombés amoureux de la côte de Penthièvre ainsi que les agréments des assurances. Toujours soucieux du savoir-faire, il continue de former des apprentis. L’effectif est à ce jour de sept personnes. L’évolution du métier fait que Christian a du temps à passer au bureau, le métier s’étant informatisé. Son épouse est à l’accueil et au tâches administratives. Deux carrossier professionnel, un peintre et deux apprentis carrossiers viennent renforcer l’équipe.

Bientôt soixante ans que le nom de la carrosserie Quessart résonne. En espérant qu’il résonne encore pendant quelques décennies…

Texte de Marie-Andrée Quessart

30 avril 2021

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4 bis Square de l’Hôtel de Ville

De 1955 à 1975 : CAFE DE LA POSTE, tenu Mme Bondarine (Nana Jouanne) Recoit avec provisions

Mme Bondarine assise devant son café

De 1975 à 1995    :  CAFE DE LA POSTE, repris par Marie LAGAIN

Se sont succédé :

M. & Mme ROLLIER

Roselyne & Tonton HUBY

En 2001 le fonds et les murs ont été vendus à Mme JULIEN.

La coquille Saint-Jacques

Un gisement en pleine expansion

 La production mondiale des coquilles serait de 2,4 millions de tonnes.

   Dans la baie de Saint Brieuc (Côtes d’Armor), du mois d’octobre au mois d’avril, trois ports se mobilisent pour draguer le célèbre coquillage qui fait les délices des gourmets : Erquy, Loguivy et Saint- Quay-Portrieux.  C’est que la belle dame est une précieuse, fort appréciée.

    En Manche, il lui faut deux à trois ans pour atteindre sa maturité sexuelle et la pêche est très règlementée afin de préserver les gisements coquillers c’est pourquoi, depuis 40 ans, les pêcheurs de la baie sont mobilisés pour assurer sa surveillance.  Deux jours à raison de 45 minutes, le lundi et le mercredi ! Voilà la durée de la chasse au trésor !

   Deux cents bateaux et cinq cents familles vivent en partie de la belle.

  IFREMER (Institut de recherche pour l’exploitation de la mer) veille chaque année à la préservation des espèces et à l’évaluation des stocks de coquilles.  Il est épaulé par la direction Générale de l’Alimentation (DGA) qui vérifie la qualité sanitaire des coquillages.

  Naturellement, on fête le prestigieux trésor  à la riche histoire et nos trois ports se donnent le tour pour la célébrer dans la joie.

Un coquillage doué d’une forte personnalité 

Rayonnant comme un soleil orangé, ce coquillage magique appartient à la famille des « pectinidés » (ou peignes). En Europe, on l’appelle « pecten maximus », c’est-à-dire » très grand peigne », comme la parure des coiffures espagnoles et justement on la trouve en Espagne, au Maroc, en Afrique du sud en Australie et en Nouvelle Zélande mais surtout, pour nous bretons épris des saveurs marines, dans la baie de Saint Brieuc.

   Un peu de généalogie pour remonter à ses origines : 

  On dit que les plus vieux fossiles de «pecten» datent du Pliocène (soit il y a 5 millions d’années) mais la nôtre ( qu’il nous soit permis de nous l’approprier un peu), daterait de plus d’un million d’années.

 D’humeur assez tranquille et casanière, elle n’a pas migré comme ses cousines, les pétoncles dans les régions polaires d’Articque ou d’Antarticque ni au fond des abysses. Elle a élu domicile sur le talus continental et est demeurée proche des bateaux… Très sensible à son environnement, elle est plutôt douillette, aime le fonds sableux et les eaux tempérées comme celles de la Bretagne et de la Normandie et refuse les grandes profondeurs (pas plus de 500 mètres), une vraie baigneuse ! Ajoutons qu’elle a naturellement horreur de la pollution (urbaine, industrielle, agricole, lumineuse, sonore et naturellement, celle qui est liée aux hydrocarbures). Avouons qu’il y a de quoi s’inquiéter quand on sait que les grands bateaux s’entendent à plusieurs kilomètres sous et sur l’eau, que les zodiacs émettent des sons suraigus sans parler des sonars et de certaines constructions portuaires. Les larves de moules, d’huitres, de homards en sont également perturbées… Sous la mer, on a pu observer que les machines infernales modernes émettent un bruit d’enfer !!! 

   Toujours en évolution, ses valves portent une marque à la sortie de chaque hiver. Bandes claires alternent avec bandes sombres et leurs nombres correspond à celui des années vécues au fond de la mer. Ces cernes hivernaux  traversent les rayons qui s’évasent joliment comme ceux du soleil et nous font songer aux courbes dodues d’une madeleine…

  Elle fabrique une strie par jour lorsqu’elle grandit et témoigne ainsi du temps qui passe. Pourtant, elle peut cesser sa croissance en cas d’évènement indésirable : Surabondance de phytoplancton ou de nourriture. Elle surveille sa ligne et sa santé ! Ajoutons qu’elle fuit son ennemi juré, l’étoile de mer qui ne rêve que de la déguster.

   La coquille garde trace. Elle est au courant des variations de l’environnement dans sa croissance  et lorsqu’il y a une grande marée, comme le courant augmente, elle grandit moins vite. Comme le nombre de jours qui séparent ces marées est lié à la vitesse de la rotation de la terre, notre coquille est informée sur cette vitesse.  La coquille, dévote appliquée, a toujours les mains jointes, celle du dessous, bien plate, garde le dos droit tandis que l’autre fait le gros dos et se gonfle, peut-être pour éloigner les importuns… Ainsi peuvent-elles claquer en frappant leurs valves l’une contre l’autre et jouer des castagnettes.

 Même si elle appartient à la catégorie des « mollusques », terme assez vague et peu gratifiant, notre coquille est un vrai trésor. Ouvrons donc sa coquille et assistons à son autopsie :

     Elle est d’abord entourée d’une membrane protectrice, le « manteau » qui protège ses organes. Il filtre l’eau de mer et sert à constituer la coquille. Elle comporte également  « la branchie », « l’estomac », « le muscle » et « le sexe » qui prend une jolie forme de croissant du plus bel orangé avant la reproduction. Hermaphrodite, elle est d’abord mâle puis femelle.

Une métaphore poétique l’a rapprochée du célèbre tableau de Botticelli « La naissance de Vénus ». Blanche et virginale, la « noix », placée au cœur du coquillage donne cette fois tout son lustre à la comparaison.

 Mais… Savez-vous que la belle nous regarde ? Elle est en effet dotée d’un système visuel inouï dont les performances s’apparentent à celles d’un télescope. Couronnée de 200 yeux d’un bleu limpide, mesurant environ un millimètre de diamètre, elle possède un large champ visuel qui frise les 250 degrés et ces multiples miroirs concaves réfléchissent la lumière vers la rétine du beau regard de notre singulière coquille ! (sources : David Littschwager et une étude publiée dans la revue « Science »)

Histoire et légende 

   Durant la préhistoire, la coquille saint Jacques était considérée comme un élément de parure ou bien un talisman. On en a retrouvé dans les sépultures du mésolithique dans le Morbihan (5400 ans av JC) et du Néolithique (3000 av J.-C.). L’homo sapiens l’utilisait par exemple, comme un outil afin de contenir les pigments d’ocre rouge destinés aux peintures rupestres.

  On raconte aussi qu’au Moyen Age, on a trouvé des coquilles dans ce qui servait de poubelles aux moines de Landévennec qui les auraient donc consommées !

Le pèlerinage de Compostelle :

  C’est surtout le pèlerinage de saint Jacques de Compostelle  qui a donné sa renommée à la coquille dès le Moyen Age.

Ce serait la découverte des reliques de  l’apôtre saint Jacques de Zébédée au début du IXème siècle qui a fait de Saint Jacques de Compostelle l’un des plus grands pèlerinages de la chrétienté médiévale et cela à partir du XIème siècle. C’est après la chute de Grenade en 1492, que débute la « reconquista », la reconquête de l’Espagne sous le règne de Ferdinand d’Aragon et d’Isabelle la catholique. Le pape Alexandre VI déclare Saint Jacques de Compostelle l’un des trois grands pèlerinages de la chrétienté avec ceux de Rome et de Jérusalem.

 D’après la tradition, l’apôtre Jacques prêchant la parole du Christ, aurait été décapité sur l’ordre d’Hérode Agrippa. Guidée par un ange, sa dépouille aurait franchi le détroit de Gibraltar avant de s’échouer sur les côtes de Galice. L’emplacement du tombeau aurait été perdu jusqu’au IXème siècle.

    Le culte des reliques de Saint jacques est dû à l’ermite Pelagos, guidé dans son sommeil par une pluie d’étoiles et la découverte d’un tumulus. Le lieu fut donc nommé « campus stellarum » (champ des étoiles), autrement dit « compostelle ». On y construisit l’église de Santiago (Sant Iago, ou Saint Jacques.)

    Du fait de la victoire des chrétiens d’Espagne sur les musulmans, (bataille de Clavigo en 844) Saint Jacques est représenté dans la cathédrale de Saint jacques de compostelle comme un « matamore » ou « matamaure », celui qui tue les maures. Il chevauche un blanc destrier et brandit une épée et un étendard blanc, frappé d’une croix rouge.

    Le culte de Saint Jacques s’est naturellement accompagné de légendes. On  dit que les cendres du saint auraient été recueillies dans une coquille saint jacques. Plusieurs chevaliers revenant de Jérusalem seraient sortis de la mer où ils avaient été engloutis, le corps recouvert de coquilles ! Déjà au Moyen Age et dans les temps les plus reculés, ne croyait-on pas que la coquille était un talisman et qu’elle éloignait le mauvais œil ? On disait aussi, image religieuse que les deux parties de la coquille, parfaitement jointes, représentaient les deux formes d’amour, l’une pour Dieu et l’autre pour le prochain…

  Depuis le Moyen Age, les pèlerins ont été nombreux sur les chemins de Saint Jacques. Vêtus d’une méchante pèlerine, portant leur besace et coiffés d’un large chapeau relevé sur l’avant, ils devaient déjouer tous les dangers, les brigands et les loups. Ils n’obtenaient leur coquille qu’au retour de la visite au lieu sacré, sur les plages de Galice, après le saint pèlerinage dans la grande cathédrale. Beaucoup périssaient au cours des dures épreuves que leur imposait le chemin… On dit même que certains oiseaux prédateurs volaient les coquilles des pèlerins pour s’en repaître…

   Encore aujourd’hui, malgré toutes les difficultés qu’a connu ce grand pèlerinage et un certain déclin dû aux épidémies, à la guerre et à la réforme protestante, il demeure l’incontournable voie partout jalonnée du signe de Saint jacques,  celle qui a été reconnue par les derniers papes comme  « liée à la mémoire » de l’apôtre et à sa cathédrale. Malgré toutes les légendes, on sait bien que celui-ci n’a jamais séjourné dans la terre de Galice… Il n’empêche, plus de deux cents mille pèlerins emprunte le chemin avec un taux de plus de 10 pour cent par an. Les « jacquets » représentent deux tiers des marcheurs sur « le camino francés », le plus emprunté (De Saint jean-Pied-de-Port à Santiago). Celui-ci a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. La ville reçoit chaque année plus de trois millions de visiteurs en quête du sens de leur vie.  Ajoutons que nombreux sont les chemins de Saint-Jacques. Qu’ils soient français ou étrangers, on les classe par régions ou par voies. Citons par exemple la charmante chapelle templière Saint jacques de Saint Alban (XIIIème-XIVème siècle ) située sur la voie romaine Corseul-Carhaix. Elle donnait passage aux pèlerins anglais mais également à ceux du Tro Breizh, dédié aux sept saints fondateurs de Bretagne.

  Que de légendes et de belles histoires placées sous le noble signe de notre patrimoine !  

                                                                 Liliane Lemaître

AU 3, 3 bis, 5 et 7 square de l’Hôtel de ville

(SUITE des MAISONS de SAINT CYR)

                       

3 & 3bis square de l’Hôtel de Ville

(actuellement Agence Cabaret et atelier désaffecté)

De 1945 jusqu’au début des années 50 (date d’installation rue Foch), la famille Poissonneau tenait au 3 et 3 bis :

Poissonneau-cycles-motos-armes-munitions-vente-réparations-pêche.

M Poissonneau réparait les vélos. C’était l’époque où les pneus et les chambres à air étaient rares. Il fallait coller des rustines après avoir repéré le trou en plongeant la chambre à air gonflée dans une bassine remplie d’eau et ainsi l’air sortait par le trou. Souvent il fallait mettre deux pneus usagés l’un par-dessus l’autre pour éviter de crever la chambre à air sur les cailloux ou autres objets pointus. Ainsi harnaché, les cotes étaient dures à monter. Il fallait en avoir sous la pédale. (Plus les pneus étaient épais et lourds, moins c’était facile de rouler).

Les vélos étaient munis de carter sur le pédalier pour éviter de graisser avec la chaine les pantalons et les mollets. Les garde boue étaient munis de filets pour éviter aux robes de se prendre dans les rayons.

Les propriétaires de vélos devaient s’acquitter d’une redevance qui donnait droit à une plaque nominative et qui devait être accrochée à la potence du guidon.

Il y avait peu de voitures, les balades du dimanche se faisaient à vélo. Si un jeune homme allait au bal pour épater sa belle, il ne pouvait pas lui dire qu’il avait une Mercédès s’il avait oublié d’enlever ses pinces à vélo.

Joel, le fils
Camélia et Joël, départ pour la pêche
Camélia et Joel, départ pour la pêche
M et Mme Poissonneau et des ami
Tandem très mode pour les premiers congés payés.

Félix PANSART (réparations et ventes de vélos): Coureur cycliste bien connu.

Vers les années 1955 /1960, A. Le TAILLENDIER (reprend le magasin).

Les vélos étaient remplacés par les solex et les mobylettes. Les dames d’un certain âge en faisaient l’acquisition. Elles n’étaient pas toujours prudentes.

Jeanine se souvient : Reine, notre voisine tournait à la Ville Ory sans s’occuper de la circulation. Mon père lui dit : « mets ton bras pour prévenir que tu tournes. » Réponse de Reine: « depuis le temps que j’habite là ils savent bien que je vais tourner ».

Ensuite :

BRETAGNE MARINE, Vêtements pour pêche et sports de mer (la publicité est toujours sur le mur).

AU 5 square de l’hôtel de ville

(actuellement Blaise ameublement)

Vers 1950 : M. Biheux : électricité, mécanique, électro ménagervente et réparation

1970  /1977  Roger Gortais :Télévision-Radio, vente et dépannage, appareils ménagers, électricicté générale.

Journal 1973

Se sont succédé:

Studio photo : M. Levesque

DRAO Studio photo 

Julien Perrot

2007-2010  Magasin des Trois Pierres, Épicerie fine-cadeaux-souvenirs produits régionaux             

AU 7 square de l’hôtel de ville

(actuellement maison d’habitation)

En 1953 : Galeries Ménagères

C’est à cette date que M. Briend a construit son magasin pour agrandir sa surface de vente. Il a voulu garder sa forge dans la cour avec une entrée directe sur la rue à gauche de la maison.

Il faisait des dragues pour ramasser les praires. Pour la fabrication des dragues, les pêcheurs donnaient leurs instructions. Les bricoles se payaient en poissons ou crustacés..

En 1965 à 1981 : GALERIES MENAGERES.

M. Sidenier C. (beau-père de M. Morgand) a repris la forge. Il tenait également avec son épouse, les Galeries ménagères. 

Depuis avril 2000 : LE MARTIN PECHÊCHEUR, tenu par Bruno Le Bail et Isabelle Augagneur


 [F1]

AU 4 -6 -8 RUE DE L’EGLISE

Ce groupe de maisons faisait partie de  LA MAISON DE SAINT-CYR

 

« La maison de Saint-Cyr, au bourg, fut naguère maison noble mais cette qualité, cessa de lui être reconnue à l’époque moderne Elle relevait de Bien-Assis à qui elle devait trois deniers de rente le jour de Noël. Cependant cette mouvance fut refusée à Bien-Assis en 1737  faute d’inféodations récentes.Son jardin, sa cour, ses issues et déports étaient situés entre les actuelles rues (Clémenceau- Godenet- de l’Eglise- Square hôtel de ville). Y avait-il en ce lieu un sanctuaire dédié à Saint-Cyr ? peut-être. Aucun document écrit n’en rappelle le souvenir. »

                                                                        Extrait de Histoire d’Erquy de J.-P. Le Gal la Salle

AU 4 RUE DE L’EGLISE

Depuis 1900, la ferme était tenue par M Julien Bourgault, capitaine fourrier en 1911 et pompier volontaire, et Joséphine Launay, veuve Peignon. Les écuries étaient rue Foch à l’emplacement de la librairie actuelle. Mme Bourgault tenait également une petite épicerie. Ils eurent deux filles : Suzanne qui se maria à Georges Briend propriétaire du Bistro et de la faïencerie Bretonne – Place du centre. Simone qui se maria à Georges Hervé infirmier dit le Piquou.

Jusqu’en 1943, M. Eugène Bosrepere et Joséphine Launay, veuve Bourgault, ont continué d’exploiter la ferme. Ils eurent également deux filles : Yvette qui se maria à Marcel Trévilly, cordonnier, et Denise qui se maria à Eugène Toublanc mécanicien très apprécié aux garages Clérivet et ensuite Thomas.

Mme Bosrepere et ses filles Yvette et Denise

1943 à1954 :  Cordonnerie Trévilly

Marcel faisait lui-même les sabots de bois, il les accrochait au plafond de son atelier pour les faire sécher. Tandis qu’Yvette s’occupait du magasin.

1954  :   Eugène Morin,  » à votre disposition pour tous travaux : marbrerie – installation, décoration magasins et maisons

Eugène gérait également les Pompes Funèbres

Eugène et son épouse Germaine eurent quatre enfants, trois sont nés dans la maison Aux Jumelles, venelle de la Sacristie, Jacqueline, Yannick, Françoise, tandis que Marie-Claire est née rue de l’Eglise.

De 1979 à 1984      Prunabel

Depuis 1984 se sont succédé      

La Rozell, crêperie -salon de thé

 Magasin de vêtement, tenu par Yvonne Morin

Magasins de vêtement, tenu par Nadine Nicol-Lemasson

                                                 

AU 6 RUE DE L’EGLISE 

                                   Actuellement maison d’habitation

Cabinet dentaire

M. Menu. Il était assisté de sa fidèle employée Francine Bertin.

Le jeudi, en attendant leur tour pour les soins, les enfants jouaient sur le trottoir, et la grosse rigolade était « va-t-on entendre les gargouillis du ventre du dentiste » cela leur faisait oublier le désagrément de la roulette.

M. MAZURE a ensuite pris la suite.

Francine est restée au service de M. Mazure. Elle assurait ses repas à son domicile. Il arrivait avec sa 2 CV dont l’arrière était rempli de vieux journaux, de publicité, de cartons etc…

Brigitte se souvient qu’il ramenait sa grand-mère Henriette Couelan chez elle à Tu ès Roc après ses consultations et qu’il restait manger avec elle après un « p’tit » apéro. La table était réputée pour être bonne. M. Mazure était bohème, mais très professionnel

                         

  AU 8 RUE DE L’EGLISE

                                               Actuellement     CHALALA et ASSITANCE PERSONNES

Vers 1900        Quiincaillerie – Droguerie – Forge Joseph Briend

C’était une affaire de famille montée par les grands-parents Briend.  Quincaillerie – droguerie, sur la rue de l’Eglise. La forge était derrière dans la cour qui donnait directement sur le square de l’Hôtel de Ville juste en face du verger de ‘Tasie’ (Anastasie Caillibotte) emplacement de la Mairie, de la Poste et de la Salle des Fêtes. Le n° 7 n’était pas encore construit.

A la saison des pommes, Maryvonne, la petite-fille, se souvient qu’avec les voisins ils avaient l’habitude de se servir étant donné que ‘Tasie’ laissait pourrir les fruits. Mais quand même… Elle prévenait les gendarmes qui arrivaient à vélo, et là ils remplissaient leurs sacoches en prétextant que c’était des pièces à conviction. Cela se passait dans la bonne humeur.

Juste une petite enseigne pour signaler le commerce

Le grand-père a formé son fils au métier de forgeron, ainsi que Joseph Morel, qui est devenu propriétaire de la forge, rue Notre Dame. Pendant la guerre, la forge de Joseph Briend a été réquisitionnée par les allemands pour ferrer leurs chevaux.

Mme Briend a succédé à sa belle-mère en 1933, le magasin était bien achalandé (appareils ménagers et de chauffage, peinture, décoration). Elle fournissait les cierges pour les cérémonies religieuses ; il s’appelait à juste titre : « GALERIES MENAGERES ». C’est Loulou qui avait peint les lettres de l’enseigne, c’était un artiste, le voir faire était un spectacle tellement il avait les gestes surs et précis.

Sur le pas de la porte, Joseph Briend et sa fille Maryvonne.
Maryvonne devant les Galeries Ménagères
Le neveu, Claude Briend, qui faisait de la publicité gratuite.

En 1959 : affaire reprise par M. et Mme Barall

De 1963 à 1985 : Mme Arlette Vincent (née Gesrel).

De 1985 à 1989 : M. Christophe Perennes

A partir de 1989 se sont succédé : M. Langlais.

Et ensuite

ERQUY PAS CHER, tenu par Michel et Dominique ERARD.