Le patrimoine

Erquy autrefois et aujourd’hui (1)

   Nous remercions vivement l’un de nos adhérents et contributeurs, M. Thierry Toublanc, qui a bien voulu nous permettre de publier une série de montages photographiques qu’il a réalisés sur le thème: Erquy autrefois et aujourd’hui. Ce travail permet de mesurer les modifications apportées au paysage urbain d’Erquy en l’espace d’un siècle; nous en signalons certaines.

le Port

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        Sur ce premier montage, le changement le plus net est constitué par la disparition de l’estacade qui avait été réalisée pour le chargement des pavés (il ne reste plus qu’un tronçon des rails – au premier plan): les annexes l’ont remplacée. A remarquer aussi: l’alignement du quai (au-delà de l’estacade) et la densification du bâti, principalement voué au commerce.

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    Si l’habitat s’est, ici aussi, densifié par le remplissage des « dents creuses » et l’érection d’immeubles de rapport, on retrouve sans peine la silhouette générale de la plage du bourg; à remarquer toutefois, le remplacement de la dune primitive par une digue bétonnée vers 1970.

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    Sur ce troisième montage, en dehors de la disparition des rails (devenus inutiles depuis la fin de l’exploitation des carrières) et l’apparition de l’éclairage public, le plus frappant est sans doute, à l’arrière-plan, l’extension de l’habitat sur la corniche. Quant à la flottille de pêche, peu importante et entièrement à voile au début du vingtième siècle, elle s’est aujourd’hui déplacée vers le nouveau port, laissant la place aux bateaux de plaisance… à la belle saison.

                                                                                                                                    (à suivre)

 

Le Tu-ès-Roc de mon enfance

(source : Le Cap Magazine n°42 d’avril 2012)

 

   Le Tu-ès-Roc de mon enfance était un village de pêcheurs, un quartier d’Erquy où retentissaient des cris et des rires d’enfants jouant dans la rue dès la belle saison, familles ancrées là-haut depuis des générations. On surnommait ses habitants les « sabots râpés ». Peut-être les usaient-ils à force de remonter du port jusqu’à ce village perché sur les hauteurs, si bien exposé, qu’on l’appelait aussi « Petite Algérie » ?

     Dans ce « village », on comptait deux cafés-épiceries : chez M. et Mme Pellois et chez Mme Kremer ; plus un café : chez Henriette Gour. Le « bout du village », après la pompe, comportait aussi une boulangerie tenue par la famille Dubreuil. Les femmes et les enfants  allaient fréquemment chez Mme Kremer pour y acheter un kilo de sucre, une boîte d’allumettes ou un carambar … Les hommes venaient, le soir, y « boire une bolée », discuter de leur pêche passée ou future, jouer aux cartes à « la luette » ou à « la vache », avant de rentrer prendre le repas familial.

   Les rues du village évoquent encore aujourd’hui les métiers de ces hommes du passé, marins-pêcheurs ou carriers pour la plupart : la rue des Grès roses, la rue des Cap Horniers, la rue des Terre-Neuvas, autrefois surnommée la rue des « coques de moules » car on y bouchait généreusement les « nids de poules » avec les coquilles de moules des repas familiaux.

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   Les femmes menaient une vie souvent rude : il fallait élever les enfants, compléter les maigres revenus du mari en allant, elles aussi, aux moules, à la pêche à pied pour manger ou pour vendre. Certaines faisaient du porte à porte pour vendre leur pêche. D’autres femmes pêchaient des moulessur les rochers de Lourtuais, remontaient par la falaise leur « pouchée » de moules sur leur dos et l’emmenaient dans la brouette jusqu’au port. Là, elles séparaient les « blétrons » et nettoyaient les coquillages pour mieux les vendre. Je me souviens, petite fille habitant le port à l’époque, avoir été fascinée par ces femmes travaillant autour de leur tas de moules qui me paraissait gigantesque !

    Ma grand-mère paternelle faisait partie de ces femmes et mères de pêcheurs. Elle cheminait, dans un camion « citron » (de marque Citroën), qu’elle menait du côté de La Bouillie, Ruca, Matignon et revendait le poisson que ses fils étaient allés pêcher.

    La vie était rude pour ces grandes familles de cinq, six, voire sept enfants ; les fils devenaient pêcheurs eux-mêmes très tôt, dès l’âge de quatorze ans, après le certificat d’études ; les filles épousaient souvent des pêcheurs et le cycle recommençait …

    La découverte des bans de praires puis de coquilles Saint-Jacques dans les années 1950 et 1960 a profondément modifié le métier et grandement amélioré le sort des pêcheurs actuels.

    Aujourd’hui, Tu-ès-Roc est un village qui se transforme doucement. Les commerces ont tous disparu depuis longtemps, les maisons sont souvent fermées dix mois de l’année ou plus et les pêcheurs ont déserté ce quartier typique pour d’autres lieux d’Erquy plus accessibles et propices à leur activité. Nos anciens disparaissent les uns après les autres : Mme Bertin, 92 ans, décédée en décembre dernier (2011), fille et femme de pêcheur, Mme Rault, la doyenne de près de 104 ans, décédée en janvier 2012, Mme Bouguet, 96 ans, décédée en mars. Pourtant, quelques descendants de ces familles de pêcheurs, dont je fais partie, s’accrochent encore à ce Roc et à leurs souvenirs et ont la chance d’avoir pu conserver la maison familiale et d’y vivre toute l’année.

 

Contributeur : Maryvonne Chalvet

 

Musique, maestro!…

     Pour commencer cette nouvelle année 2018-2019, nous publions deux pièces musicales. Elles sont dues à une compositrice passablement inconnue, Elisa Bosch, qui vivait dans la deuxième partie du 19ème siècle, sans doute à Versailles (c’est là en tout cas qu’elle fait éditer ses partitions). Il faut croire qu’elle fréquenta la toute jeune station balnéaire d’Erquy puisqu’elle lui consacra ces deux pièces, Brise d’Erquy et Caroual.

         La première, Brise d’Erquy, est une valse (à écouter plutôt qu’à danser en raison des changements de tempo)  dont le thème, basé sur une montée chromatique, évoque le vent qui tourne, ascendant et descendant, à la fois léger et omniprésent. La deuxième, Caroual, est un pas de quatre à danser en couple, de facture très classique et de style léger, délicat et élégant.

       C’est à M. Pascal Rault que nous devons l’interprétation de ces deux pièces musicales que nous avons pu retrouver dans les trésors de la BNF. Nous lui adressons nos bien vifs remerciements.

 

Bernard Besnier

José Bertin, un pêcheur réginéen vers 1960

     José Bertin, c’était pour moi tout simplement ‘quelqu’un de bien’. Ce qui me frappait en premier, c’était sa gentillesse, sa simplicité, sa voix et son rire franc découvrant une dent en or si caractéristique … Il aimait les gens et particulièrement les ados que nous étions.

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   José Bertin

      C’était aussi et bien évidemment la pêche, son métier. Mais à cette époque, la rentabilité et l’amortissement du « batiau » n’étaient pas la priorité des priorités. C’était un remarquable pêcheur, mais on aurait pu dire un artisan pêcheur. Je n’ai pas bien connu ses matelots *(1). Il était donc pour moi son propre patron. Il pêchait la praire, la coquille Saint-Jacques, les crustacés, le maquereau et tous les autres poissons de la baie.

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Le bateau de Bertin au premier plan sur une carte postale du port

     Il était particulièrement imbattable à la pêche aux araignées à bord de son doris, en maniant le crochet de 5 mètres et la chopine d’eau huilée, qui servait à éclaircir le plan d’eau. Son matelot « nageait » (ramait) debout dans le doris, face à l’avant et José était calé dans la pointe du doris. Très habilement, il guidait son matelot afin de bien positionner le doris, et d’un coup rapide il plongeait son crochet pour saisir ses proies. Un artiste en la matière … qui parfois emmenait mon père, « Dédé », avec lui. [Mon grand-père possédait ces longues perches en bois avec crochet. En retraite de capitaine à Terre-Neuve, il pratiqua aussi la « petite pêche » et notamment ce type de pêche aux araignées. Dans l’eau, à quelques mètres de profondeur, il était bien difficile d’approcher le crochet près des crabes.] (suite…)

Promenade historique sur la Plage du Centre

   Le promeneur, arrivant sur le Boulevard de la Mer à hauteur de la rue des Salines, voit s’ouvrir devant lui un véritable livre de souvenirs.

   De part et d’autre de la rade tout d’abord, la Heussaye et le Cap gardent tous deux la trace des temps immémoriaux où, bien avant l’âge des dinosaures, la terre se formait à grands fracas, hésitant encore à disposer ici ou là les pièces du puzzle des continents que nous connaissons aujourd’hui. Voici plus de 600 millions d’années, le formidable choc des plaques tectoniques, préparant la chaîne des monts cadomiens, génère des explosions sous-marines dont les projections basaltiques instantanément refroidies par les eaux se retrouvent dans la roche même de la Heussaye sous la forme de pillow-lavas. En face, sur le Cap, c’est autre chose : 130 millions d’années plus tard, l’érosion arrache peu à peu aux monts cadomiens toutes sortes de débris que des torrents charrient, émiettent puis déposent dans leur lit ; quelques millions d’années s’écoulent et voilà pétrifiée cette sédimentation, rose pâle ou lie-de-vin, au grain tantôt fin (grès) et tantôt grossier (poudingue) ; plusieurs millions d’années encore et, sous l’effet de quelque puissant plissement, la roche se dressera contre le ciel comme elle est aujourd’hui.

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   Entre les deux pointes de la Heussaye et du Cap, le Boulevard : avec ses villas centenaires et sa promenade, il pourrait faire oublier ce qu’il était encore il y a un peu plus de cent cinquante ans : une dune sauvage derrière laquelle, tout comme aux Sables d’Or, s’étendait un marais que la mer venait envahir en période de vives eaux en empruntant le lit du ruisseau du Val, aujourd’hui busé sous le Chemin du Doué de la Cuve. Si ce marais, loti dans le cours du 19ème siècle, a aujourd’hui disparu, on se rappelle encore les inondations auxquelles a longtemps donné lieu dans le centre-ville la conjonction de grands pluies et de marées hautes. Quant à la dune elle-même – avec son club de plage Douradou, puis Logette, son minigolf et, durant l’été, ses fêtes foraines et les cirques enfin qui, après y avoir planté leur chapiteau, y faisaient paître lamas et chameaux – elle reste dans le souvenir de beaucoup ; on en perçoit toujours aisément la déclivité intérieure en plusieurs endroits : voies d’accès au Boulevard en pente légère, propriétés en contrebas. C’est à partir de 1850 que la dune se construit progressivement de villas entourées de grands parcs, bientôt divisés, puis subdivisés au gré des héritages pour donner en définitive le front de mer quasi continu d’aujourd’hui. Il faut attendre les années 1970 pour la voir disparaître définitivement sous la digue de béton qui borde désormais la plage – laquelle aura vu défiler sur son sable blond toutes les modes de costumes de bain, des plus aux moins habillés.

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L’Armor-Ciné

L’Armor-Ciné a été créé par « l’Association Catholique des Chefs de Famille d’Erquy et d’Education Populaire » (voir l’historique de l’école Notre-Dame  – Hors-Série n°2, p 20).

1925 : Le Conseil d’Administration et le bureau ont autorisé la construction d’une salle de réunion dans la cour de l’école Saint-Pierre, celle-ci a été construite par un groupe de jeunes gens sans que l’association ait en aucune façon à participer à cette dépense, cette salle sera utile pour les réunions d’œuvres diverses entrant dans le but de l’association.

 1928 : Le Conseil d’Administration a fait l’achat d’un appareil cinématographique devenu indispensable pour les oeuvres d’éducation populaire qui rentrent essentiellement dans le but de l’association.

1944 : M. François Cabaret (recteur de la paroisse d’Erquy) a beaucoup travaillé à Erquy, il a surtout mis tous ses soins à développer l’enseignement chrétien dans les deux écoles Saint-Pierre et Notre-Dame. Avant son départ il loua la salle paroissiale pour en faire une salle de cinéma. Il ne se doutait pas des ennuis qu’il créait à ses successeurs.

1950 : La salle paroissiale louée par mon prédécesseur à un M. Cassagne pour en faire une salle de cinéma, fut cédée par ce dernier à deux jeunes gens qui au premier abord semblaient bien disposés. Ils ne tardèrent pas d’ailleurs à changer d’allure et ils en vinrent à manquer aux clauses du contrat.

C’est alors que l’Association des chefs de famille a décidé d’entamer un procès pour le recouvrement de la salle. Maître Poupart, avocat à Saint-Brieuc, et Maître Le Bigot, avoué furent chargés des intérêts de l’Association.

Après de longues démarches, enquêtes, plaidoirie (2ans) nous eûmes gain de cause à Saint-Brieuc. Nos adversaires firent appel à Rennes et finirent par abandonner. Nous n’avions plus qu’à entrer dans la salle. Le mobilier, qui nous appartenait en partie, fut vendu aux enchères, y compris les appareils. Nous achetâmes le tout et notre vieille salle Saint-Pierre devint l’Armor-Ciné.

1955 : Le Conseil d’Administration décide de remplacer les fauteuils et les appareils de projection et pour couvrir ces frais d’émettre un emprunt au nom de l’Association. La nouvelle salle est inaugurée le dimanche de Pâques.

Le cinéma fonctionne bien, c’est un lieu de vie où les habitants d’Erquy et des alentours aiment bien se retrouver les samedis soirs ou les dimanches, souvent ils ne savent pas quel film ils viennent voir, malgré que le programme paraisse sur la « MOUETTE » (bulletin paroissial, imprimé avec une imprimante à l’encre qu’il fallait nettoyer page par page) l’important c’est d’être là.

Dans le hall qui donnait sur la rue Foch, sur la droite en rentrant, dans un petit renfoncement c’est la caisse et à gauche un petit bar, tenu par M. et Mme Blouin, pas très bien achalandé, juste des bières, du vin rouge et des ‘Pschitt’ orange ou citron.

A la porte de la salle, M. Barbé contrôlait les billets, et comme il était menuisier il avait fait des petits carrés de bois numérotés qu’il donnait aux spectateurs qui sortaient à l’entracte se désaltérer ; souvent ils allaient à l’Eden ou il y avait plus de choix. (suite…)

1934 : un nouveau carillon à l’église d’Erquy

Source : registre de la paroisse – abbé Cabaret

    L’événement marquant pour notre paroisse en cette année 1934, c’est la bénédiction de deux nouvelles cloches.

    Ravissante cérémonie qui eu lieu le dimanche de Pentecôte, 20 mai, sous la présidence de M. le Chanoine Rose, vicaire général, délégué de Mgr l’Evêque.

    Après avoir longtemps hésité, je me décidais enfin à faire l’acquisition de deux nouvelles cloches pour tenir compagnie aux deux autres qui se balançaient dans notre vieux clocher, depuis trente-sept ans, dans un carillon un peu écourté. C’est la maison Paccard, d’Annecy qui me les a fournies ; avant de relater la cérémonie de leur bénédiction, je veux consigner ici les inscriptions relevées sur les deux vieilles : ce sont des détails d’histoire paroissiale qui ont leur valeur.

    Première cloche : poids 1.250 kilos, note Ré #. Inscription : L’an 1898, j’ai été nommée Julie-Marie par M. Jules de Kerjégu mon parrain, et Mme Julien Rouget née Marie Pasturel ma marraine. M. Célestin Nogues, recteur. MM. Auguste Duchêne et Henri Gourio, vicaires. MM. Alfred Lemordan de Langourian, maire d’Erquy, François Pasturel et François Lévêque, adjoints. MM. Julien Rouget, président de la fabrique, Jean Caillibotte, trésorier, Jean-Baptiste Dobet-Desforges, Alfred Guinard, Julien Renault, membres. Prêtres nés à Erquy : MM. Jean Gour, recteur de Gommené, Jean Le Forestier, vicaire à Plestan, Edouard Brien, précepteur, Jacques Denoual, vicaire à Pléneuf, Constant Dutemple, professeur à l’école des Cordeliers de Dinan.

    Deuxième cloche : poids 900 kilos, note Fa. Inscription : L’an 1853, j’ai été nommée Marie-Louise Françoise. Parrain : M. Louis Le Mordan de la Villecochard ; Marraine : Melle Rose Pasturel. Clergé de la paroisse : M. Mathurin Lechien, recteur ; Mathurin Launay et Jean Desvaux, vicaires. Autorités civiles : M. Constant Renaut, maire, M. Gilles Revel, adjoint. Fabriciens : M. Pierre Rouget, président, Louis Le Mordan de la Villecochard, trésorier, Jacques Denis, secrétaire, Gilles Dobet, Julien Renault. Prêtres nés dans la paroisse : M. Joseph, M. Renault, chanoine honoraire ancien curé de Saint-Michel de Saint-Brieuc, Jacques Diveu, recteur de Quintenic, Casimir Renaut, directeur du séminaire, Jacques Le Dollédec, ancien curé dans le diocèse de Luçon, Louis Dobet-Desforges, aumonier de la Marine.

    J’ai été refondue l’an 1897, MM. Nogues, recteur, Lemordant de Langourian, maire d’Erquy, Julien Rouget, président de la fabrique.

    Les deux nouvelles : Celle donnant le Sol, diamètre : 1 mètre, pèse 650 kilos et celle donnant le Si bémol, diamètre 0,85 mètre, pèse 380 kilos.

    La première appelée Victoire Marie Constance a eu pour parrain Constant Landier qui perdit trois frères à la guerre, et pour marraine Marie Renault de Caroual, qui elle aussi en perdit deux. Entre autres inscriptions elle porte celle-ci : Les parents de nos grands morts  et les noms des principaux donateurs : abbés Allés, David, Briend ; des familles Besnier, de Pontbriand, de la Bourdonnaye, Françoise Lucas, de Kerjégu, Gagey.

    La 2ème appelée Bernadette Marguerite Françoise eut pour parrains Cyrille Vautier et Rémi Lepage, et pour marraines Marguerite Houzé et Francine Hamet, tous les quatre enfants de la première communion. Elle porte en particulier cette inscription : Les confirmands du 30 mai 1934.

    La cérémonie de la bénédiction eut lieu après les vêpres en présence d’une immense et enthousiaste assistance. Les cloches ne gagnèrent leur poste aérien que dans la semaine, car il fallut préalablement aménager un nouveau beffroi en fer à deux étages, l’ancien en bois ne pouvant pas recevoir quatre cloches.

 

Contributeur : Jean-Michel Mori