Le patrimoine

Pension de Famille « BRISE MARINE »

L’établissement se situait au 4 rue Clémenceau. Les propriétaires étaient  la famille Renaut – Brouard.

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Nous trouvons dans la publication des adhérents à l’ «ESSI» (Syndicat d’Initiative) de 1934 :

Pension à 50 mètres de la plage du centre, téléphone : 74, dispose de l’eau courante

Prix de la pension du 1er juin au 14 juillet et en septembre 30 francs, cidre compris

15 juillet au 31 août 35 à 40 francs

Cuisine soignée, service par petites tables, jardin ombragé

Prix spéciaux pour familles – Arrangements pour séjours.

 

En 1937, la revue illustrée Bretagne indique dans sa rubrique ‘Répertoire des Hôtels et Restaurants de Bretagne’ une unique adresse pour Erquy-Les-Bains :

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A la fermeture de l’établissement, ce dernier sera transformé en appartements dans les étages.

Le rez-de-chaussée a été pendant de nombreuse années le siège de la société ALLEZ, transformé en agence, et aujourd’hui un cabinet médical.

 

Contributeur : Christian Frémont

Du pétrole à Erquy – 25 août 1969

(source Le Marin, journal du 29 août et Jours de France du 27 août)

Triste jour que ce mardi 19 août 1969, le pétrolier « Gironde » de la Compagnie Européenne d’Armement était abordé par le navire israélien « Harbashan ». Par l’importante brèche située à tribord s’écoulait à la mer un filet d’hydrocarbures estimé à 1.500 tonnes. Le lieu de la collision se trouvant à environ 20 milles dans le nord de l’île de Bréhat.

De toute évidence, tout au moins pour ceux qui ont quelques connaissances des choses de la mer, la nappe devrait venir s’échouer sur les côtes bretonnes. En effet, dans cette région les vents dominants sont du secteur ouest et nord ouest et engendrent des courants de surface appréciables.

Le lundi 25 août, à la marée du soir, la plage de Caroual était souillée puis les jours suivants toute la région d’Erquy était touchée.

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Les mesures prises ? Un avion a pu « escorter » la nappe permettant de mieux la situer et dès le cinquième jour, deux unités de la Marine Nationale sont intervenues.

Mais un dragueur et un remorqueur qui déversent de la craie sur une pellicule d’hydrocarbures de dix kilomètres de long sur un de large peuvent-ils avoir des résultats appréciables ?

Il restait à faire appel aux bonne volontés. Lundi, des pêcheurs du port d’Erquy ont appareillé pour verser de la sciure de bois apportée en hâte (chargé sur les chalutiers par les pompiers d’Erquy sous les ordres du Commandant Morel, directeur départemental des services d’incendie et de secours des Côtes-du-Nord et de l’Adjudant C. Lefaucheur, chef de corps du centre de secours d’Erquy).

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                                            Les sacs de sciure sur le port d’Erquy

 Puis ensuite les riverains ont pu, avec l’aide de tous les bénévoles, commencer le nettoiement des plages et des rochers. Des fosses ont été creusées dans divers endroits des dunes pour entreposer le mazout récupéré par les bénévoles.

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Craie et sciure de bois ont été utilisées de la même façon que lors du naufrage du « Torrey Canyon »et les résultats sont sensiblement du même ordre, c’est-à-dire peu probants. Alors, pourquoi ne pas employer des produits tels que le « Corexit  7664 » ? Depuis quelques mois nous en connaissons l’existence, mais il aurait fallu le faire venir de loin. Question de prix penserez-vous mais dans le cas présent, connaissant l’origine du méfait il est peut-être possible de faire régler les dépenses par le responsable de la collision.

Une dernière question : Que se serait-il passé si l’abordage avait concerné un géant de 300.000 tonnes ou plus ?

Mieux vaut ne pas y penser.

Mais cette marée noire d’importance réduite pourra peut-être inciter les pouvoirs publics à prendre les mesures qui s’imposent avant que « les bonnes volontés » ne deviennent de plus en plus rares.

En septembre, le journal Le Marin continue d’informer sur « le mazout dans la baie et les conséquences » : La plage de Caroual a été nettoyée avec le concours d’environ 500 hommes de troupe, venus de Rennes et de Dinan, des sapeurs pompiers de plusieurs localités (une soixantaine) et des volontaires, dotés de pelleteuses, de bulldozers, de camions et de citernes, mais aussi de petit matériel hétéroclite et de relative efficacité.

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C’est encore une chance que la nappe visqueuse ne soit allée empuantir que quelques endroits surtout fréquentés par les touristes.

A part quelques oiseaux de mer découverts englués, la faune marine ne semble pas avoir souffert.

De grandes tâches brunes, qui parurent au fond de la baie de Saint Brieuc, pouvaient causer quelque inquiétude au sujet des bouchots à moules, situés à proximité. Toutefois pour le nettoyage des rochers, galets et sables souillés, l’administration des affaires maritimes, en accord avec l’institut scientifique et technique des pêches maritimes, a préconisé des mesures appropriées à la sauvegarde des gisements naturels des praires, moules et coquilles Saint-Jacques se trouvant non loin de là, sur lesquels de nombreux pêcheurs travaillent une grande partie de l’année.

Bien que grave, cette nouvelle marée noire a limité ses méfaits. Elle ne pouvait d’ailleurs être comparée à celle provoquée par la perte du « Torrey Canyon » en avril 1967, dont les traces apparaissaient encore il n’y a pas si longtemps, en certains endroits du littoral des Côtes-du-Nord. En début de semaine, toutefois, des inquiétudes se manifestaient du côté du Val-André, après une alerte entre Planguenoual et Hillion où est implantée la mytiliculture.

*

Jeanine C. se souvient : Ce mardi-là, je revenais d’une balade à vélo avec quelques amis et le cousin Yves qui avait installé son transistor sur son guidon. Quand nous sommes arrivés sur la corniche, nous n’en croyions pas nos yeux : tout était noir, le ciel, la plage, les rochers, les vagues déferlaient avec puissance. Les gens arrivaient de partout, souvent ils pleuraient de voir une telle désolation, les oiseaux s’engluaient dans le mazout. Yves a dit : « cet après midi, nous avons pédalé avec Johnny, Claude François, Sheila et ce soir nous voilà dans un film d’épouvante ».

Malgré le travail de nettoyage, des années après, des plaques de mazout ressortaient sur les plages, il n’était pas rare d’en trouver sur les serviettes de bains et sous les pieds. Cela faisait fuir les touristes.

Jeannette L., se souvient également :

Nous sommes allés avec les enfants sur la plage de Caroual voir cette épouvantable marée moire, les oiseaux qui se posaient sur la mer ne pouvaient plus s’envoler. J’avais mis ma gabardine neuve et mon fils Daniel a jeté un caillou dans la mer, celui-ci a éclaboussé le vêtement qui est devenu moucheté noir à vie !

Contributeur : Christian Frémont

Le collège Thalassa

C’est lors d’une séance du conseil municipal le 23 juin 1949 que tout a commencé… Le Docteur VELLY, Adjoint au Maire, pose le principe de la création d’une classe mixte de cours complémentaire à ERQUY. Il précisait : « Cette création permettrait aux parents ne pouvant envoyer leurs enfants dans les lycées et les collèges de leur faire donner néanmoins un certain degré d’instruction ». Et les choses n’allaient pas traîner…

Le 23.10.1949  Après exposé du Docteur VELLY, l’assemblée décide d’inscrire au budget primitif de 1950, une somme de 150 000 F en vue de l’ouverture éventuelle d’un cours complémentaire à ERQUY. Et l’éventualité se transforma en certitude… La décision officielle de la création d’un cours complémentaire à ERQUY est prise le 18 novembre 1950 et pour concrétiser cette décision, le conseil prévoit même la construction de l’école sur l’emplacement de l’ancienne gare à Balino. L’on sait que ce premier plan fut remplacé par l’acquisition de la propriété Du FRETAY en 1952 et le 15 mars 1953, le conseil municipal approuve la construction du groupe scolaire sur ce terrain et confie l’étude de sa construction à M. LEGEAY, architecte aux Sables d’Or.

Mais revenons à cette année 1950 et plus précisément à la rentrée scolaire du 2 octobre…  Un matin exceptionnel après de nombreuses années passées à l’école primaire : une entrée en 6ème, une PREMIERE dans l’histoire d’ERQUY. Les élèves… Pardon, les ETUDIANTS arrivent de toute part, d’écoles publiques et privées, du Centre bourg, bien sûr, mais aussi des villages de Tu Es Roc, des Hôpitaux, de la Couture et aussi de Pléneuf et encore de Plurien, Pléhérel, de La Bouillie… Piétons, cyclistes se saluent en se donnant le tour : « Impasse du Paradis » pour entrer une première fois dans la cour de ce qu’on appelle « le cours complémentaire ».

Autre surprise, c’est le regroupement dans une même classe des filles et des garçons. Mais attention ! Les petites tables de deux places étaient occupées soit par deux filles soit par deux garçons. Pas de mélange « des genres » non plus à la récré. Une cour pour les filles, une cour pour les garçons. C’est seulement le soir sur le chemin du retour que l’on pouvait vraiment se rapprocher… et se laisser conduire par de compréhensibles affinités.

Enfin, il faut souligner que cette création d’un cycle secondaire était une opportunité pour les élèves en préparation du traditionnel certificat d’études. Cette soudaine bifurcation regroupait ainsi des élèves qui avaient entre 11 et 14 ans.

La première classe du cours complémentaire – année scolaire 1950 – 1951

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 De haut en bas et de gauche à droite

  • Louis BALAN, Roger LEMOINE, Jean-Yves CROISSANT, Marc OLÉRON, Jean-Paul NICOL, Pierre HUCHET, Joseph ALLAIN, Aimé ALLAIN, Paul DIVEU, Joseph LUCAS, Francisque DÉGUEN, Joseph DÉGUEN.
  • Solange BLANCHET, Joëlle LE DOLÉDEC, Arlette RAULT, Monique EVEILLARD, Colette BESLAY, Colette CORNILLET, Jeannine L’HOTELLIER, Gilberte TREVILY, Josette POILPRÉ, Jacqueline GOUÉLY, Josiane DAGORNE, Jocelyne PELAN.
  • Emile LEMONNIER, Jean CORNILLET, Bernard HAMON, Françoise BRIEND, Yvette LEJART, Anne Yvonne HERVÉ, Annick YVON, Elise GUÉGUEN, Bertrand GUYOMARD, Gérard HINGANT, Michel LÉPINE.
  • Jean-Claude BROUARD, Gérard ROUMIEUX.

Debout, le directeur et notre professeur : Jacques LE MAGOUROUX.

(suite…)

Deux personnages d’Erquy: M. et Mme Joseph Poilpré

1. Souvenirs, souvenirs…

    En 1920, quand Louise quitte sa campagne de Ruca pour venir s’installer à Erquy, le bourg n’a pas l’aspect d’aujourd’hui. Tu-es-Roc est plus peuplé que le centre, la rue Foch n’est pas encore la rue commerçante que l’on connaît. La principale voie est plutôt la Grande Rue que l’on vient de rebaptiser rue Clémenceau.

    Louise, qui est alors veuve du docteur Benoit, découvre l’arrivée des premiers véhicules à moteur. Ces bolides devaient traverser la commune en trombe car le conseil municipal de l’époque, alors présidé par M. Dobet, se voit obligé de limiter la vitesse de ces engins à 20 km à l’heure dans Erquy.

    Il faut savoir qu’en cette période d’après-guerre, c’est également le conseil qui fixe le prix du pain qui est cette année-là de 0,90 franc le kg.

    Louise est surprise par l’arrivée de ces nouveaux moyens de locomotion, elle qui, à Ruca n’avait qu’un superbe vélo à 3 roues conçu par son grand-père, bricoleur de génie.C’est l’époque de l’arrivée du chemin de fer : une ligne relie Yffiniac à Erquy. La gare de Balino est ouverte à l’emplacement de la caserne des pompiers. Une ligne entre Lamballe et Pléneuf fonctionne et l’on espère un prolongement jusqu’à Erquy, avec une gare à Caroual. Louise emprunte souvent le petit train pour retourner dans sa campagne natale faire provision de beurre et légumes et retrouver ses amis à Hénanbihen où elle était écolière.

    En 1926, les villas sortent de terre à Caroual qui deviendra une station de vacances très prisée et très animée quelques années plus tard.

    Louise va rencontrer Joseph, originaire de Pléneuf. Joseph a pour grand-père le célèbre architecte Corbin qui est à l’origine de la construction de la chapelle Saint-Michel, de l’église de Pléneuf et de bien d’autres monuments importants de la région. Pour les deux jeunes gens, les distractions sont nombreuses à l’époque : les bals, crochets, les courses de chevaux de Caroual qui attirent la grande foule avec ses élégantes aux grands chapeaux. Ils peuvent aussi se promener en amoureux au Vallon de Cavé ou admirer la superbe vue de mer en empruntant le chemin de fer pour se rendre à Pléneuf.

     L’activité principale d’Erquy est alors l’exploitation des carrières, les grandes Carrières de l’Ouest et quelques carrières familiales dont le produit est destiné à la construction locale. Une de ces carrières est dirigée par une femme, Mme Defelne, qui force l’admiration de ses collègues masculins en maniant comme eux la barre à mine et la taille. Les ouvriers des carrières habitent sur le port, d’autres sont logés à Tu-es-Roc ou dans un bâtiment construit pour eux à la Fosse-Eyrand. A Tu-es-Roc habitent également quelques pêcheurs pratiquant la pêche aux maquereaux à bord de doris récupérés à la grande pêche des Terres Neuvas. Les femmes descendent au bourg, leurs paniers remplis de poissons afin de les vendre de porte en porte. (suite…)

Assemblée Générale

L’Assemblée générale de l’Association se tiendra le

18 février 2019, à 18 h 30 à la salle des fêtes d’Erquy

 

Ordre du jour :

– approbation du rapport moral du Président.

– approbation du rapport financier de l’exercice clos le 31 décembre 2018

– affectation du résultat

-vote du  budget prévisionnel ( suivant l’orientation de l’Association)

– nouvelle orientation de l’Association

.- renouvellement du tiers des membres sortant et présentation des nouveaux membres.

Si vous désirez entrer au C.A et participer au blog en écrivant des articles ,en fournissant des documents, ou en  vous investissant dans des fonctions à responsabilités, n’hésitez pas à  contacter Sylvie Moret au 06 45 64 08 93 ou à vous présenter à l’assemblée générale.

A l’issue de l’A.G les membres du CA se réuniront pour former le nouveau bureau.

– fixation du montant de la cotisation.

– questions diverses.

Nous terminerons notre AG autour du verre de l’amitié en partageant nos souvenirs rhoeginéens.

La Présidente

Sylvie Moret

 

Historique du Syndicat d’Initiative et de l’Office de Tourisme d’Erquy (III)

(d’après les registres de l’office du tourisme) .

1932

Le 20 septembre 1932 : Assemblée Générale ; Problème de cotisations impayées soulevé. Rapport financier positif. Publicité bénéfique pour certains propriétaires, commerçants et agriculteurs qui font un bénéfice de plusieurs centaines de milles francs : « Cultivateurs qui vendez sur le marché et commerçants : c’est le moment de faire un effort pour lancer notre station balnéaire. ».

Polémique à propos d’un encart publicitaire où il est signalé que la plage du Bourg est peu commode pour les bains (encart sorti dans un guide du Val André).

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         Cabines de bain de Caroual, par Yvette L’héritier

Le 16 octobre 1932 : Note rédigée avant son insertion dans le guide « Trait et Union » du Val-André : « Erquy Plages » : Gare de chemins de fer départementaux, reliant à Lamballe la ligne Paris-Brest. Plages présentant aux familles toute sécurité, parfaitement exposées. Petit port de pêche abrité par de belles hautes carrières de « granit rose ». Excursions ravissantes : mer, rochers, bois. Approvisionnements faciles, docteurs, pharmacien ».

La société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons propose des prix réduits pour des engins de sauvetage les plus utiles en cas de noyade.

1933

Le 19 mars 1933 : Demande à la Municipalité de faire le nécessaire auprès des pouvoirs publics pour l’avancement des vacances au 1er juillet afin d’avoir une saison plus longue au profit de tous.

Le réseau routier d’Erquy est très critiqué car déplorable.

Le 28 septembre 1933 : Assemblée Générale : Réclamation de baigneurs : mauvaises odeurs émanant des « tueries ou abattoirs » de bouchers, des lavoirs et ruisseau du marais. Une lettre est envoyée à la Mairie.

Demande non reçue à la municipalité d’une aide financière.

Rapport financier : bilan positif.

Le 3 décembre 1933 : Il faut toujours plus faire connaître notre commune.

La secrétaire a répondu à 370 lettres de demande de renseignements. Il faut intensifier la publicité. Protestation contre la campagne de dénigrement faite par le Midi contre notre région.

Des milliers de cartes postales représentant la Bretagne comme un pays « brumeux, pluvieux et sans soleil » ont été lancées dans toute la France.

(suite…)

COMMENT ON PAYAIT SON PAIN A TY EU ROC

 

         Ma mère, Louise TOISOUL, fille de Marie et Joseph, est née dans les logements attribués aux familles des tailleurs de pierres.

         Ces bâtiments étaient situés en haut du « Pendu », l’ouest de lac bleu et parallèlement à la route du cap (voir photo ). C’était un mini hameau qui hébergeait des ouvriers des carrières de l’ouest, beaucoup d’origine portugaise. Il existait même une épicerie. Ces maisons ont été détruites au début des années 1950. Le mari de Jeannette, Pierre L… avait été embauché avec quelques « sabots râpés » pour effectuer ces travaux.

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         De l’autre côté de la route, il existe encore un puits qui appartenait au propriétaire du Noirmont. Au ras du sol, il avait été doté d’une margelle pour des raison de sécurité. On peut voir du carrelage, vestige de ces constructions, perdu dans les broussailles, à quelques mètres au sud de la route qui mène au cap.

         Quand je promenais ma mère, alors âgée de 90 ans, sur cette route, elle ne manquait pas de me rappeler à chaque fois qu’elle allait chercher son pain dans le sous-sol d’une maison située au croisement des rues du Four à Boulet et de Lourtouais et qu’elle payait avec une « COCHE ».

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         Autrefois, on réglait le pain à la « coche »et on régularisait ses achats à terme au mois ou a la quinzaine. C’était le plus souvent une baguette de bois tendre ou de noisetier fendue en deux. Une moitié, munie d’un crochet ou d’une ficelle, était conservée par le boulanger ou le dépôt de pain et l’autre par le client dont le nom était inscrit sur les deux parties. Chaque fois qu’il donnait un pain, le commerçant réunissait les deux éléments pour les inciser d’une seule entaille. Elle était différente selon le pain choisi, deux, quatre ou six livres….

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         Lors du règlement, les deux « coches » étaient  rapprochées, comparées, payées et soit rabotées ou remplacées pour le mois suivant. L’existence de la double « coche » faisait foi et aucune contestation n’était possible. Cette technique datant de l’époque médiévale était inscrite aussi dans le code Napoléon.

         Remerciements à Jeannette « L » résidente du Pendu pendant vingt-six ans pour ses souvenirs.

        Contributeur Michel BEAUDOUIN