Auteur : memoirederquy

16 rue Clémenceau

Actuellement , magasin de fleurs, les Genêts du Cap, tenu par Mme GAUDRY (depuis 2001)

Emplacement du futur magasin à l’angle des rues Goguenet et Clémenceau
M. Julien Houzé grand-père de Catherine et Coette

SOUVENIRS DE COLETTE

C’est en 1942 que M. Julien Houzé a acheté les bâtiments de la ferme qui s’étendaient le long de la rue Goguenet et qui avaient pignon sur rues : rue Clémenceau et rue de l’Eglise. Les anneaux pour attacher les cochons sont visibles le long des murs. Au bas de la rue Goguenet, la pierre soutenant la dernière pompe est toujours là. Le puits magnifique est caché par une dalle en ciment.

Rue de l’Eglise, Mme Houzé-Piron a tenu une mercerie jusqu’en 1950 (nous y reviendrons lorsque nous aborderons la rue de l’Eglise).

Le Grand père de Colette était très patient avec les enfants. Colette se souvient que dans le hangar, au moment des fêtes Dieu, elle aidait son grand-père à colorer la sciure pour faire le chemin de croix que Loulou et Didi Vincent dessinaient. Les enfants remplissaient les dessins avec la sciure et les fleurs qu’ils allaient chercher dans les champs. Ils effeuillaient des marguerites (pétales d’un côté et cœurs de l’autre). La même chose était effectuée avec les roses. Les jours de procession Julien Houzé mettait de grands draps blancs sur la façade de la maison et les décoraient en y accrochant des fleurs.

M. Houzé a transformé les bâtiments afin d’y installer un logement pour sa fille Colette à l’occasion de son mariage. Elle y habite toujours.

Jusqu’en 1966, M Houzé faisait partie du bureau de l’aide sociale (actuel CCAS); il était chargé par la Mairie de distribuer les « bons de pain » aux familles nécessiteuses.  Il leur offrait également des légumes de son jardin.

C’est en 1988 que Colette Houzé-Martin, la mort dans l’âme à fait abattre les arbres et le mur qui donnaient rue Clémenceau pour y installer son magasin de fleurs.

Magasin Les Alstromères, renu par Colette Martin, construit en 1988

15 RUE CLEMENCEAU

A gauche maison d’habitation. A droite, pendant la saison,  Galerie de peinture

Sur la gauche, on aperçoit le magasiin Au Bon Marché

Dans les années 1930 :  AU BON MARCHE

Confections Alexandre Besnard fils. Bonneterie – Chapellerie – Articles de plage – Confections -Chemiserie – Vêtements de travail.

Mr BESNARD (propriétaire) tenait également : L’AGENCE PRINCIPALE DE LOCATIONS : villas meublées ou non

Une partie était en maison d’habitation. Dans la pièce au-dessus du passage (de 1954 à 1958) se trouvait l’atelier de réparations d’horlogerie et de bijouterie. On pouvait apercevoir M Besnard travailler derrière sa fenêtre. Un glacier s’y est installé durant quelques années. Son enseigne est toujours présente.

Dans les années 1940/1970          AU BON MARCHÉ 

MAISON COUDRAIS. : Lingerie, Bonneterie, Mercerie, Spécialités pour enfants, Blue-jeans, Vêtements bretons, Dépôt de teinturerie, Location de parasols et de sièges pour la plage.

Vitrine du magasin. A droite, on aperçoit une partie de la pharmacie Gouranton

Le magasin était tenu par Mme Coudrais, aidée par sa fille Michèle et pendant la saison par Mlle Boivin.

M. COUDRAIS faisait des costumes sur mesure pour hommes et pour femmes. Il travaillait à l’arrière de sa boutique souvent assis en tailleur sur un gros coffre, tradition gardée des années 1900. C’est lui qui s’occupait de la location des tentes de plages. Tous les matins elles étaient montées et tous les soirs baissées, souvent par un étudiant.

DE 1983 à 1990/1996 (? )  AU BONHEUR DES DAMES

 Lingerie -Confections enfants, magasin tenu par Mme TARDIVELtandis que M. TARDIVEL était le propriétaire des TAXIS TARDIVEL

M. et Mme Tardivel

De 1996 à                        TAXIS Gilles NEROU

De ……… à ……….                   CINEMA

De 2010 à 2011       LES TROIS PIERRES

Magasin de souvenirs, et épicerie fine, thé, confitures,  tenu par Mme Jean-Michel BARBU

Ensuite galerie de peintures.

12 rue Clémenceau

Le Triskel depuis 1996

Avant de s’établir au 12 de la rue Clémenceau (où existait jusque là une pharmacie), le salon de coiffure était situé rue des Salines.

Albert fils, Albert père,  Marguerite ( Maguy) Euphrasie ‘(née Tranchant) 

La boutique était divisée en trois domaines : à l’entrée, un bazar avec articles de plage, de jouets, de la mercerie, de la papeterie, à gauche c’était le salon de coiffure femmes où les indéfrisables se faisaient bien serrées. Les clientes sortaient frisées comme des moutons, c’était la mode.

La famille Gaillard dans le jardin derrière le salon de coiffure : Albert père, Albert fils,  Euphrasie, Maguy. 

Michelle Montfort y a été coiffeuse, c’est à cette époque qu’elle a fait la connaissance de Joël et qu’elle est devenue Mme Poissonneau. En ce temps-là, Joël circulait dans un magnifique cabriolet bleu. Yvonne Rohon (Mme Lemercier) y a travaillé pendant plusieurs années.

Au fond c’était le salon pour hommes,  domaine de Monsieur Gaillard père. C’est lui qui a formé au métier de coiffeur Francis Leray et Rémi Carcaillet qui s’installeront ensuite au 20, rue Clémenceau.

Souvenirs des années 1950

Enfant, la boutique du coiffeur avait, plus que maintenant, une grande importance. A gauche, en entrant dans le salon des dames, demeurait un endroit inaccessible et plein de mystère pour nous les enfants. Des odeurs, des paroles, des éclats de rire et la calme voix d’une coiffeuse s’en échappaient… Une douce chaleur en hiver émanait de ce lieu privilégié ! Son côté chic nous impressionnait, les conversations de ces dames, entrecoupées d’éclats de rire, se terminaient souvent par de véritables cancans, des on-dit et les réputations bonnes ou mauvaises circulaient.

Du haut de ma petite taille, j’étais fier d’aller tout droit vers le salon des hommes. Il s’ouvrait par une petite porte au fond du magasin : à gauche, les trois chaises pour l’attente, à droite les 3 fauteuils. Une petite fenêtre s’ouvrant vers le sud laissait passer une faible lumière. Souvent, des hommes qui nous paraissaient très vieux, occupaient les sièges confortables du salon avec, autour du cou, une grande serviette blanche. Derrière eux, un coiffeur ou plutôt un barbier, officiait. Le coiffeur (M. Gaillard exerçant chez les femmes) avec le blaireau, faisait mousser le savon sur des peaux fripées durcies par le soleil, puis il empoignait le rasoir à grande lame (le coupe-chou). Moment impressionnant : tête renversée en arrière, le client voyait le barbier passer la lame sur un cou vulnérable… J’avais peur d’un mauvais mouvement de ce dernier. Tout se passait correctement. De temps en temps, il fallait aiguiser la lame du rasoir sur un « cuir à rasoir ».

La récompense pour le patient, c’était une grande serviette humide et chaude que le coiffeur maintenait sur le visage irrité. Météo, sport, chasse, jardins, politique, autant de sujet de conversation abordés. Enfin, j’avais le droit de monter sur une caisse en bois posée sur le fauteuil, les jambes flottant librement, une légère peur du rasoir !

Claude Spindler

La permanente

     Indéfrisable, permanente… Elles méritaient bien leur pseudonyme, ces coiffures à toute épreuve qu’il eût été vain et même bien naïf de vouloir attaquer car elles s’avéraient indestructibles.Bien « prises » en effet, comme on disait à l’époque, elles témoignaient par là, de leur martiale solidité qui s’apparentait à la rigueur et à la résistance de l’uniforme. C’est qu’elles avaient en effet une longévité peu commune. Elles étaient « indéfrisables » et « permanentes ». Nul n’aurait pu mieux dire !

  Ah ! Je me souviens de ces augustes coiffures où l’on peinait à passer le peigne tant le casque capillaire était rigide dans son ajustement. Que de protestations ais-je omises pour dissuader ma mère de tendre le cou sous l’effroyable machinerie… les arguments se bousculaient  en masse dans mes discours dissuasifs : Elle allait ressembler à un mouton, ce qui ne manquait pas d’arriver ! Et plus le cheveu était court, plus elle jugeait l’effet réussi, ce qui me navrait le cœur. 

  Pourtant, là n’était pas le pire !  Ma mère jugeait en effet que sa gamine avait une tignasse impossible et  qu’en dehors des nattes ou d’une mauvaise queue de cheval, elle ne voyait pas comment se sortir de ce traquenard. Elle m’annonçait donc gentiment, que ne bénéficiant malheureusement pas de l’abondante, crantée et bouclée, toison paternelle qu’il portait  dans sa période de gloire, il fallait bien se résigner et « se faire permanenter » ! J’avais bien entendu. L’heure du supplice était donc arrivée !Je rejoignais donc l’un des fauteuils de chez Gaillard où je m’attendais au pire et…je ne me trompais pas !C’était d’abord des rangées de petits bigoudis multicolores au fort parfum d’ammoniaque, serrés par des élastiques et comme  j’avais le cheveu abondant, l’élastique jouait hardiment ses gammes sur ma rebelle chevelure. Enfin, le pire arrivait. Imaginez une sorte de machine infernale, chauffée à l’électricité par d’énormes bigoudis- pinces.A chaque application, la lourde pince brûlante enserrait goulûment le petit plastique ammoniaqué et cela jusqu’à l’épuisement de la pauvre martyre qui avait peine à soutenir sa tête dolente, cent fois plus pesante que les machines barbares déjouée, par la suite par l’héroïque James Bond …

  Une gentille coiffeuse prenait part à ma peine en  voyant ma tête dodeliner en tous sens… Elle surveillait attentivement la cuisson de son four… Il fallait prendre garde à épargner la chevelure et surtout, ne pas en brûler une partie !Et puis, le supplice s’achevait lentement. Après les pinces monstrueuses, on me délivrait des bigoudis élastiqués qui conservaient  bien quelques cheveux  en butin, mais là n’était pas l’important. Je cessais de souffrir. J’osais à peine fixer le miroir. Rougeaude et défigurée par l’ardeur brûlante de la cuisson, j’avais l’air d’une brebis grillée et soumise aux derniers supplices !Enfin, je me consolais en pensant  que ma chevelure allait peu à peu allonger et que la permanente ferait consciencieusement son œuvre : Elle allait durer !  J’allais pouvoir savourer une paix durable ! 

Liliane Lemaître

Dans les années 70, le magasin devient « Albert , Coiffeur – Cadeaux ».

De 1978 à 1996, le magasin de cadeaux est repris par M. et Mme Pozza.

Une particularité sur le mur côté Est de la maison:

les restes de l’unique fontaine du bourg. Une grande pierre de grès rose sur laquelle s’accrochait une pompe. La fontaine de Godenet, du nom d’un ressortissantbritannique qui, il y a quelques siècles,possédait les pêcheries de la Vallée Denis auxHôpitaux.

           

LA FORGE

En haut de la rue Notre Dame et de la rue de l’Horizon Bleu, on trouve quelques maisons à l’abri d’un tertre, parmi lesquelles la « Forge ».Toute la population d’Erquy connaissait ce lieu.

Pierre Morel arrivant de Caulnes, où il était ouvrier, ouvre sa forge en 1926. (1) Cet artisan se verra confier la réparation des machines agricoles, peu nombreuses à cette époque. Le matériel coûtait cher et il fallait qu’il dure le plus longtemps possible :ainsi on battait les épaules, les socs des charrues ainsi que les dents des herses. Les entrepreneurs de bâtiments le sollicitaient pour refaire les pointes de pioches, les maçons pour refaire les burins, les marteaux et les barres à mine. Il fallait un véritable savoir faire pour tremper l’acier, le faire refroidir à l’eau ou l’huile en respectant les différentes couleurs, gage de solidité pour l’outil. Les chevaux de trait étant très nombreux dans les fermes, leur ferrage représentait une activité importante. Ce travail de forgeron était de l’artisanat pur; tout se faisait à la main, le poste à soudures électrique n’existant pas et l’outillage étant limité. Tout se faisait par assemblage-rivetage pour lequel il fallait faire preuve de savoir-faire, ou encore souder a l’aide d’une plaque (procédé très ancien, appelé tablette de chocolat du fait de sa forme). Dans les années 40, Jean apprend le métier auprès de son père. En 1947, Jean réalise un brabant miniature : « Pas de soudure, que du travail de forge ». Il sera récompensé par le deuxième prix de la foire exposition de Saint Brieuc .

Dans les années 1950, j’allais très souvent à la forge avec mes sœurs et nous étions très admiratifs de voir Pierre et Jean ferrer les chevaux. Quand ils posaient le fer rouge sur le sabot des chevaux et que l’odeur de la corne brûlée nous prenait à la gorge et nous piquait les yeux, nous pensions à cette pauvre bête. Nous imaginions que ce cheval devait avoir très mal en particulier quand ils enfonçaient les clous à tête carrée( caboche) avec une adresse qui nous stupéfiait. Le ferrage était nécessaire pour le bien être de l’animal. Un jour j’ai demandé à Jean pourquoi il mettait des fers aux sabots des chevaux, il m’a répondu : «le fer, c’est ça chaussure. Il faut qu’il soit bien posé sinon le cheval risque d’avoir des problèmes, et son travail sans ressentira. Beaucoup de maréchaux-ferrants possédaient un « travail » (voir photo), appareil destiné aux chevaux récalcitrants. La forge n’en possédait pas. Le ferrage était dangereux car certains animaux pouvaient avoir des réactions comme la distribution de coup de sabot. Nous devions regarder, sans parler ni bouger, pour ne pas effrayer l’animal. Sinon Pierre nous grondait et nous demandait de partir.

Pierre et Jean ferrant un cheval au « travail »

Nous sommes allés un nombre incalculable de fois regarder Pierre tirer sur la chaîne du soufflet pour attiser le foyer de la forge où Jean mettait le fer à rougir afin de pouvoir le travailler sur l’enclume siégeant au milieu de la forge. Des étincelles jaillissaient de ce morceau de fer rouge travaillé sur l’enclume par les violents coups de marteaux de Jean des étincelles jaillissaient.

L’enclume de 1926

Le soufflet de 1926

Avec le développement de la pêche, la forge Morel est sollicitée par les marins-pêcheurs pour l’équipement des bateaux : rouleaux pour relevage des dragues, portiques, ou encore dragues à praires dans un premier temps, puis dragues à coquilles saint-Jacques. .

Dragues à praires et à coquilles Saint- Jacques

Avec le développement de la pêche, la forge Morel est sollicitée par les marins-pêcheurs pour l’équipement des bateaux : rouleaux pour relevage des dragues, portiques, ou encore dragues à praires dans un premier temps, puis dragues à coquilles saint-Jacques. Drague à praires drague coquilles saint- jacques.

« Jean aimait raconter : j’ai fabriqué la première drague en 1961. C’était une demande faite par un pêcheur, Maurice Allain des Hôpitaux.Il m’a emmené en voir une sur un bateau de Port-en-Bessin qui était au mouillage au port d’Erquy. J’ai simplement jeté un coup d’œil et j’ai fait un modèle. Par la suite les demandes n’ont pas cessé. Le dimanche, il y avait la queue devant la forge pour passer commande .Nous ne connaissions pas les semaines de 35 heures. Je ne pouvais pas les faire toutes, j’ai montré comment faire à François Talbourdet,qui était forgeron à La Couture, puis à Jean Denis de Matignon pour les marins pêcheurs de Saint Cast. Jean estime avoir réalisé 600 dragues au cours de sa carrière; Jean en a réalisé pour l’Angleterre et île de Jersey »( texte de Lionel Rioche dans Erquy ,les gens,la ville de 2003).

La famille Morel et quelques très bons amis avaient une autre passion : la pêche à pied. Aux grandes marées les activités de la forge s’arrêtaient et ils partaient avec des des perches munies de« crochets » de plusieurs mètres de longueurs. Les trous dans les rochers comme à Croube, Papillon, la Fosse Eyrand, etc… n’avaient pas de secret pour eux et en fin de marée les homards,les congres et les ormeaux étaient au rendez vous. Comme la concurrence était rude, les endroits étaient jalousement gardés, à cette époque beaucoup de familles issue surtout du monde agricole pratiquaient cette pêche, j’ai eu l’occasion de faire quelques marées avec eux un souvenir inoubliable. Parallèlement à la forge, Elise, épouse de Pierre exploitait une petite ferme deux vaches, un cochon, des poules, des lapins… Le lait était transformé sur place, je revois encore cette baratte de bois en mouvement actionnée par un moteur électrique. Le soir nous allions chercher du lait ribot avec notre pot à lait du lait, avant de partir, Elise nous appelait dans la cuisine, où la cuisinière était toujours allumée, été comme hiver, et où sur le coin du fourneau un grand faitout en émail était rempli des cailles. Elle prenait notre pot à lait et nous mettait deux ou trois grandes louches de ce délicieux produit. Elise était une très bonne personne qui aimait les enfants. Dans sa maison il faisait bon vivre et c’était toujours un plaisir pour nous d’aller chercher notre lait. Que de bons moments passés Aujourd’hui l’atelier, bien qu’ayant traversé la route, est toujours tenu par la famille Morel .

(1) Quand Pierre Morel est allé à Lamballe en vélo en 1926 pour faire l’achat de son enclume il lui manquait 1 franc il est donc revenu à Erquy et retourné à Lamballe toujours en vélo avec l’argent manquant afin que l’enclume soit acheminée sur la forge.

Christian Frémont

Convocation à l’Assemblée Générale

Vous êtes cordialement invité(e) à assister à l’Assemblée Générale de l’Association Mémoire d’Erquy qui se tiendra le mardi 27 juillet 2021 salle de l’Ancre des Mots. à 18H00.

Ordre du jour :

– lecture et approbation du rapport moral du Président

– lecture et approbation du rapport financier de l’exercice clos le 31 décembre 2020

– affectation du résultat

– vote du budget prévisionnel

– renouvellement du tiers des membres sortant et présentation des nouveaux membres.

– fixation du montant de la cotisation

– questions diverses.

Nous vous invitons à venir nous rencontrer aux journées « Portes Ouvertes » de l’association qui auront lieu le vendredi 30 juillet, le samedi 31 juillet et le dimanche 1er août, à la salle des fêtes d’Erquy, de 10H00 à 18H00.

Le bulletin n° 6 est disponible et sera remis aux membres de l’association à jour de leur cotisation. Merci à tous ceux qui le souhaitent de nous renvoyer le montant de leur cotisation en utilisant l’imprimé ci-joint.

Si vous désirez rejoindre notre association et/ou nous fournir des documents, n’hésitez pas à nous contacter.

A l’issue de l’Assemblée Générale, le Conseil d’Administration se réunira pour former le nouveau bureau.

Dans l’attente de vous rencontrer, bien cordialement,

                                                                                                       Le Président

                                                                                                        Bernard Besnier

10 rue Clémenceau

( actuellement Crédit Mutuel)

( En 2000 l’hôtel à été transformé en appartements)

1900    : HOTEL DES BAINS

la photo ci-dessous date d’avant 1907 (remarquer les boiseries du rez-de-chaussée)

Marie Vétier, née vers 1860, tenait l’hôtel des Bains. Son fils Emanuel ,né à Erquy le 13 novembre 1892, a épousé Louise de Fontenault qui est devenue Mme Louise Vétier. C’est cette dernière qui a créé la première Agence Immobilière à Erquy au 19 rue Clemenceau  (en 1923) « l’Agence Vétier » (vente ,location, excursion)

Sur le pignon de l’Hôtel on peut lire : « Eau courante chaude et froide. Garage à l’Hôtel ». Au fond à gauche nous apercevons la maison délabrée de la famille Caillibotte, abattue pour l’aménagement de la place de l’hôtel de ville

changement de gérance vers 1930

1990 Le Brigantin

                   (magazine Erquy 1990)

publicité encore visible sur le pignon de l’ Hôtel :Le BRIGANTIN-chambres tout confort- parking

 La gérance de l’hôtel était assurée par Serge Vétier (qui était aussi pêcheur) et sa femme Marie-Jeanne, très dynamique.

Au décès de son mari Mme Vétier-de Fontenault, à installé son agence à l’hôtel  (vers 1930) son agence était auparavant au 19 rue Clémenceau

Les secrétaires de l’agence ( dont Mme Jeanine Leray) se souviennent qu’ en même temps que le secrétariat elles assuraient le service du bar de l’Hôtel.

Ensuite, Mme Vétier -Talguin à remplacé Mme Vétier-Fontenault

Enfin, l’agence a été reprise par Patrick de la Bourdonnaye (vers 1970) qui, après quelques années, s’est installé en face. L’agence s’appelle toujours Agence Vétier

(magazine Erquy 1972)

9 rue Clémenceau

(Agence Vétier et bar le Fréhel)

de 1900 à 1955 : Hôtel de France

1946 : ci dessous en partant de gauche à droite à la 5 et 6eme place, Ange et Jeanne Lemaitre ( c’était quelques jours avant leur mariage).

de 1955 à 1973 AUX MERVEILLEUSES (Maison Douriez) Bar-Pâtisserie salon de thé, hôtel et meublés

On trouvera plus de détails sur ces commerces dans le Bulletin n°2 page 7 de Mémoire d’Erquy.

11 rue Clémenceau

(actuellement Maroquinerie cuir Amancay) COPIE

Jusqu’en 1952

 QUINCAILLERIE RAGEOT, fondée par Armand Rageot

C’était l’époque où on réparait le matériel, les seaux à lait, les bassines, les lessiveuses, qui étaient en fer galvanisé. Ils étaient étamés plusieurs fois pour éviter l’oxydation; les trous des récipients étaient bouchés. Henri et Elisa (frère  et sœur), les enfants d’Armand trouvaient une solution pour tous les problèmes

ci dessous: famille Barbu passant devant la quincaillerie RAGEOT

DE 1953 A 1976   – AUX PRODUITS D’ARMOR – EPICERIE franchisée SPAR

    photo ci dessous: Jeannette Jago, Claudine Abgral et Pierre Le Glas

Pendant la saison, Christiane Le Guen, Jean Normand, Denise Bertoni venaient aider.

Photo ci dessous   : intérieur du magasin 1956 : on aperçoit PierreLe Glas- Ninie Le Glas- Jeannette Jago.

photo ci dessus: en 1958: les vendeuses- jeannette Jago-claudine Abgral-Jeanine Keranterff- Nicole Le Glas

photos ci dessus toujours les vendeuses,

Jeannette Jago, Claudine Abgral, Jeanine Kéranteff, Nicole Le Glas- Bernard grosmaitre et Ninie Le Glas

A gauche du magasin sortie de l’ancienne ferme de la Motte Rouge où Monsieur Pierre Le Glas, avait aménagé et tenu un commerce de fruits et légumestenu un commerce de fruits et légumes.

ci dessous, photo de Pierre Le Glas

Ci-dessous photo, dans le passage de la Motte Rouge, en 1956 : Pierre Le Glas, Odile Perrin (déballage, l’été, de fruits et légumes).

En 1960, ce magasin a été repris par la famille Redon (grossiste en primeurs) et agencé en dur.

Ensuite une succession de commerces saisonniers : vêtements – bijoux fantaisies – galettes – friandises.

   De 1979 à 1989 : Le magasin de chaussures « BEANIE » remplace l’épicerie. (origine de BEANIE le nom de ses deux filles Béatrice et Stéphanie) .Tenu par Nicole Le Glas.

De 1990 à 1992 : Espace floral.

De 1992 à 2008 : Réparation Electro ménager , M Quenot.

De 2008 à ce jour, maroquinerie cuir Amancay.

8 rue Clémenceau

      ( ACTUELLEMENT SOCIETE GENERALE)

De 1931 à 20xx : BOUCHERIE DU CENTRE

Fondée en 1931 par Louise et Joseph POILPRÉ aussitôt après leur mariage.

                                                                       

                                                                       

L’entrée du magasin était située rue Clémenceau

Le métier de boucher n’est guère facile. A l’époque, il faut tuer les bêtes et souvent les faire venir de loin. Un commis va les chercher à Moncontour ou Loudéac et les ramène à pieds, groupant les commandes des trois bouchers d’Erquy. L’abattoir de la boucherie était au village de La Mare es Loup. Le laboratoire pour la fabrication de la charcuterie se trouvait à l’emplacement de l’agence immobilière (derrière la poste) ainsi que le pressoir et le moulin pour écraser les pommes pour faire le cidre.

                                              

En juin 1940, les premières troupes d’occupation arrivent à Erquy, le pauvre Joseph en fut une des premières victimes. Ayant acheté pour le transport de sa viande une superbe camionnette, il s’en alla en prendre livraison à Saint-Brieuc et au retour, pressé de montrer à sa famille son bijou de véhicule, il fut arrêté à l’entrée de La Couture par un barrage de l’occupant qui lui confisqua son véhicule neuf. (extrait des confidences de Mme Poilpré par André Hosdez).

Les employés étaient considérés comme faisant partie de la famille.

Christian se souvient : « Mme Poilpré était une très bonne cuisinière ,pour les employés la table était bonne, j’ai eu  l’occasion d’aller dans la cuisine, le fourneau était plein de casseroles qui dégageaient des odeurs allèchantes. »

Pour les cent ans de Mme Poilpré, Jean et Jeanine Corouge ( Jean avait été leur employé) étaient présents.

Jeanine Corouge raconte : dans la famille Corouge, deux garçons étaient dans la marine, le père trouvait que deux fayots dans la famille cela suffit, alors Jean est allé travailler à la boucherie, il ne l’a jamais regretté. Pour se faire de l’argent poche, lorsqu’il faisait sa tournée, il tuait les poulets ou les lapins des petites mémés; cela leur rendait service.

Didine Heleut, Louise et Joseph Poilpré et deux commis

                                                  

                   Louise Poilpré, Lucien Blanchet, Joseph Poilpré.

Lucien a fait une grande partie de sa carrière à la Boucherie Poilpré.

il habitait  Caroual, sa femme tenait un dépôt de la boucherie pour fournir le camping et les estivants de Caroual.

Patrick Thomas lui aussi à bénéficié de la gentillesse de Mme Poilpré, il s’était fait embaucher pour livrer les commandes en ayant comme objectif de s’acheter une mobylette avec ses pourboires, mais déception à la fin de la saison le compte n’y était pas, celle ci lui dit donne moi tes sous et va vite chez Taillandier, et là miracle une mobylette rutilante l’attendait.

Mme Poilpré,  si elle voyait que des familles sans beaucoup de ressources prenaient de petites quantités de viande, après l’avoir pesée elle rajoutait derrière le dos de Joseph quelques morceaux.. Elle était très généreuse.

Mme Poilpré gâtait ses enfants, si son fils Francois avec des copains faisaient des bêtises c’est le coup de le dire elle payait les pots cassés. Sa nièce Jeanine Bedfert dit que c’est chez sa tante Louise qu’elle a appris qu’on pouvait déjeuner au lit.

M. Poilpré, quand une jeune fille commandait sa viande, lui disait, elle va être tendre comme le cœur de ton fiancé; la demoiselle sortait rougissante.

                                                          

Les fils Le Bozec, Joseph Poipré et un commis