Auteur : memoirederquy

Des projets immobiliers auxquels a échappé Erquy…

    Au début du 20ème siècle, Erquy a déjà amorcé sa mue de petite bourgade de pêcheurs en station balnéaire ; et les projets immobiliers vont bon train…

    C’est ainsi qu’en juin 1914, le maire Jean Dobet observe devant son Conseil Municipal l’existence d’une spéculation sur les terrains de la garenne naguère dépourvus de valeur et qui font depuis quelque temps l’objet d’acquisitions diverses à des prix inconnus jusqu’à ce jour et même inespérés. Situation à vrai dire étonnante pour des terres frappées de servitude non aedificandi (et donc inconstructibles) en raison de la proximité du sémaphore dont il convient de sauvegarder la visibilité depuis la mer. On imagine aisément que ce soudain engouement pour des parcelles jusque-là peu recherchées n’était pas le fruit du hasard : l’idée de construire sur la garenne avait de longtemps déjà dû murir dans quelques esprits…

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     Quoi qu’il en soit, le maire estime inadmissible que des propriétaires soient de privés de la libre disposition de leurs biens ; inadmissible et infructueux même pour la collectivité, puisque s’ils étaient autorisés à construire, ils augmenteraient par là-même la valeur de leur terre et donc l’impôt auquel ils se verraient soumis : la commune – dont la situation budgétaire est loin d’être brillante – y gagnerait, le département et l’Etat aussi. L’argument est séduisant – presque pernicieux, faisant du sémaphore l’empêcheur de tourner en rond ; et la conclusion s’impose au Conseil qui demande dès lors à l’Administration compétente d’intervenir : il suffit de surélever le sémaphore – ou mieux encore de le déplacer sur un point extrême de la côte…

      On se doute que, pendant les quelques années qui suivirent (nous sommes, rappelons-le, en 1914), l’Administration eut d’autres préoccupations que le transfert du sémaphore d’Erquy… Mais le projet, inchangé, reparaît en 1926 ; soit refus de l’Administration, soit précarité des finances de la commune, il restera cependant lettre morte… On aurait pu craindre que la destruction du sémaphore à la fin de la guerre ne rouvre le débat ; il n’en a  rien et désormais la garenne, devenue domaine départemental, est – en principe – à l’abri des projets immobiliers…

*

    Quelques années plus tard, en 1934, le bord de mer est quant à lui déjà largement bâti de nombreuses villas entourées de parcs spacieux et qui, pensent-elles, se sont réservé une vue imprenable. Mais c’est compter sans l’Administration des Domaines qui se verrait bien vendre une partie du lais de mer en vue de… construction.

marie_4w      Le Conseil Municipal réagit vivement à ce projet. Depuis plusieurs années, objecte-t-il, les marées d’équinoxe poussées par des vents violents, grignotent la dune – qui, évaluée en 1930 à 30 000m2, a perdu en quatre ans au moins 15% de sa surface et il est probable que les choses empireront encore à l’avenir. On ne peut donc que redouter le manque de stabilité d’éventuelles constructions sur cet espace et donc l’absence d’acquéreur pour des terrains appelés à être rasés tôt ou tard par la mer. Accessoirement, le Conseil Municipal fait valoir le préjudice qu’apporterait aux actuels riverains le lotissement de de la dune… On se prend à rêver sur ce qu’aurait pu donner un tel projet qu’il avait été conduit à son terme…

Claude Spindler et Bernard Besnier

Le drame d’Erquy et ses suites.

Le drame d’Erquy, prélude à la défaite des Chouans à Quiberon 

d’après La Mer et les chouans de Jean-Claude Ménès

 

 Quatre mois avant le débarquement des Emigrés à Quiberon, les Bleus les attendaient, grâce aux documents trouvés sur les Chouans débarqués par erreur à Erquy.

    Par une nuit glaciale, le 16 février 1795, à 5h30 du matin, la mer est grosse et le vent de nord-est ne fait pas de quartier aux nobles émigrés ni aux matelots anglais arrivés de Jersey sur le Phoenix, un cutter commandé par le capitaine Pain. On ne voit pas la côte et l’on ignore où l’on est. On décide de jeter l’ancre au fond de la baie de Saint-Brieuc, à Jospinet.

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     Après une mauvaise reconnaissance de la côte, censée être celle d’Erquy, on poursuit la navigation durant une heure avant de découvrir à marée basse, une bande de galets au pied d’une « montagne ». Certains d’être à Jospinet, les passagers se disputent l’honneur de descendre les premiers à terre car la chaloupe ne peut les contenir tous, d’autant plus que la mer est grosse !  Au terme d’une dispute, on décide d’envoyer à terre trois rameurs anglais, deux guides et un pilote. Les Emigrés sont vêtus comme des domestiques mais armés jusqu’aux dents. Ce sont le chevalier de La Rosière, un Normand, le marquis de Pange, le baron de Boisbaudron qui porte autour du cou, un étui de cuir contenant 200 louis d’or et le comte de Vasselot à qui l’on a confié tout le courrier pour les Vendéens et les Chouans et surtout la révélation de la descente qui aura lieu à Quiberon, dans le Morbihan. Ces hommes serrent dans leurs mains convulsées par le froid, « toute la fortune de la monarchie ». Les autres, attendent leur tour.

      Au petit jour, le cutter aperçoit la lueur des coups de feu tirés de la « montagne » et un peu plus tard, il est repéré et pris pour cible par le fort qui surplombe le cap d’Erquy. Effrayé par les coups de canon, il hisse le drapeau national. Un peu plus tard, le canot vide est repéré dérivant jusqu’au fond de la baie d’Erquy, cette fois, parfaitement identifiée. Le cutter prend alors le large. Que s’est-il passé ?

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      Blessés pour la plupart, les Emigrés, après avoir dissimulé la fameuse correspondance sous les pierres, tentent d’escalader « la colline ». Ils sont vite rattrapés et fait prisonniers par les canonniers de la batterie et un bon nombre de marins de deux canonnières au mouillage dans la baie qu’ont rejoints treize matelots naufragés de l’Impatiente que la tempête a drossée sur les rochers des Minquiers.

      Les premiers prisonniers sont conduits à la mairie, le comte de Vasselot est transporté sur l’une des canonnières. Lorsqu’on ouvre les paquets de Vasselot, on y découvre avec stupéfaction tout ce qui peut officialiser une armée de chouans : Des centaines de brevets d’officiers dont beaucoup sont en blanc, des pouvoirs imprimés et marqués du sceau des princes émigrés. Le commandant du Fort-la-Latte, Guillaume Droguet, qui se trouve incidemment à Erquy, file à Saint-Malo et remet les pièces au général Rey. Les prisonniers, d’abord incarcérés à Lamballe, sont envoyés à Rennes. Deux matelots d’une des canonnières découvrent alors sous les galets le troisième paquet du comte de Vasselot. Il est transmis au général Rey qui, en l’ouvrant, n’en croit pas à ses yeux : Il s’agit d’un document capital, une lettre du comte de Puisaye au comité central de l’armée catholique et royale de Bretagne à laquelle s’ajoute la totalité de sa correspondance depuis le 22 novembre 1794 jusqu’au 15 janvier 1795. C’est un exposé de tous les projets du comte et surtout, la révélation capitale que la descente se fera à Quiberon. Le général Rey va porter lui-même le paquet à Boursault, le représentant en mission. Ce dernier convoque immédiatement le général Hoche et le fait partir pour Nantes et il avertit le Comité de Salut public.

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      Le drame d’Erquy fut ainsi déterminant. Ces quelques gentilshommes, dévoués à la cause royale, devaient rassembler les chouans pour accueillir l’armée qui devaient vaincre les bleus. La tragédie de Quiberon était ainsi prévisible. Il y eut prés de 1000 morts et 6000 prisonniers.    Les royalistes qui participèrent à ce mémorable épisode y laissèrent tous leur vie et ceux qui retournèrent à Jersey avec le Phoenix seront également fusillés. Le vicomte Armand de Chateaubriand, frère du grand écrivain François-René de Chateaubriand sera exécuté sous l’Empire, dans la plaine de Grenelle, le 31 mars 1808.

      « Sa tête était brisée ; un chien de boucher léchait son sang et sa cervelle. Je suivis la charrette qui conduisit le corps d’Armand […] au cimetière de Vaugirard […] Il fut fusillé le vendredi saint : le Crucifié m’apparaît au bout de tous mes malheurs. »

 

*

L’or des émigrés à Erquy

    d’après un récit de M. P. de la Bourdonnaye pour Mémoire d’Erquy.

 

     Certes, les documents concernant le courrier pour les Vendéens et les chouans et naturellement la révélation du futur débarquement de l’armée royaliste à Quiberon ont bien été transmis aux républicains. Il n’en a sans doute pas été de même pour les 200 louis d’or que portait autour du cou, dans un étui de cuir, le baron de Boisbaudron !

     P. de la Bourdonnaye raconte qu’il reçut en 1956, un appel téléphonique d’André Cornu, alors sénateur-maire d’Erquy. Celui-ci venait de recevoir la visite de « chercheurs d’or » qui après avoir consulté le cadastre d’Erquy, s’intéressaient particulièrement au site de La Basse Rue.

     Après s’être renseigné sur l’honnêteté des personnes en question, il donna son accord au maire, espérant, comme il le dit lui-même, que son terrain recèlerait peut-être un trésor qui l’aiderait à réparer sa vieille maison, âgée de plus de deux cents ans. Naturellement, il suivit assidument la prospection des deux chercheurs. Ils lui avaient expliqué qu’ils travaillaient sur une carte de France pour obtenir les premiers indices et précisaient ensuite leurs recherches. « Durant un jour et demi », « leur pendule et leurs calculs trigonométriques les orientaient toujours vers ma vieille maison ». Enfin, bredouilles, ils le quittèrent tout en lui indiquant « d’un geste significatif », « un filon d’or, en direction du sémaphore ».

     Quelques années plus tard, il prend connaissance de deux documents sérieux sur le malencontreux débarquement des émigrés à Port Blanc et sur ses conséquences : La Mer et les Chouans de J.C Ménès et un article de Science Et Vie : Qu’est devenu l’or d’Erquy. Des plongeurs sous-marins avaient fait de vaines recherches dans la crique de Port Blanc ! Les soldats républicains auraient-ils détourné le magot pour le dissimuler quelque part ?

     Discutant avec un ami fortement intéressé par l’affaire, lui aussi, après avoir lu les mêmes ouvrages, leurs soupçons se portent sur un ancien « jardinier » qui exploitait les terres du jardin familial du sémaphore et qui partit en mai 1956 sans crier gare ni payer son loyer au père de son ami. C’était la date de la visite des deux chercheurs d’or qui lui avaient indiqué la direction du sémaphore !

      Dix ans plus tard, le « jardinier » revint s’installer à Erquy. Il se fit construire une belle villa et possédait un yatch magnifique qui faisait l’admiration de tous.

     Quand on lui demandait comment il avait fait fortune, l’heureux homme répondait que c’était grâce à son nez, car il avait travaillé chez un grand parfumeur. Certes, cet homme avait eu du flair et avait su s’en servir !

                                                                                                                            Liliane Lemaître

Convocation à l’Assemblée Générale

L’Assemblée Générale

de l’Association Mémoire d’Erquy

se tiendra le 29 février 2020, à 18 h

à la salle des fêtes d’Erquy.

Vous y êtes cordialement invité.

 

Ordre du jour :

– lecture et approbation du rapport moral du Président.

– lecture et approbation du rapport financier de l’exercice clos le 31 décembre 2019

– affectation du résultat – vote du budget prévisionnel

– renouvellement du tiers des membres sortant et présentation des nouveaux membres.

-fixation du montant de la cotisation.

– questions diverses.

Si vous désirez entrer au C.A et participer au blog en écrivant des articles ou en fournissant des documents, n’hésitez pas à contacter Bernard Besnier au 06 51 23 80 12.

A l’issue de l’Assemblée Générale, le Conseil d’Administration se réunira pour former le nouveau bureau.

Nous terminerons cette assemblée autour du verre de l’amitié.

Dans l’attente de vous rencontrer, bien cordialement,

 

Le Président,

Bernard Besnier

Les Villas d’Erquy

     Parallèlement à notre « série » sur les commerces réginéens, nous inaugurons un travail concernant les villas d’Erquy.

*

Villa Meryem

     A la fin du 19eme siècle, la villa  Le Goulet  est déjà construite.

  Elle s’inscrivait alors dans un terrain d’une superficie de plusieurs hectares qui s’étendaient côté rue de la corniche, de la rue de la Heussaye à la promenade Maginot, comprenait la pointe de la Heussaye et l’actuelle pinède (aujourd’hui propriété du Conseil départemental, ainsi que, côté mer, les terrains clos de mur qui ont fait depuis l’objet de nombreuses constructions (La Skota, Les Ondines, Pen Ker, Dahema…) .

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                Cette photo de 1896 montre bien l’absence totale de maisons côté Sud Ouest de l’actuel boulevard de la Mer.

      En 1890, un partage anticipé de cette immense propriété laisse à M. François Bourgault la parcelle sur laquelle sera édifiée la villa. Cette parcelle cadastrée à l’époque C714 (aujourd’hui AK4) fut vendue, au prix de mille francs, le 22 Août 1906 à Mademoiselle Jeanne Guivarch, alors dame de compagnie des  Kerjégu à Bien-Assis. Mme Guivarch fait édifier en 1908 la villa qu’elle appelle Beauséjour, en pierres de la carrière de Julien Lefebvre de Tu-Es-Roc.

MERYEM2La villa en 1913 .

 

       Le 26 Août 1921, Mme Guivarch, en l’étude de Maitre Le Vaillant, notaire à Erquy, (successeur de Me Gorvel, auteur de l’acte précédent) vend la villa au Comte et à la Comtesse d’Ozouville, demeurant à Montsurs en Mayenne au château de la Roche-Pichemer. Cette vente se fait au prix de 24 000 Fr, que l’acquéreur « paye comptant à la vue du notaire » (selon les termes de l’acte). Les acheteurs changent alors le nom de la villa pour l’appeler Meryem.

      Le 7 novembre 1936, c’est en l’étude de Maitre Joseph Maillard, que Mr et Mme d’Ozouville (représentés par Melle Huguette Tropinel, clerc de notaire habitant rue Foch) vendent à M. et Mme Dauvilliers la villa Meryem au prix de 71000 Fr auquel s’ajoute la somme de 10000Fr pour « meubles et objets mobiliers ». Mme Dauvilliers (née Amandine Lefebvre en 1903 à Tu es Roc) se souvenait avec amusement que, petite fille, sa mère lui avait raconté que son père fournissait des pierres de sa carrière à « une folle qui construisait sur la pointe de la Heussaye ».

     Depuis cette date, la maison est restée dans la famille. Quelques modifications ont, depuis, été apportées : en 1948, construction d’un garage côté Est avec baie vitrée pour accéder à la toiture terrasse. En 1991, agrandissement vitré de la pièce de vie côte Nord. En 2011, construction d’une pièce sur la toiture terrasse du garage, côté Est .

fullsizeoutput_433Aquarelle Léon Hamonet de 1947 avant la construction du garage.

 *

      Comme de nombreuses villas du Bd de la Mer (La Skota, Pen Ker…) et de la corniche (Ker Catherine), pour leur vue sur la baie, Meryem était occupée par des officiers et sous officiers, aides de camp et secrétaires (les hommes de troupe étaient essentiellement cantonnés à l’Hôtel des Terrasses et dans des blockaus dits « de cantonnement »). Les deux Ttobrouks, installés dans le jardin de la villa et rue du Goulet, étaient équipés de mitraillettes de même que la fenêtre de tir du Blockhaus AK5. Elles devaient contrecarrer un éventuel débarquement sur la plage du Centre.

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Tournage du film « Le Blé en Herbe » (1954)

 

       Le film a été tourné à Eerquy par Claude Autant-Lara, d’après le roman de Colette (dans son livre, Colette situe l’action à St Coullomb non loin de Cancale où elle passait ses vacances, quand elle a écrit le livre en 1923).

Les villas occupées par Mme Dalleray et la famille de Phil et Vinca sont « La Pouillouse » (appelée Ker Anna » dans le film) et Meryem (appelée « Les Algues »).L’extérieur de la maison a été fleuri et un potager créé par Jean Truand, d’Erquy.

20191112_160937 Phil et Vinca dans le Jardin.

      Si les extérieurs ont été tournés à ERQUY, il n’en est par de même pour l’intérieur de la villa qui a été reconstitué en studio à Boulogne Billancourt. Edwige Feuillère (Mme Dalleray) ne serait jamais venue à ERQUY. C’est une « doublure-lumiere »  qui est filmée pour les plans de dos, pour les plans de face, un trucage « ajoute » le paysage derrière l’actrice.

    Les vacances se terminent : les familles de Phil et Vinca , dans la cour de la villa se font amener à la gare par une charrette tirée par un cheval (à noter en arrière plan, Ker Eole propriété du Dr Dayot).

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Contributeur: Jean-Michel Dauvilliers

   HISTOIRE DE L’OFFICE DE TOURISME D’ERQUY (6eme Partie)

       Le 28/01/1957 :

       Recherche de fonds pour améliorer la trésorerie du S.I. Il est demandé à Mr Cornu d’user de son influence pour que soit débloquée la taxe de séjour dont la part qui devait revenir au S.I. n’a pas été versée depuis 4 ans.

        Un concours de chant est fixé au 3 mars. M. de la Bourdonnaye s’occupera de la publicité. M. Dupas de la buvette. Mme Vetier, MM. Rouxel, Moisan et Marcel Renault visiteront les commerçants. M.Gaillard fournira des échantillons de produits capillaires. M. Marcel Renaul prêtera son piano !

       Le 13/06/1957 :

       Assemblée générale: Mr le Préfet a dit que le « tourisme »était le plus beau fleuron de la couronne du département !

       En cours d’installation dans les rues : l’éclairage fluorescent.

       Accord pour que les romanichels ne séjournent pas dans l’agglomération !

       Le 17/06/1957 :

       Voeux : qu’une affichette soit posée dans l’ilot St Michel indiquant de rester sur l’ilot lorsque la mer a entouré celui-ci et une autre à la Roche jaune pour signaler le danger par gros temps. Qu’une restauration soit envisagée pour le four à boulets et le corps de garde.

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       Le 24/08/1957 :

       Assemblée générale:

       Rappel du rôle du S.I.: Enregistrer les vœux des adhérents, les étudier et les soumettre ensuite à la bienveillante attention du maire et de son CM.  Le projet de route touristique à la garenne doit être activé. Demande de radeau, plongeoir et bouées de sauvetage. Demande par des estivants d’autoriser des constructions sur la Garenne en respectant le cadre et les sapins ! Qu’il soit procédé à l’aménagement du belvédère à Caroual..

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        Le 6/05/1958 :

        Evocation de la candidature d’Erquy comme station thermale !

        Demande pour que soit changé le nom du département !

          Le 10/06/1958 :

         Assemblée générale. Présence de Mr Cornu , sénateur maire d’Erquy.

         Le 16/06/1958 :

            Il est question du classement du site du four à boulets comme monument historique ! Et la question est transmise avec déférence avec M. le Maire.

        Le 19/08/1958 :

       Assemblée générale.  En présence de Mrs Cornu, maire et Ruellan, maire adjoint:

      Le professeur Denis Leroy (la Cité, à Erquy) doyen de la faculté de médecine de Rennes, président de la nouvelle fédération thermale et climatique de Bretagne invite Erquy à faire partie de cette fédération !

      Voeux émis par les participants : pose de corbeilles à papiers sur la dune, installation de plongeoirs sur les plages du centre et de Caroual, limiter la vitesse sur le Boulevard de la Mer, augmenter le nombre de courts de tennis.

     Le 15/09/1958 :

     Souhaits de voir les tennis protégés du vent !

     Mr Doradoux, professeur de gym, désire que l’emplacement désigné pour faire ses cours le soit définitivement pour y faire quelques aménagements !

    Le 16/12/1958 :

    Voeu de voir transformée l’ancienne gare en « gare routière »

    Le 20/04/1959 :

    Avis favorable du bureau pour accueillir la troupe du Grenier de Montmartre (1) pour une séance de variétés à la salle des fêtes le 14 août.   Signaler les doléances de particuliers, éloignés du centre, obligés de payer 250 Frs pour la réception d’un télégramme.

     (1) Le Grenier de Montmartre est le nom d’une troupe de chansonniers, animée par Jean Lec, qui produisit de 1946 à 1974 une émission radiophonique satirique très écoutée le dimanche midi; elle effectuait également chaque année une tournée en France.

    Le 19/05/1929 :

    M. Valot signale que le camping municipal a manqué d’eau durant trois week ends !

    Amélioration de la descente à la plage du Guen.

    Le 22/05/1959 :

    Assemblée générale

    Hommage à notre regretté président Mr Rateau  à l’immense bonté, dévouement et désintéressement….

    Signalement de la bonne volonté de la municipalité pour tout ce qui touche le tourisme

    Voeux : dégagement des sentiers menant au four à boulet !

    Le 22/08/1959 :

    Assemblée générale:

    Voeux : création d’un parking derrière le port, limiter la vitesse sur le bd de la mer, route en « corniche » d’Erquy à Pléneuf !!

    Le 9/05/1969 :

    Voeux : qu’un emplacement soit réservé pour les « yachts » et bateaux de plaisance de façon à ne pas gêner les bateaux de pêche. Intérêt pour Erquy de prendre place parmi les stations thermales et climatiques !

     Le 27/06/1960 :

     Profiter de tous les avantages que peut procurer à notre station la recommandation de notre « climat » par le corps médical !

     Voeu tendant à remplacer l’appellation Côtes du Nord par celle de Côtes d’Armor…. convenant mieux à la douceur vivifiante de notre climat.

     Le 12/12/1960 :

     Projet discuté à Brest de créer des stations thermales et climatiques où les malades et convalescents pourraient se revigorer au contact d’un air vivifiant et iodé !

     Voeu : création d’un escalier avec paliers au côté des carrières derrière le port.

     Le 06/05/1960 :

      Il est question de faire insérer une page de « propagande » dans le journal Le Figaro.       Voeu : pour que soit nettoyée et aménagée plus coquettement l’arrivée à notre si jolie et si agréable plage de Caroual.

      Heureuse tournure prise par l’achèvement de la descente en lacets partent de la corniche vers la plage de Caroual.

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     Le 28/05/1961 :

     M. Ruellan fait part de certains projets :

     Construction d’une route Les Sables d’Or- Erquy par les Hopitaux. Achèvement de la promenade Maginot !

      Amélioration de l’éclairage.

      Bloc sanitaire construit au camping de Caroual (classé en 2eme catégorie)

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      Voeux : limiter la vitesse sur le bd de la mer y poser un écriteau : « prudence et courtoisie » !

      Le 25/08/1961 :

      Saison  1961: malgré les évènements et les 2 tempêtes nombreux visiteurs, hôtels et meublés complets en août.

      Goudron sur les plages !

      Le 8/11/1961

      Cotes du Nord : 1er département touristique de Bretagne. Un équipement sanitaire minimum des meublés devrait être imposé. Souhaits pour les campings : pas de campings concentrationnaires, anarchiques.

     Reconsidération du classement « des hôtels touristes » et proposition d’une aide substantielle pour permettre l’amélioration de leur équipement.

     Le nouveau dépliant départemental va lancer l’appellation « Côtes d’Armor »

     Le 7/02/1962 :

     Voeux : protection de nos sites et plages sauvages.

      Projet de bal le 5/08.

     Prévoir des réparations urgentes au bureau du SI notamment pour le plafond rongé par les termites !

     Produite des brochures simples en anglais et allemand.

     Le 8/06/1962 :

     Une discussion est amenée sur le projet de route touristique entre les Sables d’Or et le Val André.

     Les commerçants redoutent de voir leur commerce s’en ressentir si les voitures contournent Erquy.

      Le 19/11/1962 :

      Nautisme : les écoles de voile ont du mal à satisfaire les demandes d’inscription . La CAT enregistre une diminution du nombre de voyageurs par rapport à 1961. Avec le Conseil Municipal, projets : un bal en 1963; remise en état du court de tennis n°2 après la tempête du mois de mars; propagande dans le Daily mail. Remise en état du  golf miniature ?

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      Le 21/04/1963 :

      Première réunion de l’année après un hiver très long et rigoureux ! La « flamme » d’Erquy est prête à être mise en service . Un chèque a été remis au directeur des Postes d’Erquy.

    Souhait de voir interdit le stationnement des nomades sur la commune.

     Le 3/05/1963 :

     Préparation du concours des maisons fleuries.

     Projet d’un bal le 17/08.

     Concours de volley ball (recherche de lots)

     Juin 1962 :

     Mr Cornu rappelle tout d’abord la vocation touristique d’Erquy, la beauté de ses plages, de ses landes, de sa campagne, le renom dont déjà jouit la station non seulement dans le Nord et la région parisienne mais aussi à l’étranger.

      Renouvellement du bureau :

      Deux des quatre membres sortantsdu bureau sont réélus : MM. Perrine et Guégan  et deux élus : MM. Lebert et Cutté .

     Le 14/06/1963 :

     Le tourisme prend de l’importance dans nos régions, il vient immédiatement après l’agriculture et bien avant l’industrie. Les écoles de voile sont prospères partout où elles se sont installées. Question posée pour connaître les mesures qui seront prises pour mettre un terme à la pollution des plages par les hydro-carbures ?

     Le 25/06/1963 :

     Les journaux signalent vingt à trente cas de polio à St Brieuc ! Des inquiétudes pour la saison !

     Le 23/01/1964 :

     Le prix de 3Fr pour la visite de deux pièces au château de Bien-Assis semble élevé. Recherche d’un terrain pour l’implantation de quatre courts de tennis.

     Le 24/03/1964 :

     Le cinéma « Armor » a été rasé dans l’intention d’en construire un autre plus moderne. Le recteur en difficulté côté finances ! Le SI étudie la question.

     Le 1/O6/1964 :

     Voeux : signalisation, sécurité, accès propreté… sont abordés ! Chambres plus nombreuses en hôtellerie. Les meublés doivent être plus confortables. Il faut améliorer l’accueil aux séjours courts !

      Projet de lac artificiel et route touristique aux Hôpitaux. Un service de vedettes, envisagé pour les excursions en mer.

     Le 10/06/1964 :

     Demande de comblement des mares qui bordent les routes aux Hopitaux. Passage du cirque Amar prévu.

      Voeux : construire une petite piscine plage du centre pour les enfants. Construire une digue et des cabines en même temps !

      Augmentation du nombre des cantonniers.

      Le 7/10/1964 :

      Constat : la charpente du SI est rongée par les vers; il est urgent d’aviser !

     Le 7/10/1964 une tempête provoque l’effondrement de la toiture ! Les « archives » sont relogées à la mairie.

     Le 9/12/1964 :

     Reconstruction du bureau du SI prévu rapidement.

     Option d’achat au Portuais d’un terrain : tennis

     Le 15/09/1965 :

     Certaine gêne de trésorerie chez les estivants ! L’hotellerie semble en avoir subi les conséquences ! Juin et septembre ont toujours peu d’adeptes !

     Essai d’un tronçon de digue Boulevard de la mer.

     Le 22/02/1966 :

     Avant-port en attente des crédits nécéssaires à sa construction et aussi de l’accord des marins pour payer une dîme.

     L’ensablement du bd de la mer toujours une question cruciale.

     Le 14/09/1966 :

     La municipalité va se rendre acquéreur d’un terrain à Tu-es-Roc dans le but d’y aménager : tennis volley, basket.

     Création de porte-clefs mis en vente.

     Le 4/11/1966 :

     Trois possibilités pour le nouveau pavillon du S.I:  immeuble Le Rial, villa les Nymphes durant la prochaine saison ou construction d’un nouveau pavillon

     Voeux : gardiens de plages durant la saison.

     Le 20/04/1967 :

     Des circulaires présentées concernant « les marées noires » ! Comment réagir ?

     Le 9/05/1967 :

     Prévoir l’achat d’un zodiac pour la sécurité des plages.

     Le 01/03/1968 :

      Assemblée générale:

  Projets à réaliser : Construction d’un mur de protection sur le lais de mer, aménagement de la descente du Guen; construction d’un  local pour abriter l’auto-poubelle, la moto pompe, le matériel municipal place de la gare.

     Le nouveau local du SI sera prêt à Pâques ou au « Rial »

     Bilan fait sur « la marée noire ».

      Le 04/03/1968 :

      Maitre Guillaume, élu président.

      Le 13/03/1968 :

      Organisation du travail en sections: 1. Hôtellerie, meublés, campings, agence…. 2. Affaires culturelles : arts, histoire, géographie d’Erquy depuis les Romains jusqu’à nos jours ! Création éventuelle d’une bibliothèque des ouvrages intéressant Erquy. 3.  Mieux faire connaître Erquy.

      Le 09/05/1968 :

      Présentation du journal « La Proue » première sortie envisagée.

      Le 04/09/1968 :

      Nouveau local du SI

      Le temps incertain et les évènements de mai 1968 ont perturbé la saison !!

      Nouvelle édition du livre de M. Ruellan.

      Projet d’une nouvelle route reliant Lanruen au Guen

      Le 22/05/1969 :

      Bonne marche du syndicat.

Tournage de « La Fleur de l’Âge » à Erquy

     C’est en 1964 qu’eut lieu à Erquy le tournage du film la Fleur de l’Âge (d’abord intitulé L’épouvantail), Rapture en anglais, de John Guillermin[1]: aujourd’hui encore il reste dans les mémoires.

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     La municipalité avait mis l’école des Hôpitaux à disposition de la production et les deux frères Régis et Michel H. se souviennent d’avoir passé en voisins des journées entières avec l’équipe technique et assisté à la préparation du matériel acheminé dans la dune de Lanruen pour les diverses prises de vue ; ils se rappellent aussi que, pour diverses scènes, la production achetait vivants des mouettes et des corbeaux. Les sapeurs-pompiers furent sollicités: pour les scènes de mauvais temps, la pluie était de leur ressort – et surtout, à la fin du tournage, celle l’embrasement du manoir. L’entreprise Bravin frères avait été sollicitée avec quelques ouvriers pour la construction d’un manoir sur les hauteurs de la plage du Guen : Maryvonne se rappelle l’illusion parfaite de ce vieux manoir qui n’était en réalité qu’une façade de bois. Tout autour, pour les besoins du film avait été créé par l’entreprise Truant un potager qu’il fallait bien entretenir et arroser tous les soirs et au milieu duquel se trouvait un superbe épouvantail dans le milieu. Sylvie, quant à elle, garde le souvenir du casting organisé pour trouver une doublure de l’actrice principale Patricia Gozzi :  cette doublure devait prendre sa place pour courir sur la lande du Cap ; la jeune fille sélectionnée travaillait à l’époque dans le magasin des parents de Sylvie où chacun se plaisait à l’entendre raconter le tournage.

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     Ce film, tourné dans les dunes de Lanruen, raconte l’histoire d’une jeune adolescente sauvage et passionnée (Patrizia Gozzi) qui  vit avec son père (Melvyn Douglas), juge retraité, et leur bonne, Karen (Gunnel Lindblom) dans une vieille demeure sur la côte de Bretagne au bord de falaises battues par le vent. Vivant seule, elle construit un épouvantail sur lequel elle reporte toute son affection. Une nuit, un fugitif (Dean Stockwell) blessé et recherché par la police se revêt des guenilles de l’épouvantail et trouve refuge dans la maison du juge. Bientôt Agnès, qui voit en lui la personnification de son épouvantail, et Karen tomberont amoureuses du jeune homme, lequel est en fait un criminel. Jalouse, Karen quitte la demeure ; Joseph et Agnès vivent alors une passion étrange et violente. Les ayant surpris, le juge battra cruellement sa fille qui suivra Joseph dans la ville voisine où, avec de l’argent que celui-ci a volé au juge, ils vivent dans une chambre sordide quelques journées de bonheur vrai. Terrifiée par la ville, Agnès s’enfuit et retourne chez son père. Mais Joseph la suit et, au moment où il va la rejoindre, la police fait irruption et poursuit le jeune homme dans les falaises. Voulant lui échapper, Joseph plonge dans la mer ; mais la marée est basse et il s’écrase sur un rocher Au terme de cette passion cruelle, Agnès, qui vient de quitter son enfance à tout jamais, serre dans ses bras le cadavre de son amant.

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     Inspiré du roman de Phillys Hastings, Rapture in my rags, ce film franco-américain sortira en salle en 1965.

 

Contributeur :Christian Frémont

[1] Par ailleurs réalisateur de La Tour Infernale et d’un King-Kong.

Les commerces d’Erquy : 4, 5 et 6 RUE FOCH

4, rue Foch

 agence VETIER  et LA CABANE DE PLAGE

      A l’angle de la rue Clémenceau et de la rue Foch se tenait l’Hôtel de France (voir bulletin n°2 article page 7). Dans les années 1950, et jusqu’en 1973, M. et Mme Douriez y ont transféré leur pâtisserie et leur salon de thé Les Merveilleuses (nom de leur plus célèbre gâteau) qui se tenaient auparavant  24 rue Clémenceau (actuellement maison d’habitation). Ils ont également repris le bar, l’actuel FREHEL. Les chambres de l’hôtel étaient occupées par les employés et quelques-unes étaient réservées pour des représentants qui y avaient leurs habitudes.

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Les dépendances de leurs commerces englobaient le pâté de maisons jusqu’à l’actuelle rôtisserie.

Dans les années 1940 la Librairie Papeterie Larrière était incluse dans ce pâté de maisons (actuellement la Cabane de Plage).

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M. Larrière était aussi secrétaire de Mairie. Les écoliers de l’ époque se souviennent de la vendeuse Titine Lemaitre. Dans ces années les vacanciers n’envoyaient pas de SMS, mais des cartes postales, elles étaient vendues par carnets de 10, en particulier dans la boutique de Mr Larrière.

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       Avant de s’installer  au 7 rue Foch en 1950, M. MICHAUD  lui a succedé.

     C’est à  la fermeture du salon de thé pâtisserie (en 1973) que l’Agence Vétier s’est installée  dans la partie donnant sur la rue Foch. Patrick de la Bourdonnaye, Henri Molard et Anaïs Glardon s’y sont succédé.

    Dans les années 70 et début 80, des magasins,  tenus par Monique et Mado SEVENNOU (famille TILLON) se sont installés dans les dépendances :

        MAGASIN D’ANTIQUITES

        MAGASIN » AU BINIOU: dentelles bretonnes -souvenirs; faïence de Quimper Keraluc

  En 1998, Xavier et Catherine PROUST ont occupé quelques mois ce local (resté un temps sans activité  ) avant de s’installer à la maison de la presse 7 rue Foch.

        De 2000 à 2008  :  MAROQUINERIE CUIR AMANCAY

Ce magasin était de 1990 à 1998 sur le port et depuis 2008 il est 11 rue Clémenceau.(ce sont des fidèles commerçants d’Erquy depuis plus  de 30 ans.  Leur atelier se tient à la Croix des landes, à PLENEUF)

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 De 2011 à 2014. MAGASIN LES TROIS PIERRES  (souvenirs, épicerie fin, dépôt de teinturerie) tenu par Madame Jean-Michel Barbu.


  5 rue Foch

Boucherie Pitel

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1950 ? – 1987 – CHARCUTERIE HELLO ( création)

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Sur cette photo de 1950,  nous apercevons Odette TILLON et son mari  Jojo LE BAIL  devant l’emplacement de la charcuterie qui  n’est pas encore créée (volets blancs).  L’emplacement est à vendre.      

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En 1954, Constant TILLON et Patrick  LE BAIL son petit fils. La charcuterie est crée par Mr et Mme HELLO. 

 

« PLEURE PAS GROSSE BETE , TU VAS CHEZ CHARLES HELLO »

Le dessin d’ un gros cochon en larmes accompagnait ce slogan sur la camionnette et le papier d’emballage.

Le laboratoire était dans la maison en face où il y avait une pièce réservée à la fabrication du cidre. Une barrique était très surveillée pour être soutirée au bon moment pour faire le cidre bouché. Madame HELLO traversait plusieurs fois par jour la rue pour ravitailler son magasin

De 1987 – 1990 : CHARCUTERIE CARRE (annexe charcuterie du 28 rue Clémenceau)

 Création  » PIZZA – HOT-DOG-FRITERIE-SANDWICHS »

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 Dans la vitrine nous apercevions un petit cochon qui dit: Ils veulent tous de la » saucisse » , quel boulot!…

 1990-1994 CHARCUTERIE GUERET + RESTAURATION RAPIDE

 1994 -2001 BOUCHERIE-CHARCUTERIE -RESTAURATION RAPIDE- PITEL

FAU 5 RUE FOCH (2)

2001 – Abandon de la restauration  rapide et transformation du magasin.


6 rue Foch:

 ( dans les dépendances de l’Hôtel de France)

Rôtisserie

FAU 6 RUE FOCH 1

de 1954  à  1973        Laboratoire de la pâtisserie  DOURIEZ

de 1973 aux années 2000 : aucune activité,

de 2000 .à……….       Maison VARGAS-  LE VIVIER : Poissonnerie (ouverte toute l’année)

de            à       2017  diverses Rôtisseries se sont succédé.

de             à                Rôtisserie  Jean-Paul LEBON


                                                               

 

6 bis rue Foch

anciennes dépendances de l’Hôtel de France

RESTAURATION RAPIDE NEW YORK

                                                           burger-pizza-kebab-taco

Depuis les années 2000, plusieurs restaurations rapides se sont succédé.

de           à             L NIZETTI:  poulets rôtis – frites- pizza

de…….. à               ANGELLO, restauration rapide

de………à  2017      LA BOITE A GALETTES

FAU 6BIS RUE FOCH 2

 

La pêche au lançon

     La pêche à la seine est une technique de pêche très ancienne qui consiste à capturer les poissons en pleine eau en les encerclant à l’aide d’un filet; celui-ci, la seine (ou senne) se compose de deux ralingues, l’une garnie de flotteurs et l’autre d’un lest, ainsi que d’une poche centrale en forme de cuillère; on  manoeuvre la seine à l’aide de deux orins fixés aux extrémités qui servent au halage et au rabattage des poissons. Les Égyptiens utilisaient des seines plus de 2500 avant J.C.. On distingue la senne tournante coulissante et la senne tournante non coulissante.

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                                                         (Crédit photo : Claude Allain)

     Les lançons, aussi connus sous le nom d’équilles, sont de jolis petits poissons fins et se dégustent en friture. Il est inutile de le vider et on mange tout de la tête à la queue. La chair est fine et ils conviennent parfaitement pour des tapas car on les mange avec les doigts. « Une petite gourmandise amusante à déguster entre amis a l’apéritif »…

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(Crédit photo: Claude Droguet)

     La pêche proprement dite

    A l’origine cette pêche ancestrale servait à fabriquer de la fare (broyage du poisson pour en faire de l’appât) pour pêcher les maquereaux; elle a été pratiquée par d’anciennes familles des Hôpitaux – celles de Marcel Allain, Maurice Allain, Emile Heleut, Claude Droguet et Jean Georges Cornillet pendant plus de cinquante ans. Cette pratique de pêche est interdite depuis 1998. A l’heure de la seine les responsables, accompagnés de bénévoles et de nombreux badauds, se rendaient au bord de l’eau sur la plage de la Bouche. Après avoir distribué les rôles à chacun, on mettait la plate à l’eau avec deux personnes à bord. L’une devait nager (ramer) et l’autre surveiller le bon déroulement du filet, pendant que la plate décrivait un demi-cercle à quelques dizaines de mètres du bord; sur le sable, les bénévoles se répartissaient en deux équipes de façon à prendre les deux orins fixés à la seine.

 

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(Crédit photo: Marcel Allain, 1992)

fullsizeoutput_41f (Crédit photo: Jean-Paul Lolive)

    Au signal donné, les équipes devaient impérativement tirer ensemble afin que les extrémités du filets arrivent ensemble au bord de l’eau. Il ne restait plus qu’à haler la seine sur le sable et commencer le ramassage du lançon. Attention aux vives, elles piquent!…  La plus grande partie de la pêche se situait dans la queue du filet et là, tous voulaient participer à vider la poche dans la plate et par la suite dans des bacs en plastique.

 

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                                                    (Crédit photo: J.-C. Cornillet)

     Venait en suite la récompense. Toute personne ayant donné un coup de main avait droit à la « godaille » (petite part de lançons). Mais la partie de pêche n’était pas terminée pour autant: il fallait ramasser le matériel pour la prochaine fois. En fonction de la quantité de poissons, les femmes des pêcheurs aidaient leurs maris à vendre; il n’y avait pas de balance et l’unité de mesure était une assiette en aluminium. Toute cette scène se faisait dans la bonne humeur et aussi quelquefois de bonnes parties de rigolades. Une grande partie de cette friture était livrée dans les restaurants d’Erquy et des Sables d’or ainsi que dans une poissonnerie du Val André et chez le vétérinaire d’Hénanbihen qui avait ouvert une clinique pour tortues d’eau de mer blessées ou malades venant de tout l’hexagone qu’il soignait avec des lançons.

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(Crédit photo: Marcel Allain, 1992)

   Je me rappelle que, quand je faisais la saison aux Reflets de la mer, Madame Tranchant préparait sa friture de lançons à base d’une pâte à beignets à laquelle elle ajoutait de la bière. Un vrai régal!

 

Contribution: Christian Frémont