Auteur : memoirederquy

Informations

Don de l’Association

   Conscient des problèmes économiques qui, dans le contexte actuel de la pandémie, frappent certains de nos concitoyens, le Conseil d’Administration de Mémoire d’Erquy a voulu marquer sa solidarité.  Il vient d’adresser au Centre Communal d’Action Sociale un chèque d’un montant de 1000 euros qui permettra, espère-t-il, d’aider les familles en difficulté.

Annulation des Portes Ouvertes

      Suite à la décision de la Municipalité de maintenir fermée la Salle Municipale, l’opération Portes Ouvertes de Mémoire d’Erquy, initialement prévue pour le deuxième week-end du mois d’août est annulée.

Report de la publication du Bulletin n°5 

     L’Association Mémoire d’Erquy n’ayant pu recueillir ses adhésions dans les conditions habituelles se voit dans l’obligation de différer jusqu’après l’été la publication de son Bulletin annuel. Elle s’en excuse auprès des personnes qui ont déjà pris leur inscription.

 

 

 

Le domaine de la Ville-Rogon

 

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En laissant la rue de la Génière et en empruntant la rue de la Ruette, on remarque deux superbes chênes plusieurs fois centenaires avant d’arriver au domaine de la Ville Rogon. Derrière une petite haie l’ancien vivier a fait place à une petite mare qui faisait le bonheur des passants et surtout des enfants : chacun lançait par ci par là des morceaux de pain aux cygnes noirs accompagnés et aux canards de diverses couleurs et races.

 

 

    Quelques mètres plus loin, on découvre derrière un mur de grès rose surmonté d’une grille le manoir du 17ème s. ; remanié au 19ème s., il a été habité par la famille Rogon et ses descendants les Rogon, les Pasturel, les Dayot, les Marbaud de Brénignan avant d’être récemment récemment vendu.

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     Le manoir, comprenant un corps de logis et des dépendances, le tout en forme de U, est construit en grès d’Erquy, de même que des bâtiments agricoles de l’autre côté de la rue. Autrefois ce vaste domaine englobait les terres du Champ Noël, de Truquais (sauf le moulin qui appartenait à la abbaye de Saint-Aubin des Bois), le bois de Cavé ainsi que toutes les prairies du Vau Bourdonnet qui menaient à la plage de Caroual et un moulin à eau relevant de Bien-Assis.

 

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Revenons à présent sur le bois de Cavé, vaste espace boisé de chênes, hêtres, frênes, houx, peupliers, dont beaucoup sont plus que centenaires ; nous trouvons également de la frelonette, très recherchée au moment de Noël pour décorer les tables du réveillon. Cet endroit était le terrain de jeux des enfants : ils y confectionnaient des cabanes, grimpaient dans les arbres et certains fumaient en cachette leurs premières cigarettes. C’était aussi le point incontournable des retraites de communions et des kermesses paroissiales y étaient organisées. Aujourd’hui une piste cyclable traverse ce lieu de part en part et c’est toujours le paradis des enfants du centre aéré, des marcheurs et des promeneurs. Ce vallon réputé pour son calme inspira l’artiste peintre paysagiste Henri Saintin (1846-1899) qui fit plusieurs séjours a Erquy : en effet deux de ses toiles représentent la mare aux canards et le bief de Cavé occupé par une paisible lavandière.

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   En continuant notre promenade nous arrivons au niveau de la prairie où se dresse majestueusement le viaduc de Caroual mis en service en 1922 et désaffecté en1948. Deux chalets en bois ont été construits pour héberger des carriers italiens :  l’un des deux s’appelait « le vallon de Cavé ». Un lavoir fut aménagé en bordure du ruisseau pour le confort de ces locataires, ainsi qu’une fontaine près des habitations. Ces constructions ont été détruites il y a quelques années.

    Après avoir traversé la route départementale, on découvre alors une grande étendue où la famille Pasturel avait construit une cabine de bains en 184 la seule à proximité de la plage de Caroual, alors absolument déserte. Plus tard, une autre cabine fut construite à l’extrémité nord, la mieux abritée ; elle appartenait aux religieuses qui avaient choisi cet endroit très isolé. Par la suite elle sera occupée par un personnage, vivant en ermite et se nourrissant des produits ramassés sur les rochers à marée basse (moules, coques, berniques etc…) ; un tas impressionnant de ces coquillages jonchaient l’entrée de lademeure. Les habitants du village de Caroual lui donnaient le nom de  Marquis de Cavey.

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    Cette demeure existe toujours au niveau de l’ancien terrain de camping de Caroual ; pendant très longtemps l’entreprise Bourdon y brûla ses déchets de menuiserie ; mais suite à divers travaux d’aménagement, elle a complètement disparue sous un amas de terre. C’est dans les années 1950 que la municipalité fait l’acquisition des deux prairies pour aménager un terrain de camping ; ce dernier sera fermé en 1966 et transformé en terrain de football et, du coté plage, en parking et aire de camping-cars.

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Christian Frémont.

(Remerciements au Dr P.-L. Dayot pour les documents qu’il a bien voulu nous communiquer).

Les magasins d’Erquy n°8, 8bis et 9 de la rue Foch

Nous poursuivons ici notre visite des magasins de la ville.

En ces temps de confinement, l’Association Mémoire d’Erquy invite ses lecteurs à prendre le temps de rechercher  et, mieux encore: de retrouver leurs souvenirs relatifs aux commerces réginéens pour enrichir le travail de nos enquêtrices. N’hésitez pas à nous les communiquer!…

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n°8, 8bis et 9 de la rue Foch

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AU 8 RUE FOCH

actuellement Le Doris –   (Jégou-Toisoul) Plats préparés

  Jusqu’à la fin des années 50

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                   Premier magasin à droite, magasin de M. Henri Briend, électricien.                          

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A la droite du magasin, on voit ci-dessous la grille de la Ker Alexandra où ont habité.

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les familles: GAUTIER cordonnier au 21 rue Foch ;  M. DOUBNIKOF artisan peintre et sa famille (Annie, Josiane, Arlette) et la famille Cardin dont le fils distribuait les journaux de la librairie de J.P Alain.

Cette villa, détruite au début des années 2000 (2003/2005) afin de créer un passage entre la rue Foch et l’office du tourisme, appartenait à la famille Besnard. Pour anecdote, Mme Noëlle Besnard a exige lors de la vente, que sur l’acte notarié soit mentionné l’obligation de lui remettre la statue du chat qui ornait la maison.

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POISSONNERIE RHOEGINEENE

       Dans les années 1960 Antoine Legall était également mareyeur , il avait un hall dans le bâtiment du port.

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Christian (et d’autres personnes) se souvient avoir ramassé des moules une à une sur les rochers du Guen, Mr Legall les lui achetait pour 50 centimes le kg. Ils remontaient les sacs au parking, rue Léon Hamonet, une vraie corvée!

                                              MAISON LEGALL- GICQUEL  –

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(publicité extraite du Magazine Erquy 1969)

De 1963 à 2009 la poissonnerie a appartenu à la même famille :

De 1963 à 1986, la famille LE GALL gère le magasin. En 1970, formation d’une Société avec Jean-Paul Cochery leur gendre).

De 1986 à 2009, la Poissonnerie  Rhoeginéenne est reprise par les enfants Armelle et Jean-Paul  COCHERY.

De 2009 à  2017,  le gendre d’Armelle et de Jean Paul, Ronan Guiard a pris la succession.

Depuis  avril 2017,  Guylene JEGOU a repris la poissonnerie sous le nom de: « Le Doris ».

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AU 8 BIS RUE FOCH

magasin de vêtements (Mmes BARBEDIENNE)

 

En 1968 : CREATION MAGASIN SANITAIRE par André COLLET fils

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Le magasin est situé à droite sur la photo ci-dessus à l’emplacement des barrières et a été construit en 1967 sur un petit terrain vague (actuellement le parking du Nouvel Oupeye).  Le magasin est tenu par Marie Annick COLLET de 1968 à 2003.

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De 2003 à 2009: VETEMENTS ET SOUVENIRS BRETONS.Magasin tenu par Madame Michèle  POISSONNEAU.

De 2010 à 2018 Mme Josette Blanchet lui succède.

Actuellement, le magasin de vêtement ROMY est tenu par Stéphanie ROBERT BARBEDIENNE.

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AU 9 RUE FOCH

Carrefour Contact

En 1958, construction du magasin à l’emplacement du mur à gauche de la photo.

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     De 1958 à nos jours différentes enseignes d’alimentation se sont succédées: Suma, Stoc, Comod, Shopi.

       Sur cette photo:  L’ECONOMIQUE, alimentation- boucherie, fruits -liqueurs- crémerie:

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Les premières caisses enregistreuses faisaient leur apparition.

    Madame Le Bouil gérait le magasin; elle avait tenu une épicerie, une « Economique », en bas de la place de l’église (à l’emplacement du bureau de tabac actuel). Son mari, Basile Le Bouil, faisait l’après-midi des livraisons avec son triporteur qui lui servait le matin à distribuer le courrier; il était aussi facteur.

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   Au début des années 60, une Rhoeginéenne, Raymonde Erhel née  Couelan, fait ses courses.

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         Une petite anecdote enfin  : on entendait souvent à l’époque des rhoeginéens échanger entre eux : « Oyou que tu prends ton cid’, taï ? » Et la réponse était : « A l’Economique, pour avoir des timbres ».

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L’équipe de Mémoire d’Erquy

Des projets immobiliers auxquels a échappé Erquy…

    Au début du 20ème siècle, Erquy a déjà amorcé sa mue de petite bourgade de pêcheurs en station balnéaire ; et les projets immobiliers vont bon train…

    C’est ainsi qu’en juin 1914, le maire Jean Dobet observe devant son Conseil Municipal l’existence d’une spéculation sur les terrains de la garenne naguère dépourvus de valeur et qui font depuis quelque temps l’objet d’acquisitions diverses à des prix inconnus jusqu’à ce jour et même inespérés. Situation à vrai dire étonnante pour des terres frappées de servitude non aedificandi (et donc inconstructibles) en raison de la proximité du sémaphore dont il convient de sauvegarder la visibilité depuis la mer. On imagine aisément que ce soudain engouement pour des parcelles jusque-là peu recherchées n’était pas le fruit du hasard : l’idée de construire sur la garenne avait de longtemps déjà dû murir dans quelques esprits…

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     Quoi qu’il en soit, le maire estime inadmissible que des propriétaires soient de privés de la libre disposition de leurs biens ; inadmissible et infructueux même pour la collectivité, puisque s’ils étaient autorisés à construire, ils augmenteraient par là-même la valeur de leur terre et donc l’impôt auquel ils se verraient soumis : la commune – dont la situation budgétaire est loin d’être brillante – y gagnerait, le département et l’Etat aussi. L’argument est séduisant – presque pernicieux, faisant du sémaphore l’empêcheur de tourner en rond ; et la conclusion s’impose au Conseil qui demande dès lors à l’Administration compétente d’intervenir : il suffit de surélever le sémaphore – ou mieux encore de le déplacer sur un point extrême de la côte…

      On se doute que, pendant les quelques années qui suivirent (nous sommes, rappelons-le, en 1914), l’Administration eut d’autres préoccupations que le transfert du sémaphore d’Erquy… Mais le projet, inchangé, reparaît en 1926 ; soit refus de l’Administration, soit précarité des finances de la commune, il restera cependant lettre morte… On aurait pu craindre que la destruction du sémaphore à la fin de la guerre ne rouvre le débat ; il n’en a rien été et désormais la garenne, devenue domaine départemental, est – en principe – à l’abri des projets immobiliers…

*

    Quelques années plus tard, en 1934, le bord de mer est quant à lui déjà largement bâti de nombreuses villas entourées de parcs spacieux et qui, pensent-elles, se sont réservé une vue imprenable. Mais c’est compter sans l’Administration des Domaines qui se verrait bien vendre une partie du lais de mer en vue de… construction.

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Claude Spindler et Bernard Besnier

Le drame d’Erquy et ses suites.

Le drame d’Erquy, prélude à la défaite des Chouans à Quiberon 

d’après La Mer et les chouans de Jean-Claude Ménès

 

 Quatre mois avant le débarquement des Emigrés à Quiberon, les Bleus les attendaient, grâce aux documents trouvés sur les Chouans débarqués par erreur à Erquy.

    Par une nuit glaciale, le 16 février 1795, à 5h30 du matin, la mer est grosse et le vent de nord-est ne fait pas de quartier aux nobles émigrés ni aux matelots anglais arrivés de Jersey sur le Phoenix, un cutter commandé par le capitaine Pain. On ne voit pas la côte et l’on ignore où l’on est. On décide de jeter l’ancre au fond de la baie de Saint-Brieuc, à Jospinet.

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     Après une mauvaise reconnaissance de la côte, censée être celle d’Erquy, on poursuit la navigation durant une heure avant de découvrir à marée basse, une bande de galets au pied d’une « montagne ». Certains d’être à Jospinet, les passagers se disputent l’honneur de descendre les premiers à terre car la chaloupe ne peut les contenir tous, d’autant plus que la mer est grosse !  Au terme d’une dispute, on décide d’envoyer à terre trois rameurs anglais, deux guides et un pilote. Les Emigrés sont vêtus comme des domestiques mais armés jusqu’aux dents. Ce sont le chevalier de La Rosière, un Normand, le marquis de Pange, le baron de Boisbaudron qui porte autour du cou, un étui de cuir contenant 200 louis d’or et le comte de Vasselot à qui l’on a confié tout le courrier pour les Vendéens et les Chouans et surtout la révélation de la descente qui aura lieu à Quiberon, dans le Morbihan. Ces hommes serrent dans leurs mains convulsées par le froid, « toute la fortune de la monarchie ». Les autres, attendent leur tour.

      Au petit jour, le cutter aperçoit la lueur des coups de feu tirés de la « montagne » et un peu plus tard, il est repéré et pris pour cible par le fort qui surplombe le cap d’Erquy. Effrayé par les coups de canon, il hisse le drapeau national. Un peu plus tard, le canot vide est repéré dérivant jusqu’au fond de la baie d’Erquy, cette fois, parfaitement identifiée. Le cutter prend alors le large. Que s’est-il passé ?

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      Blessés pour la plupart, les Emigrés, après avoir dissimulé la fameuse correspondance sous les pierres, tentent d’escalader « la colline ». Ils sont vite rattrapés et fait prisonniers par les canonniers de la batterie et un bon nombre de marins de deux canonnières au mouillage dans la baie qu’ont rejoints treize matelots naufragés de l’Impatiente que la tempête a drossée sur les rochers des Minquiers.

      Les premiers prisonniers sont conduits à la mairie, le comte de Vasselot est transporté sur l’une des canonnières. Lorsqu’on ouvre les paquets de Vasselot, on y découvre avec stupéfaction tout ce qui peut officialiser une armée de chouans : Des centaines de brevets d’officiers dont beaucoup sont en blanc, des pouvoirs imprimés et marqués du sceau des princes émigrés. Le commandant du Fort-la-Latte, Guillaume Droguet, qui se trouve incidemment à Erquy, file à Saint-Malo et remet les pièces au général Rey. Les prisonniers, d’abord incarcérés à Lamballe, sont envoyés à Rennes. Deux matelots d’une des canonnières découvrent alors sous les galets le troisième paquet du comte de Vasselot. Il est transmis au général Rey qui, en l’ouvrant, n’en croit pas à ses yeux : Il s’agit d’un document capital, une lettre du comte de Puisaye au comité central de l’armée catholique et royale de Bretagne à laquelle s’ajoute la totalité de sa correspondance depuis le 22 novembre 1794 jusqu’au 15 janvier 1795. C’est un exposé de tous les projets du comte et surtout, la révélation capitale que la descente se fera à Quiberon. Le général Rey va porter lui-même le paquet à Boursault, le représentant en mission. Ce dernier convoque immédiatement le général Hoche et le fait partir pour Nantes et il avertit le Comité de Salut public.

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      Le drame d’Erquy fut ainsi déterminant. Ces quelques gentilshommes, dévoués à la cause royale, devaient rassembler les chouans pour accueillir l’armée qui devaient vaincre les bleus. La tragédie de Quiberon était ainsi prévisible. Il y eut prés de 1000 morts et 6000 prisonniers.    Les royalistes qui participèrent à ce mémorable épisode y laissèrent tous leur vie et ceux qui retournèrent à Jersey avec le Phoenix seront également fusillés. Le vicomte Armand de Chateaubriand, frère du grand écrivain François-René de Chateaubriand sera exécuté sous l’Empire, dans la plaine de Grenelle, le 31 mars 1808.

      « Sa tête était brisée ; un chien de boucher léchait son sang et sa cervelle. Je suivis la charrette qui conduisit le corps d’Armand […] au cimetière de Vaugirard […] Il fut fusillé le vendredi saint : le Crucifié m’apparaît au bout de tous mes malheurs. »

 

*

L’or des émigrés à Erquy

    d’après un récit de M. P. de la Bourdonnaye pour Mémoire d’Erquy.

 

     Certes, les documents concernant le courrier pour les Vendéens et les chouans et naturellement la révélation du futur débarquement de l’armée royaliste à Quiberon ont bien été transmis aux républicains. Il n’en a sans doute pas été de même pour les 200 louis d’or que portait autour du cou, dans un étui de cuir, le baron de Boisbaudron !

     P. de la Bourdonnaye raconte qu’il reçut en 1956, un appel téléphonique d’André Cornu, alors sénateur-maire d’Erquy. Celui-ci venait de recevoir la visite de « chercheurs d’or » qui après avoir consulté le cadastre d’Erquy, s’intéressaient particulièrement au site de La Basse Rue.

     Après s’être renseigné sur l’honnêteté des personnes en question, il donna son accord au maire, espérant, comme il le dit lui-même, que son terrain recèlerait peut-être un trésor qui l’aiderait à réparer sa vieille maison, âgée de plus de deux cents ans. Naturellement, il suivit assidument la prospection des deux chercheurs. Ils lui avaient expliqué qu’ils travaillaient sur une carte de France pour obtenir les premiers indices et précisaient ensuite leurs recherches. « Durant un jour et demi », « leur pendule et leurs calculs trigonométriques les orientaient toujours vers ma vieille maison ». Enfin, bredouilles, ils le quittèrent tout en lui indiquant « d’un geste significatif », « un filon d’or, en direction du sémaphore ».

     Quelques années plus tard, il prend connaissance de deux documents sérieux sur le malencontreux débarquement des émigrés à Port Blanc et sur ses conséquences : La Mer et les Chouans de J.C Ménès et un article de Science Et Vie : Qu’est devenu l’or d’Erquy. Des plongeurs sous-marins avaient fait de vaines recherches dans la crique de Port Blanc ! Les soldats républicains auraient-ils détourné le magot pour le dissimuler quelque part ?

     Discutant avec un ami fortement intéressé par l’affaire, lui aussi, après avoir lu les mêmes ouvrages, leurs soupçons se portent sur un ancien « jardinier » qui exploitait les terres du jardin familial du sémaphore et qui partit en mai 1956 sans crier gare ni payer son loyer au père de son ami. C’était la date de la visite des deux chercheurs d’or qui lui avaient indiqué la direction du sémaphore !

      Dix ans plus tard, le « jardinier » revint s’installer à Erquy. Il se fit construire une belle villa et possédait un yatch magnifique qui faisait l’admiration de tous.

     Quand on lui demandait comment il avait fait fortune, l’heureux homme répondait que c’était grâce à son nez, car il avait travaillé chez un grand parfumeur. Certes, cet homme avait eu du flair et avait su s’en servir !

                                                                                                                            Liliane Lemaître

Convocation à l’Assemblée Générale

L’Assemblée Générale

de l’Association Mémoire d’Erquy

se tiendra le 29 février 2020, à 18 h

à la salle des fêtes d’Erquy.

Vous y êtes cordialement invité.

 

Ordre du jour :

– lecture et approbation du rapport moral du Président.

– lecture et approbation du rapport financier de l’exercice clos le 31 décembre 2019

– affectation du résultat – vote du budget prévisionnel

– renouvellement du tiers des membres sortant et présentation des nouveaux membres.

-fixation du montant de la cotisation.

– questions diverses.

Si vous désirez entrer au C.A et participer au blog en écrivant des articles ou en fournissant des documents, n’hésitez pas à contacter Bernard Besnier au 06 51 23 80 12.

A l’issue de l’Assemblée Générale, le Conseil d’Administration se réunira pour former le nouveau bureau.

Nous terminerons cette assemblée autour du verre de l’amitié.

Dans l’attente de vous rencontrer, bien cordialement,

 

Le Président,

Bernard Besnier

Les Villas d’Erquy

     Parallèlement à notre « série » sur les commerces réginéens, nous inaugurons un travail concernant les villas d’Erquy.

*

Villa Meryem

     A la fin du 19eme siècle, la villa  Le Goulet  est déjà construite.

  Elle s’inscrivait alors dans un terrain d’une superficie de plusieurs hectares qui s’étendaient côté rue de la corniche, de la rue de la Heussaye à la promenade Maginot, comprenait la pointe de la Heussaye et l’actuelle pinède (aujourd’hui propriété du Conseil départemental, ainsi que, côté mer, les terrains clos de mur qui ont fait depuis l’objet de nombreuses constructions (La Skota, Les Ondines, Pen Ker, Dahema…) .

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                Cette photo de 1896 montre bien l’absence totale de maisons côté Sud Ouest de l’actuel boulevard de la Mer.

      En 1890, un partage anticipé de cette immense propriété laisse à M. François Bourgault la parcelle sur laquelle sera édifiée la villa. Cette parcelle cadastrée à l’époque C714 (aujourd’hui AK4) fut vendue, au prix de mille francs, le 22 Août 1906 à Mademoiselle Jeanne Guivarch, alors dame de compagnie des  Kerjégu à Bien-Assis. Mme Guivarch fait édifier en 1908 la villa qu’elle appelle Beauséjour, en pierres de la carrière de Julien Lefebvre de Tu-Es-Roc.

MERYEM2La villa en 1913 .

 

       Le 26 Août 1921, Mme Guivarch, en l’étude de Maitre Le Vaillant, notaire à Erquy, (successeur de Me Gorvel, auteur de l’acte précédent) vend la villa au Comte et à la Comtesse d’Ozouville, demeurant à Montsurs en Mayenne au château de la Roche-Pichemer. Cette vente se fait au prix de 24 000 Fr, que l’acquéreur « paye comptant à la vue du notaire » (selon les termes de l’acte). Les acheteurs changent alors le nom de la villa pour l’appeler Meryem.

      Le 7 novembre 1936, c’est en l’étude de Maitre Joseph Maillard, que Mr et Mme d’Ozouville (représentés par Melle Huguette Tropinel, clerc de notaire habitant rue Foch) vendent à M. et Mme Dauvilliers la villa Meryem au prix de 71000 Fr auquel s’ajoute la somme de 10000Fr pour « meubles et objets mobiliers ». Mme Dauvilliers (née Amandine Lefebvre en 1903 à Tu es Roc) se souvenait avec amusement que, petite fille, sa mère lui avait raconté que son père fournissait des pierres de sa carrière à « une folle qui construisait sur la pointe de la Heussaye ».

     Depuis cette date, la maison est restée dans la famille. Quelques modifications ont, depuis, été apportées : en 1948, construction d’un garage côté Est avec baie vitrée pour accéder à la toiture terrasse. En 1991, agrandissement vitré de la pièce de vie côte Nord. En 2011, construction d’une pièce sur la toiture terrasse du garage, côté Est .

fullsizeoutput_433Aquarelle Léon Hamonet de 1947 avant la construction du garage.

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      Comme de nombreuses villas du Bd de la Mer (La Skota, Pen Ker…) et de la corniche (Ker Catherine), pour leur vue sur la baie, Meryem était occupée par des officiers et sous officiers, aides de camp et secrétaires (les hommes de troupe étaient essentiellement cantonnés à l’Hôtel des Terrasses et dans des blockaus dits « de cantonnement »). Les deux Ttobrouks, installés dans le jardin de la villa et rue du Goulet, étaient équipés de mitraillettes de même que la fenêtre de tir du Blockhaus AK5. Elles devaient contrecarrer un éventuel débarquement sur la plage du Centre.

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Tournage du film « Le Blé en Herbe » (1954)

 

       Le film a été tourné à Eerquy par Claude Autant-Lara, d’après le roman de Colette (dans son livre, Colette situe l’action à St Coullomb non loin de Cancale où elle passait ses vacances, quand elle a écrit le livre en 1923).

Les villas occupées par Mme Dalleray et la famille de Phil et Vinca sont « La Pouillouse » (appelée Ker Anna » dans le film) et Meryem (appelée « Les Algues »).L’extérieur de la maison a été fleuri et un potager créé par Jean Truand, d’Erquy.

20191112_160937 Phil et Vinca dans le Jardin.

      Si les extérieurs ont été tournés à ERQUY, il n’en est par de même pour l’intérieur de la villa qui a été reconstitué en studio à Boulogne Billancourt. Edwige Feuillère (Mme Dalleray) ne serait jamais venue à ERQUY. C’est une « doublure-lumiere »  qui est filmée pour les plans de dos, pour les plans de face, un trucage « ajoute » le paysage derrière l’actrice.

    Les vacances se terminent : les familles de Phil et Vinca , dans la cour de la villa se font amener à la gare par une charrette tirée par un cheval (à noter en arrière plan, Ker Eole propriété du Dr Dayot).

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Contributeur: Jean-Michel Dauvilliers

   HISTOIRE DE L’OFFICE DE TOURISME D’ERQUY (6eme Partie)

       Le 28/01/1957 :

       Recherche de fonds pour améliorer la trésorerie du S.I. Il est demandé à Mr Cornu d’user de son influence pour que soit débloquée la taxe de séjour dont la part qui devait revenir au S.I. n’a pas été versée depuis 4 ans.

        Un concours de chant est fixé au 3 mars. M. de la Bourdonnaye s’occupera de la publicité. M. Dupas de la buvette. Mme Vetier, MM. Rouxel, Moisan et Marcel Renault visiteront les commerçants. M.Gaillard fournira des échantillons de produits capillaires. M. Marcel Renaul prêtera son piano !

       Le 13/06/1957 :

       Assemblée générale: Mr le Préfet a dit que le « tourisme »était le plus beau fleuron de la couronne du département !

       En cours d’installation dans les rues : l’éclairage fluorescent.

       Accord pour que les romanichels ne séjournent pas dans l’agglomération !

       Le 17/06/1957 :

       Voeux : qu’une affichette soit posée dans l’ilot St Michel indiquant de rester sur l’ilot lorsque la mer a entouré celui-ci et une autre à la Roche jaune pour signaler le danger par gros temps. Qu’une restauration soit envisagée pour le four à boulets et le corps de garde.

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       Le 24/08/1957 :

       Assemblée générale:

       Rappel du rôle du S.I.: Enregistrer les vœux des adhérents, les étudier et les soumettre ensuite à la bienveillante attention du maire et de son CM.  Le projet de route touristique à la garenne doit être activé. Demande de radeau, plongeoir et bouées de sauvetage. Demande par des estivants d’autoriser des constructions sur la Garenne en respectant le cadre et les sapins ! Qu’il soit procédé à l’aménagement du belvédère à Caroual..

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        Le 6/05/1958 :

        Evocation de la candidature d’Erquy comme station thermale !

        Demande pour que soit changé le nom du département !

          Le 10/06/1958 :

         Assemblée générale. Présence de Mr Cornu , sénateur maire d’Erquy.

         Le 16/06/1958 :

            Il est question du classement du site du four à boulets comme monument historique ! Et la question est transmise avec déférence avec M. le Maire.

        Le 19/08/1958 :

       Assemblée générale.  En présence de Mrs Cornu, maire et Ruellan, maire adjoint:

      Le professeur Denis Leroy (la Cité, à Erquy) doyen de la faculté de médecine de Rennes, président de la nouvelle fédération thermale et climatique de Bretagne invite Erquy à faire partie de cette fédération !

      Voeux émis par les participants : pose de corbeilles à papiers sur la dune, installation de plongeoirs sur les plages du centre et de Caroual, limiter la vitesse sur le Boulevard de la Mer, augmenter le nombre de courts de tennis.

     Le 15/09/1958 :

     Souhaits de voir les tennis protégés du vent !

     Mr Doradoux, professeur de gym, désire que l’emplacement désigné pour faire ses cours le soit définitivement pour y faire quelques aménagements !

    Le 16/12/1958 :

    Voeu de voir transformée l’ancienne gare en « gare routière »

    Le 20/04/1959 :

    Avis favorable du bureau pour accueillir la troupe du Grenier de Montmartre (1) pour une séance de variétés à la salle des fêtes le 14 août.   Signaler les doléances de particuliers, éloignés du centre, obligés de payer 250 Frs pour la réception d’un télégramme.

     (1) Le Grenier de Montmartre est le nom d’une troupe de chansonniers, animée par Jean Lec, qui produisit de 1946 à 1974 une émission radiophonique satirique très écoutée le dimanche midi; elle effectuait également chaque année une tournée en France.

    Le 19/05/1929 :

    M. Valot signale que le camping municipal a manqué d’eau durant trois week ends !

    Amélioration de la descente à la plage du Guen.

    Le 22/05/1959 :

    Assemblée générale

    Hommage à notre regretté président Mr Rateau  à l’immense bonté, dévouement et désintéressement….

    Signalement de la bonne volonté de la municipalité pour tout ce qui touche le tourisme

    Voeux : dégagement des sentiers menant au four à boulet !

    Le 22/08/1959 :

    Assemblée générale:

    Voeux : création d’un parking derrière le port, limiter la vitesse sur le bd de la mer, route en « corniche » d’Erquy à Pléneuf !!

    Le 9/05/1969 :

    Voeux : qu’un emplacement soit réservé pour les « yachts » et bateaux de plaisance de façon à ne pas gêner les bateaux de pêche. Intérêt pour Erquy de prendre place parmi les stations thermales et climatiques !

     Le 27/06/1960 :

     Profiter de tous les avantages que peut procurer à notre station la recommandation de notre « climat » par le corps médical !

     Voeu tendant à remplacer l’appellation Côtes du Nord par celle de Côtes d’Armor…. convenant mieux à la douceur vivifiante de notre climat.

     Le 12/12/1960 :

     Projet discuté à Brest de créer des stations thermales et climatiques où les malades et convalescents pourraient se revigorer au contact d’un air vivifiant et iodé !

     Voeu : création d’un escalier avec paliers au côté des carrières derrière le port.

     Le 06/05/1960 :

      Il est question de faire insérer une page de « propagande » dans le journal Le Figaro.       Voeu : pour que soit nettoyée et aménagée plus coquettement l’arrivée à notre si jolie et si agréable plage de Caroual.

      Heureuse tournure prise par l’achèvement de la descente en lacets partent de la corniche vers la plage de Caroual.

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     Le 28/05/1961 :

     M. Ruellan fait part de certains projets :

     Construction d’une route Les Sables d’Or- Erquy par les Hopitaux. Achèvement de la promenade Maginot !

      Amélioration de l’éclairage.

      Bloc sanitaire construit au camping de Caroual (classé en 2eme catégorie)

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      Voeux : limiter la vitesse sur le bd de la mer y poser un écriteau : « prudence et courtoisie » !

      Le 25/08/1961 :

      Saison  1961: malgré les évènements et les 2 tempêtes nombreux visiteurs, hôtels et meublés complets en août.

      Goudron sur les plages !

      Le 8/11/1961

      Cotes du Nord : 1er département touristique de Bretagne. Un équipement sanitaire minimum des meublés devrait être imposé. Souhaits pour les campings : pas de campings concentrationnaires, anarchiques.

     Reconsidération du classement « des hôtels touristes » et proposition d’une aide substantielle pour permettre l’amélioration de leur équipement.

     Le nouveau dépliant départemental va lancer l’appellation « Côtes d’Armor »

     Le 7/02/1962 :

     Voeux : protection de nos sites et plages sauvages.

      Projet de bal le 5/08.

     Prévoir des réparations urgentes au bureau du SI notamment pour le plafond rongé par les termites !

     Produite des brochures simples en anglais et allemand.

     Le 8/06/1962 :

     Une discussion est amenée sur le projet de route touristique entre les Sables d’Or et le Val André.

     Les commerçants redoutent de voir leur commerce s’en ressentir si les voitures contournent Erquy.

      Le 19/11/1962 :

      Nautisme : les écoles de voile ont du mal à satisfaire les demandes d’inscription . La CAT enregistre une diminution du nombre de voyageurs par rapport à 1961. Avec le Conseil Municipal, projets : un bal en 1963; remise en état du court de tennis n°2 après la tempête du mois de mars; propagande dans le Daily mail. Remise en état du  golf miniature ?

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      Le 21/04/1963 :

      Première réunion de l’année après un hiver très long et rigoureux ! La « flamme » d’Erquy est prête à être mise en service . Un chèque a été remis au directeur des Postes d’Erquy.

    Souhait de voir interdit le stationnement des nomades sur la commune.

     Le 3/05/1963 :

     Préparation du concours des maisons fleuries.

     Projet d’un bal le 17/08.

     Concours de volley ball (recherche de lots)

     Juin 1962 :

     Mr Cornu rappelle tout d’abord la vocation touristique d’Erquy, la beauté de ses plages, de ses landes, de sa campagne, le renom dont déjà jouit la station non seulement dans le Nord et la région parisienne mais aussi à l’étranger.

      Renouvellement du bureau :

      Deux des quatre membres sortantsdu bureau sont réélus : MM. Perrine et Guégan  et deux élus : MM. Lebert et Cutté .

     Le 14/06/1963 :

     Le tourisme prend de l’importance dans nos régions, il vient immédiatement après l’agriculture et bien avant l’industrie. Les écoles de voile sont prospères partout où elles se sont installées. Question posée pour connaître les mesures qui seront prises pour mettre un terme à la pollution des plages par les hydro-carbures ?

     Le 25/06/1963 :

     Les journaux signalent vingt à trente cas de polio à St Brieuc ! Des inquiétudes pour la saison !

     Le 23/01/1964 :

     Le prix de 3Fr pour la visite de deux pièces au château de Bien-Assis semble élevé. Recherche d’un terrain pour l’implantation de quatre courts de tennis.

     Le 24/03/1964 :

     Le cinéma « Armor » a été rasé dans l’intention d’en construire un autre plus moderne. Le recteur en difficulté côté finances ! Le SI étudie la question.

     Le 1/O6/1964 :

     Voeux : signalisation, sécurité, accès propreté… sont abordés ! Chambres plus nombreuses en hôtellerie. Les meublés doivent être plus confortables. Il faut améliorer l’accueil aux séjours courts !

      Projet de lac artificiel et route touristique aux Hôpitaux. Un service de vedettes, envisagé pour les excursions en mer.

     Le 10/06/1964 :

     Demande de comblement des mares qui bordent les routes aux Hopitaux. Passage du cirque Amar prévu.

      Voeux : construire une petite piscine plage du centre pour les enfants. Construire une digue et des cabines en même temps !

      Augmentation du nombre des cantonniers.

      Le 7/10/1964 :

      Constat : la charpente du SI est rongée par les vers; il est urgent d’aviser !

     Le 7/10/1964 une tempête provoque l’effondrement de la toiture ! Les « archives » sont relogées à la mairie.

     Le 9/12/1964 :

     Reconstruction du bureau du SI prévu rapidement.

     Option d’achat au Portuais d’un terrain : tennis

     Le 15/09/1965 :

     Certaine gêne de trésorerie chez les estivants ! L’hotellerie semble en avoir subi les conséquences ! Juin et septembre ont toujours peu d’adeptes !

     Essai d’un tronçon de digue Boulevard de la mer.

     Le 22/02/1966 :

     Avant-port en attente des crédits nécéssaires à sa construction et aussi de l’accord des marins pour payer une dîme.

     L’ensablement du bd de la mer toujours une question cruciale.

     Le 14/09/1966 :

     La municipalité va se rendre acquéreur d’un terrain à Tu-es-Roc dans le but d’y aménager : tennis volley, basket.

     Création de porte-clefs mis en vente.

     Le 4/11/1966 :

     Trois possibilités pour le nouveau pavillon du S.I:  immeuble Le Rial, villa les Nymphes durant la prochaine saison ou construction d’un nouveau pavillon

     Voeux : gardiens de plages durant la saison.

     Le 20/04/1967 :

     Des circulaires présentées concernant « les marées noires » ! Comment réagir ?

     Le 9/05/1967 :

     Prévoir l’achat d’un zodiac pour la sécurité des plages.

     Le 01/03/1968 :

      Assemblée générale:

  Projets à réaliser : Construction d’un mur de protection sur le lais de mer, aménagement de la descente du Guen; construction d’un  local pour abriter l’auto-poubelle, la moto pompe, le matériel municipal place de la gare.

     Le nouveau local du SI sera prêt à Pâques ou au « Rial »

     Bilan fait sur « la marée noire ».

      Le 04/03/1968 :

      Maitre Guillaume, élu président.

      Le 13/03/1968 :

      Organisation du travail en sections: 1. Hôtellerie, meublés, campings, agence…. 2. Affaires culturelles : arts, histoire, géographie d’Erquy depuis les Romains jusqu’à nos jours ! Création éventuelle d’une bibliothèque des ouvrages intéressant Erquy. 3.  Mieux faire connaître Erquy.

      Le 09/05/1968 :

      Présentation du journal « La Proue » première sortie envisagée.

      Le 04/09/1968 :

      Nouveau local du SI

      Le temps incertain et les évènements de mai 1968 ont perturbé la saison !!

      Nouvelle édition du livre de M. Ruellan.

      Projet d’une nouvelle route reliant Lanruen au Guen

      Le 22/05/1969 :

      Bonne marche du syndicat.