29 rue Clémenceau

Actuellement : Pharmacie Villa Pasteur Erquy

De 1900 à 1950 Pharmacie Pasturel

Photo de 1934;
avant cette date, la pharmacie e était rue des Patriotes, n° 2

D’après Jean-François Pasturel à Erquy, le 11 juin 2018 : La famille PASTUREL, un ancrage très ancien à Erquy :

Selon la monographie de la généalogie de la famille Pasturel établie par mon beau-frère, M. Patrick Violle (« Une histoire de familles »), la présence du nom Pasturel à Erquy remonte au 17ème siècle. L’histoire familiale a sans doute commencé le 21 mai 1632 lorsque naquit à Erquy Jan Pasturel, fils de Jan Pasturel et de Jacqueline Denis. Les archives attestent d’un Jean Pasturel (1659-1720), capitaine de paroisse à Erquy, d’un Jean Pasturel (1700-1795), maître de barque à Erquy, d’un Mathurin Jean Charles Pasturel (1749-1826), négociant-armateur à Erquy.

Mon grand-père, Joseph Pasturel (1880-1948), qui fut pharmacien à Erquy, est le fils de Joseph Marie Mathurin Pasturel et de Léonie Angélina Marie Gaspaillart, fille de Jean-François Gaspaillart, notaire à Hénanbihen. Joseph Pasturel épousa une parisienne, Georgette Messager (1884-1969). Ils eurent trois fils : Henri, Jacques (mon père) et Georges.

On trouve le nom de Pasturel sur un vitrail de l’Eglise d’Erquy (« Famille Pasturel ») ainsi qu’incrusté dans la pierre au-dessus d’une petite porte latérale de l’Eglise accessible par la ruelle à gauche du parvis de l’entrée. Le 23 novembre 1908, fut créé le syndicat d’initiative d’Erquy-les-Bains. Parmi les cinquante-trois premiers adhérents figure mon grand-père.

La pharmacie Pasturel à Erquy ouvrit au début du 20ème siècle. La toute première officine se trouvait rue des Patriotes dans la petite maison attenante à la villa Nazado. La large fenêtre (ancienne vitrine !) de cette maisonnette donne sur l’entrée du collège. Dans les années 1930, Joseph Pasturel déménagea son officine dans la maison appelée villa Pasteur qui abrite toujours la pharmacie, 29 rue Clémenceau, mais continua d’habiter la villa Nazado.

Mon père, Jacques Pasturel, se souvenait du caractère très artisanal du métier de pharmacien dans les années 1930. Sur un large fourneau on pouvait installer un alambic, des bassines et des bains-marie de tailles diverses ; lixiviateurs, ballons de verre, éprouvettes sur une longue table carrelée dont les placards recelaient des mortiers et des tamis. Le pharmacien à l’époque avait une activité manuelle importante. Les substances médicales sèches étaient renfermées dans des tiroirs, s’ajustant les uns au-dessous des autres dans une boiserie qui faisait le tour de la partie du local non réservé au public. L’étage supérieur de cette boiserie était destiné aux potiches et autres vases en porcelaine ou en verre, dans lesquels étaient renfermés les conserves, les électuaires, ainsi que les poudres pharmaceutiques.

Les renseignements collectés sur l’exercice de la pharmacie à l’époque confirment ce que me disait mon père sur la pratique professionnelle de son père : un livre d’ingrédients (liste) et de recettes médicinales (savoir-faire) constituait le référentiel du pharmacien. Beaucoup de médicaments faisaient l’objet d’une préparation officinale. Le pharmacien disposait d’une certaine marge de créativité pour les fameux « remèdes ». Des études ont montré qu’en dehors des alcaloïdes et des antiseptiques, il existait un nombre réduit de produits efficaces, reflet de la persistance de l’impuissance thérapeutique (jusqu’aux années 1930). A noter que Joseph Pasturel, pharmacien, n’a jamais exercé sous le régime de la sécurité sociale créée après 1945.

La réclame (comme on disait à l’époque) jointe à cet article met en valeur les compétences de chimiste de Joseph Pasturel, ce qui atteste du savoir-faire artisanal lié à l’exercice du métier de pharmacien.

De 1951 à 1962 : PHARMACIE PERRITAZ

M. Perritaz avait installé dans le sous-sol un laboratoire pour la sous-traitance de la fabrication de la ‘TONITRINE’ (à base de quinine) à diluer dans un litre de vin, fortifiant pour petits et grands.

Extrait de OUEST-ECLAIR du 20 juin 1924 : un flacon de Tonitrine , apéritive, digestive, tonique et reconstituante que vous mélangez avec un litre de vin naturel, blanc, rouge ou vin de liqueur malaga, muscat, banyuls, grenache de bonne qualité et vous obtenez instantanément ,au prix le plus réduit , un litre de vin reconstituant.

Nous pouvions également acheter des petites bouteilles de ‘NOIROT’ (noires avec étiquette jaune)

Extrait de plantes de différents gouts, rappelant le martini, le cinzano, etc… aussi à diluer dans du vin.

De 1962 à 19xx : PHARMACIE CUTE

De 19xx à 19xx : PHARMACIE MODERNE J COQUELIN

Dans les années 1972 : PHARMACE LEHAGRE

(Sur journal Erquy 1972)

De 19xx à 19xx : PHARMACIE JAMET

De 19xx à 2021 : PHARMACIE DE GALLON

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