Un Pêcheur nommé «BONHOMME»

Une des figures emblématiques des pêcheurs durant les années 1960 et 1970 était connue pour sa gentillesse et sa « bonhomie ». Emile Lecan, dont le nom rappellera de nombreux souvenirs aux anciens d’Erquy, était né en décembre 1922 à Erquy, d’un père pêcheur et d’une mère mareyeur.

Celle-ci faisait aussi et surtout les tournées dans la campagne, jusque Ruca et Matignon. Elle vendait son poisson et « faisait son marché » en même temps : œufs, lait, beurre (qui à l’époque avait le bon goût de ce que les vaches mangeaient suivant les saisons : choux, navette, etc. …) et elle faisait aussi, bien sûr, le marché d’Erquy.

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Pension Angélique

L’établissement se situait 2 rue de la Corniche, tenu par Madame Durand.

La pension étant petite, les repas étaient servis dans la pension, par contre, les chambres se situaient chez les habitants aux alentours.

Le Guide du Syndicat d’Initiative précise en 1930 :

Pension Angélique – A 2 minutes de la Plage
Route de Val-André, Sables-d’Or et Dinard
Cuisine Soignée – Prix Modérés

Le prix de la pension était de 30 francs par jour plus 10% de service.

Un pensionnaire de l’époque s’est confié en ces termes :
« Nous sommes bien nourris, cuisine saine et variée, portions suffisantes : hors d’œuvre, poissons, plat de viande, légumes, salade ou fromage, dessert et cidre compris.
« Nous avons notre chambre en dehors de la pension car il y a trop de clients. Le pays est charmant, très accidenté, belles promenades au long de la mer, dans la campagne et bois de pins. Hier beau temps, aujourd’hui pluie. La plage est grande, celle de Caroual est magnifique. Pêche de crevettes, crabes, lançons ; pêche au port de tous poissons. Excursions variées.
Contributeur : Christian Frémont

Coutumes autour des décès avant 1960

Lorsqu’une personne décédait, un voisin allait à vélo faire les démarches, c’est-à-dire prévenir le secrétaire de la Mairie, le curé, qui faisait aussitôt sonner le glas, la famille aux alentours et dans les communes environnantes. La route était longue, les côtes difficiles, heureusement que les petits verres de roupettes à queue donnaient du tonus !!

Pendant ce temps, d’autres personnes préparaient le défunt, faisaient sa toilette, l’habillaient de ses plus beaux atours, et l’installaient dans son lit : « il était sur les brichets » (disait- on).
A partir de ce moment, et jusqu’à l’enterrement il ne devait pas rester seul ; la présence de gens amis aidait son âme à quitter son corps.
Durant les journées (deux minimum car c’était très mal vu de faire les obsèques rapidement), le voisinage et les amis venaient faire des visites d’une heure et parfois plus, certains récitaient un chapelet de prières. Il fallait s’organiser pour passer les nuits par groupes de trois ou quatre personnes. Si le défunt n’était pas un proche les discussions allaient bon train, il y a des anecdotes croustillantes comme celles-ci :

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Pension de Famille ‘Emeraude’

L’établissement se situait au 16 de la rue Castelnau tenu par Monsieur et Madame François Tirel, Propriétaires.

Devant l’établissement une cour permettait aux pensionnaires de pouvoir bénéficier des rayons de soleil, de se reposer autour de petite tables, et de profiter du grand air.

A l’arrière du bâtiment, un potager donnait accès à la rue des Forges permettant aux résidents de descendre à la plage du centre et au port, en quelques minutes.

Le Guide du Syndicat d’Initiative d’Erquy précise en 1930 :

A proximité de la belle plage de Caroual et du Bourg
Cuisine soignée – Prix modérés

Contributeur : Christian Frémont

Hostellerie de la Chaumière

L’établissement se situait au n°16 et 18 de la rue du Port, tenu par Mariette Chapelain.

C’était une pension de famille, restaurant, en bordure de plage ; la vue était imprenable sur la mer. Un grand jardin derrière l’établissement permettait aux clients de l’hôtel de stationner leurs véhicules en toute sécurité.

L’établissement ayant été divisé, une partie est toujours hôtel, crêperie, restaurant «Le Reflet de la Mer». L’hôtel dans les années 1960 avait également une annexe la villa «Les Rochers».

Contributeur : Christian Frémont

Pension de Famille ‘Montcalm’

L’établissement se situait au 8 de la rue Saint-Jean, tenu par Madame Lepage, propriétaire, une grande cour, et un grand jardin, agrémentait la pension.

Le Guide Illustré du Syndicat d’Initiative d’Erquy indique brièvement en 1930 :

Cuisine soignée – Prix modérés.

A quelques minutes du petit port de pêche, de la plage et du centre ville.

Contributeur : Christian Frémont

Pension de Famille Villa Luciana

L’établissement se situait au 54 de la rue Foch, tenu par Madame Sicot, propriétaire.

Le Guide Illustré du Syndicat d’Initiative d’Erquy de 1930 indique :

A 5 minutes de la mer
Jardin – Cuisine bourgeoise – Chambres spacieuses et confortables
Service par Petites Tables

Aujourd’hui l’établissement a été transformé en maison d’habitation.

Contributeur : Christian Frémont

Historique du Syndicat d’Initiative et de l’Office du Tourisme d’Erquy (I)

(d’après les registres de l’Office du Tourisme)

Le 23 novembre 1908, une réunion a lieu pour la création d’un Syndicat d’initiative à Erquy-les-Bains et de son premier bureau. M. Giraut, directeur des Carrières de l’Ouest, est le premier Président , M. René Dayot, vice-président ; M. Ludot, secrétaire et M. Gorvel, trésorier.

Les 53 premiers adhérents sont les suivants :
MM. Le Morvan (maire), Dobet, Blanchet André,Gorvel, De Kerjégu Jules, Charlot, Loncle Paul, Gour François, Piron, Briend Aimé, Gérault Jules, Rouxel Victor (pharmacien) Maillard (hôtel de France), Besnier (villa Saint-Michel), De Langourian Raoul, De Melon (père), De Melon Maurice (fils), Dayot René (docteur), Loncle Charles, Pasturel Joseph, Lucas Joseph, Ferrand, Connesson Louis, Gaudin, Reynoir, Lanjoy, Chamoussaye, Angol, Lapasset, Gorvel Alphonse, Heleux J.-M., Guivarch, Janvrain, Bouigène, Revel, Froment, La Gouaille, Lhostis, Allain Joseph, Olliveau, Lemoine, De Pontbriand, Guimard joseph, Le Branchu, De Forges Jacques, Heleux Jacques, Durand (buraliste), Lassus, Le Maître, Kervella, Denoual, Juston, Brouard (capitaine du port).

La première question évoquée lors de cette première réunion est la suivante :
« Pourquoi, contrairement aux autres plages voisines, Erquy Plages est elle délaissée ?
Est ce : Un manque d’organisation ?
L’éloignement du chemin de fer ?
Des moyens de communications rudimentaires ?
L’absence de réclames et de publicité ? »

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1902 – Erquy dans Le Journal de Pléneuf et ses Environs

(source : Archives Départementales des Côtes d’Armor)

N° 1 – dimanche 6 juillet 1902
Conducteur de voiture peu commode
Le jour de la première communion des enfants à Erquy, M. Gautier, garde-champêtre, aperçut sur la route, au moment où la procession allait passer, la voiture du courrier. Il pria le conducteur, H., de se ranger, mais ce dernier lui répondit le mot, devenu célèbre, de Cambronne et partit au trot, obligeant les enfants à se ranger précipitamment, au risque de les écraser.
H. fera bien, à l’avenir, d’être plus poli envers les représentants de l’autorité. La peine de 25 francs d’amende que lui a infligée le Tribunal à l’audience du 3 courant le lui rappellera sans doute.

N° 3 – dimanche 20 juillet 1902
Chambre de Commerce – Port
Après avoir entendu le compte-rendu fait par M. le Président de la visite qu’il a faite de ce port en compagnie de M. l’ingénieur Kerviler, l’Assemblée est d’avis qu’il y a lieu de surseoir à la construction d’une cale, ce qui permettrait de réduire à 0,05 francs l’augmentation de la taxe de péage, précédemment fixée à 0,10 francs, si la municipalité d’Erquy se met d’accord à cet égard avec la Société des Carrières de l’Ouest.

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