Du pétrole à Erquy – 25 août 1969

(source Le Marin, journal du 29 août et Jours de France du 27 août)

Triste jour que ce mardi 19 août 1969, le pétrolier « Gironde » de la Compagnie Européenne d’Armement était abordé par le navire israélien « Harbashan ». Par l’importante brèche située à tribord s’écoulait à la mer un filet d’hydrocarbures estimé à 1.500 tonnes. Le lieu de la collision se trouvant à environ 20 milles dans le nord de l’île de Bréhat.

De toute évidence, tout au moins pour ceux qui ont quelques connaissances des choses de la mer, la nappe devrait venir s’échouer sur les côtes bretonnes. En effet, dans cette région les vents dominants sont du secteur ouest et nord ouest et engendrent des courants de surface appréciables.

Le lundi 25 août, à la marée du soir, la plage de Caroual était souillée puis les jours suivants toute la région d’Erquy était touchée.

0

Les mesures prises ? Un avion a pu « escorter » la nappe permettant de mieux la situer et dès le cinquième jour, deux unités de la Marine Nationale sont intervenues.

Mais un dragueur et un remorqueur qui déversent de la craie sur une pellicule d’hydrocarbures de dix kilomètres de long sur un de large peuvent-ils avoir des résultats appréciables ?

Il restait à faire appel aux bonne volontés. Lundi, des pêcheurs du port d’Erquy ont appareillé pour verser de la sciure de bois apportée en hâte (chargé sur les chalutiers par les pompiers d’Erquy sous les ordres du Commandant Morel, directeur départemental des services d’incendie et de secours des Côtes-du-Nord et de l’Adjudant C. Lefaucheur, chef de corps du centre de secours d’Erquy).

0-1                                       Chalutier Brin d’amour patron Pierre Le Duc

0-2

                                            Les sacs de sciure sur le port d’Erquy

 Puis ensuite les riverains ont pu, avec l’aide de tous les bénévoles, commencer le nettoiement des plages et des rochers. Des fosses ont été creusées dans divers endroits des dunes pour entreposer le mazout récupéré par les bénévoles.

0-3

0-4

Craie et sciure de bois ont été utilisées de la même façon que lors du naufrage du « Torrey Canyon »et les résultats sont sensiblement du même ordre, c’est-à-dire peu probants. Alors, pourquoi ne pas employer des produits tels que le « Corexit  7664 » ? Depuis quelques mois nous en connaissons l’existence, mais il aurait fallu le faire venir de loin. Question de prix penserez-vous mais dans le cas présent, connaissant l’origine du méfait il est peut-être possible de faire régler les dépenses par le responsable de la collision.

Une dernière question : Que se serait-il passé si l’abordage avait concerné un géant de 300.000 tonnes ou plus ?

Mieux vaut ne pas y penser.

Mais cette marée noire d’importance réduite pourra peut-être inciter les pouvoirs publics à prendre les mesures qui s’imposent avant que « les bonnes volontés » ne deviennent de plus en plus rares.

En septembre, le journal Le Marin continue d’informer sur « le mazout dans la baie et les conséquences » : La plage de Caroual a été nettoyée avec le concours d’environ 500 hommes de troupe, venus de Rennes et de Dinan, des sapeurs pompiers de plusieurs localités (une soixantaine) et des volontaires, dotés de pelleteuses, de bulldozers, de camions et de citernes, mais aussi de petit matériel hétéroclite et de relative efficacité.

   0-6            0-5

C’est encore une chance que la nappe visqueuse ne soit allée empuantir que quelques endroits surtout fréquentés par les touristes.

A part quelques oiseaux de mer découverts englués, la faune marine ne semble pas avoir souffert.

De grandes tâches brunes, qui parurent au fond de la baie de Saint Brieuc, pouvaient causer quelque inquiétude au sujet des bouchots à moules, situés à proximité. Toutefois pour le nettoyage des rochers, galets et sables souillés, l’administration des affaires maritimes, en accord avec l’institut scientifique et technique des pêches maritimes, a préconisé des mesures appropriées à la sauvegarde des gisements naturels des praires, moules et coquilles Saint-Jacques se trouvant non loin de là, sur lesquels de nombreux pêcheurs travaillent une grande partie de l’année.

Bien que grave, cette nouvelle marée noire a limité ses méfaits. Elle ne pouvait d’ailleurs être comparée à celle provoquée par la perte du « Torrey Canyon » en avril 1967, dont les traces apparaissaient encore il n’y a pas si longtemps, en certains endroits du littoral des Côtes-du-Nord. En début de semaine, toutefois, des inquiétudes se manifestaient du côté du Val-André, après une alerte entre Planguenoual et Hillion où est implantée la mytiliculture.

*

Jeanine C. se souvient : Ce mardi-là, je revenais d’une balade à vélo avec quelques amis et le cousin Yves qui avait installé son transistor sur son guidon. Quand nous sommes arrivés sur la corniche, nous n’en croyions pas nos yeux : tout était noir, le ciel, la plage, les rochers, les vagues déferlaient avec puissance. Les gens arrivaient de partout, souvent ils pleuraient de voir une telle désolation, les oiseaux s’engluaient dans le mazout. Yves a dit : « cet après midi, nous avons pédalé avec Johnny, Claude François, Sheila et ce soir nous voilà dans un film d’épouvante ».

Malgré le travail de nettoyage, des années après, des plaques de mazout ressortaient sur les plages, il n’était pas rare d’en trouver sur les serviettes de bains et sous les pieds. Cela faisait fuir les touristes.

Jeannette L., se souvient également :

Nous sommes allés avec les enfants sur la plage de Caroual voir cette épouvantable marée moire, les oiseaux qui se posaient sur la mer ne pouvaient plus s’envoler. J’avais mis ma gabardine neuve et mon fils Daniel a jeté un caillou dans la mer, celui-ci a éclaboussé le vêtement qui est devenu moucheté noir à vie !

Contributeur : Christian Frémont

« Pattes Blanches » – avril 1949

source Hebdo Cinéphile (informations des Cinémas de France)

Un petit port breton, dans la baie de Saint-Brieuc, prête son décor au film : Erquy.

Sur une mise en scène de Jean Grémillon, avec des dialogues de Jean Anouilh, les acteurs qui interprètent les personnages sont :

– Suzy Delair …………   Odette

– Fernand Ledoux ……    Le patron Jack, propriétaire de la plus grande auberge du pays,

– Paul Bernard ……….    M. Julien de Kériadec,

– Arlette Thomas …….    Mimi, la petite servante de l’auberge,

– Sylvie ………………   La mère de Maurice

– Maurice Bouquet …..    Maurice, frère bâtard de Julien

Le scénario du film est le suivant :

Le mareyeur Jack Le Guen est lentement devenu le maître du pays : c’est au prix qu’il fixe que les pêcheurs lui vendent leur poisson, et c’est encore dans son auberge qu’ils dépensent l’argent qu’il vient de leur donner. Il est ainsi curieusement le véritable successeur des seigneurs dont le dernier descendant légitime Julien de Kériadec, ruiné mais obstiné, vit seul dans son château, sur la lande.

1_boule_w

Avec le phare au second plan

Les gamins du pays ne s’y trompent pas, c’est bien Kériadec qu’ils poursuivent à coups de pierre, et qu’ils ont surnommé « Pattes Blanches », à cause des guêtres qu’il ne quitte jamais, et qui sont, pour lui, la dernière façon de tenir son rang.

Maurice n’est pas sensible à ce ridicule, et pas davantage aux sentiments qui empêchent son frère de vendre pour vivre les inestimables trésors qui emplissent encore le château ; la haine la plus violente, le plus cruel désir de vengeance l’occupent beaucoup. Et si Mimi, la petite servante bossue de l’auberge de Jack n’avait pour Kériadec l’amour tenace et secret qu’elle essaye de dissimuler, c’est dans l’hostilité la plus complète qu’il devrait vivre.

L’arrivée d’Odette, jeune femme que Jack ramène un jour de Saint-Brieuc, va brutalement cristalliser les possibilités tragiques, exaspérer les contradictions que chaque personnage portait en lui, avec lesquelles il vivait, et dont il pensait s’accommoder.

De tout le jour, Odette n’a rien à faire, et l’odeur du poisson qui n’abandonne jamais le mareyeur lui rappelle assez cruellement que la facilité de sa vie n’est pas d’une parfaite gratuité.

Curiosité, ennui, flatterie secrète, aucun de ces sentiments seul, mais bien tous à la fois, expliquent qu’elle ait pu devenir la maîtresse de Kériadec.

2_quai_w

Maurice, sur le quai

C’est Maurice pourtant, avec sa méchanceté et sa maîtrise de soi, qui inspirera à Odette cette passion violente, sans aucune commune mesure avec ce qu’elle a jusqu’à maintenant appelé l’amour.

Elle acceptera même de devenir, entre les mains de Maurice, l’instrument de la revanche sur Kériadec qu’il cherche depuis sa plus petite enfance et qu’il n’a encore jamais su comment exercer.

Pour conserver Odette, Kériadec vendra les meubles, les souvenirs, les richesses accumulées par sa famille, et le jour du mariage d’Odette et de Jack, sous l’œil sarcastique de Maurice qui pense tirer les ficelles de ces marionnettes, riche comme il ne l’a jamais été, il lui proposera de s’enfuir avec lui.

Mais quand Maurice lui montrera les ficelles d’une comédie destiné à le couvrir de ridicule et de honte, une violence contenue, qu’il a toujours maîtrisée à grand’peine, s’empare de lui.

Débarrassé d’un Maurice qu’un coup suffit à abattre, c’est la mariée elle-même qu’il poursuit et étrangle, pendant que continuent les danses de la noce.

Les Kériadec rendaient eux-mêmes leur justice.

Il lui est intolérable que Mimi d’abord, se dénonçant pour lui éviter d’être soupçonné, ou que le suicide de Jack ensuite, qu’on croira coupable, permettent à la justice d’évaluer, avec des mesures qu’il refuse, la responsabilité de ses actes. Il ira donc se livrer, et Mimi, fidèle et impuissante spectatrice d’un drame nécessaire, l’attendra.

3_houssaye_w

Fernand Ledoux, avec  la Houssaye au second plan

Mme Maino Renault-Dayot se rappelle : Michel Bouquet était hébergé chez Mme Germaine Dayot, modiste, à l’angle de la rue Foch et de la rue de Gaulle. Cette maison a été construite en 1938 par l’entreprise de bâtiment de M. Dayot, elle possédait pour l’époque toutes les commodités, salle d’eau et toilettes à l’étage, et la chambre occupée par l’artiste avait un balcon. Elle garde le souvenir d’un homme très courtois. Suzy Delair logeait à l’Hôtel de la Plage.

Le collège Thalassa

C’est lors d’une séance du conseil municipal le 23 juin 1949 que tout a commencé… Le Docteur VELLY, Adjoint au Maire, pose le principe de la création d’une classe mixte de cours complémentaire à ERQUY. Il précisait : « Cette création permettrait aux parents ne pouvant envoyer leurs enfants dans les lycées et les collèges de leur faire donner néanmoins un certain degré d’instruction ». Et les choses n’allaient pas traîner…

Le 23.10.1949  Après exposé du Docteur VELLY, l’assemblée décide d’inscrire au budget primitif de 1950, une somme de 150 000 F en vue de l’ouverture éventuelle d’un cours complémentaire à ERQUY. Et l’éventualité se transforma en certitude… La décision officielle de la création d’un cours complémentaire à ERQUY est prise le 18 novembre 1950 et pour concrétiser cette décision, le conseil prévoit même la construction de l’école sur l’emplacement de l’ancienne gare à Balino. L’on sait que ce premier plan fut remplacé par l’acquisition de la propriété Du FRETAY en 1952 et le 15 mars 1953, le conseil municipal approuve la construction du groupe scolaire sur ce terrain et confie l’étude de sa construction à M. LEGEAY, architecte aux Sables d’Or.

Mais revenons à cette année 1950 et plus précisément à la rentrée scolaire du 2 octobre…  Un matin exceptionnel après de nombreuses années passées à l’école primaire : une entrée en 6ème, une PREMIERE dans l’histoire d’ERQUY. Les élèves… Pardon, les ETUDIANTS arrivent de toute part, d’écoles publiques et privées, du Centre bourg, bien sûr, mais aussi des villages de Tu Es Roc, des Hôpitaux, de la Couture et aussi de Pléneuf et encore de Plurien, Pléhérel, de La Bouillie… Piétons, cyclistes se saluent en se donnant le tour : « Impasse du Paradis » pour entrer une première fois dans la cour de ce qu’on appelle « le cours complémentaire ».

Autre surprise, c’est le regroupement dans une même classe des filles et des garçons. Mais attention ! Les petites tables de deux places étaient occupées soit par deux filles soit par deux garçons. Pas de mélange « des genres » non plus à la récré. Une cour pour les filles, une cour pour les garçons. C’est seulement le soir sur le chemin du retour que l’on pouvait vraiment se rapprocher… et se laisser conduire par de compréhensibles affinités.

Enfin, il faut souligner que cette création d’un cycle secondaire était une opportunité pour les élèves en préparation du traditionnel certificat d’études. Cette soudaine bifurcation regroupait ainsi des élèves qui avaient entre 11 et 14 ans.

La première classe du cours complémentaire – année scolaire 1950 – 1951

Numériser 2

 De haut en bas et de gauche à droite

  • Louis BALAN, Roger LEMOINE, Jean-Yves CROISSANT, Marc OLÉRON, Jean-Paul NICOL, Pierre HUCHET, Joseph ALLAIN, Aimé ALLAIN, Paul DIVEU, Joseph LUCAS, Francisque DÉGUEN, Joseph DÉGUEN.
  • Solange BLANCHET, Joëlle LE DOLÉDEC, Arlette RAULT, Monique EVEILLARD, Colette BESLAY, Colette CORNILLET, Jeannine L’HOTELLIER, Gilberte TREVILY, Josette POILPRÉ, Jacqueline GOUÉLY, Josiane DAGORNE, Jocelyne PELAN.
  • Emile LEMONNIER, Jean CORNILLET, Bernard HAMON, Françoise BRIEND, Yvette LEJART, Anne Yvonne HERVÉ, Annick YVON, Elise GUÉGUEN, Bertrand GUYOMARD, Gérard HINGANT, Michel LÉPINE.
  • Jean-Claude BROUARD, Gérard ROUMIEUX.

Debout, le directeur et notre professeur : Jacques LE MAGOUROUX.

Nous passerons 4 années dans cette même salle. Ce sont les profs qui feront la démarche pour donner leurs cours. La première année : un seul enseignant pour toutes les matières et notre directeur : Jacques LE MAGOUROUX, mais sa grande préférence : les MATHS ! L’emploi du temps donné en début d’année indiquait le samedi après-midi ; étude surveillée. Et le surveillant c’était notre directeur et bien sûr, c’était …. MATHS pour tout le monde. Dans le prolongement de cette « première », chaque année il y aura création d’une nouvelle classe pour arriver à un cycle complet (6ème à 3ème). Ainsi de nouveaux professeurs viendront compléter l’équipe enseignante : Julien TRÉGARO, Paul ROUXEL, Mme LABBÉ et tous les autres !

Un souvenir parmi les autres :

Mme LABBÉ qui nous enseignait l’anglais, avait réussi à faire installer dans la classe un récepteur révolutionnaire à l’époque :… un TELEVISEUR ! Et pour quel événement : le couronnement de la reine Elizabeth II. C’était le mardi 2 juin 1953. Et c’était en mondovision !

Un autre souvenir

La restauration du midi : simple mais suffisante, équilibrée sûrement, bio… certainement. Michel se souvient : « J’aimais bien la cantine du vendredi. On faisait maigre. C’était riz pour tout le monde. Chacun piochait sa part dans un faitout unique, circulant dans un incessant va et vient entre les convives. Et puis il y avait pour compléter ce mets de choix : la confiture, elle aussi à volonté proposée dans un énorme pot en fer blanc de 10 kg. »

La suite de cette première année

Le mieux, c’est de laisser la parole à Julien TREGARO qui sera le successeur de Jacques MAGOUROUX et qui fut aussi l’un de nos professeurs de 5ème jusqu’à la 3ème. Il fait l’historique de ce qui est devenu le Collège d’Enseignement Général mixte , dans le bulletin municipal de 1969. « Sa création remonte à l’année 1950, date à laquelle une sixième fut ouverte à la rentrée d’octobre, classe qui s’ajouta aux trois classes primaires de l’école publique des garçons. Début des plus modestes, le groupe scolaire comprenait deux classes en dur datant de 1860 et des baraques assez inconfortables, vestiges  de l’occupation. Une, puis plusieurs classes fonctionnèrent ainsi de nombreuses  années  au  parc des sports municipal. Mais l’essentiel était d’entreprendre. C’était ce qu’avait compris la municipalité d’abord présidée par le regretté Amédée GUÉGAN, ancien instituteur. Il tenait à offrir aux enfants d’ERQUY et des communes voisines appartenant à des familles modestes, le complément d’instruction nécessaire dans notre monde moderne.

Toutefois ce cours complémentaire ne pouvait se développer et prospérer dans des conditions matérielles aussi précaires ; aussi, la municipalité conçut-elle un projet de construction qu’à l’époque certains qualifiaient d’ambitieux. Au centre de la ville un vaste terrain appartenant à la baronne Du FRETAY fut acquis pour l’implantation du bâtiment projeté. Il appartenait à la première municipalité présidée par M. CORNU de réaliser cette construction. Le bâtiment comprend trois niveaux. Au rez de chaussée, trois classes et une cuisine réfectoire, au premier étage, quatre classes, au second, un dortoir de quarante cinq lits et l’appartement du Directeur. Maîtres et élèves prirent possession des locaux à la rentrée de 1956. Très vite, en raison de « l’explosion scolaire » et de la faveur dont jouissait parmi la population le C.C. devenu C.E.G., ces locaux s’avérèrent insuffisants. Il fallut utiliser au mieux, les bâtiments vétustes vendus avec le terrain, comme dortoirs et bureau et construire des classes en préfabriqué : deux en 1961, deux en 1963.

Dirigé depuis sa création en 1950 jusqu’en 1961 par M. LE MAGOUROUX, puis par M. TREGARO, le CEG vit ses effectifs augmenter régulièrement pour se stabiliser autour de 200 élèves, internes, externes et demi-pensionnaires. Malgré l’ouverture de deux CEG voisins, l’un à PLENEUF, l’autre à MATIGNON, le nombre des élèves est resté sensiblement le même depuis une dizaine d’années. Aujourd’hui (rappelons que ce texte date de 1969) le sort du CEG d’ERQUY est incertain. Il est menacé d’asphyxie entre PLENEUF où doit être établi un CES et MATIGNON. Il est pourtant l’établissement le plus ancien de la région. Les sacrifices financiers consentis par  la commune, les succès scolaires remportés par l’établissement (300 C.E.P., 200 B.E.P.C., etc…) au cours de ces dernières années plaident en faveur du CEG d’ERQUY avec les transformations pédagogiques et matérielles qui s’imposent.

D’ailleurs l’établissement continue à se développer. Une 6ème de transition va être ouverte à la rentrée de 1969, portant ainsi à 3 les classes de 6ème avec un effectif de 80 à 90 élèves et nécessitant la construction d’une nouvelle salle. Le nombre d’élèves prévus au CEG pour septembre prochain s’établit entre 220 et 230. On peut donc être optimiste sur l’avenir immédiat du CEG. Dans une perspective plus lointaine, on peut songer à sa transformation en CES à vocation climatique avec un large recrutement débordant la région, solution qui satisferait sur le plan scolaire les parents d’élèves, sur le plan humain, les professeurs qui se sont fixés à ERQUY et sur un plan matériel, on peut penser que le tourisme local aurait tout à y gagner. Il va sans dire, que ce but ne pourra être atteint que si tous les intéressés s’y emploient et agissent auprès des autorités compétentes. »

Les élèves du CEG s’en souviennent. Ils étaient leurs professeurs pour l’année scolaire 1968/1969 : Directeur : M. TREGARO Julien. Professeurs : M. BATTAIS (lettres, histoire, géographie); Mr COSSON (lettres, histoire, géographie); M. HELLARD (lettres, musique); M. MACE (éducation physique); M. PRIGENT (Mathématiques); M. TREGARO Jacques (lettres, anglais); Mme HELLARD (sciences physiques et naturelles); Mme MORICE (lettres, anglais); Mlle LE THENO (mathématiques, sciences); Mlle PELLERIN (lettres, éducation physique); Instructeur : M. LE BOUEDEC.

On en parle encore…

Un événement qui a marqué le CEG. C’était au cours de l’année 1957, en activité extra scolaire. Mme LABBÉ eut l’idée de créer le groupe Tarass Boulba et la chorographie adaptée d’un ballet russe. Marie-Yvonne en faisait partie. Elle témoigne : « les filles ont eu le plaisir d’appliquer à l’aiguille, sur des tenues identiques, des fleurs très colorées. L’apprentissage des danses fut intensif, méthodique et dans un enthousiasme total aidé par le rythme dynamique de la musique russe et les encouragements de notre professeur à qui nous ne pouvions rien refuser tant nous lui portions d’estime. Le succès nous a conduit à nous produire dans plusieurs départements : le théâtre de verdure dans la vallée de Diane aux Sables d’Or, au casino du Val André… Le « clou » du spectacle étant le saut en grand écart des garçons par dessus les filles inclinées. »

Regardez ces photos. Ce sont les acteurs de ce groupe avec toute leur jeunesse, leur enthousiasme pour porter haut les couleurs de leur collège.

Numériser 3

Debout : Yveline TOUBLANC, Jean-Pierre ALLAIN, Josette BONDARINE, Michel HERVE, Marie-Yvonne LE THUAUT, Jeannine BERNARD, Geneviève TANGUY, Françoise COURQUET, Thérèse LABBÉ, Guy BRIEND, Geneviève BERTIN, XXX

Numériser 4

De gauche à droite : Josette BONDARINE, Marie-Yvonne LE THUAUT, Geneviève TANGUY, Geneviève BERTIN, Yveline TOUBLANC, Thérèse LABBÉ, Françoise COURQUET

En 1969, M. TREGARO prend sa retraite. Il est remplacé par Mr MESTON, directeur jusqu’en 1987. Ce fut une période encore riche en événements. Sur le site du FRÉTAY, cohabitait le CEG et l’école primaire des garçons, et c’est M. MESTON qui assurait la direction de l’ensemble. Face à l’augmentation de la demande d’entrées au CEG, il fut décidé d’acquérir une nouvelle classe préfabriquée portant le nombre à 5.

A la rentrée 1971, le CEG compte 260 élèves. L’établissement comporte 10 classes :3 sixièmes, 3 cinquièmes, 2 quatrièmes, 2 troisièmes.

Parallèlement, l’internat et la demi-pension accueillaient à cette même date 210 rationnaires et tout cet ensemble géré par le directeur : M. MESTON. Il assurait bien sûr l’organisation de l’enseignement du CEG mais aussi la restauration, l’internat des filles et des garçons, l’école primaire des garçons.

Toute une équipe : direction, enseignants, personnel, parents d’élèves pour répondre à un projet éducatif essentiel pour préparer l’avenir de chacun et de tous. Pour M. MESTON qui assurait à cette période des cours de mathématiques et de sciences, ainsi que Mme MESTON, les mêmes matières, ils devaient ensemble être toujours présents et vigilants pour apporter la bonne réponse  de multiples tâches et tous les questionnements. C’était par exemple établir les menus, acheter  les victuailles, prendre en charge les livraisons, gérer la facturation, la trésorerie… C’était aussi choisir le bon matériel de cuisine : plutôt une rôtissoire, matériel plus polyvalent qu’une friteuse ! C’était le jour mais encore la nuit, l’appel et l’assistance du médecin pour soigner les bobos !

Puis progressivement, les choses se clarifient. La primaire des garçons quitte les lieux pour se réorganiser en classe « mixte » filles et garçons dans les salles disponibles à proximité de l’ancienne mairie sous la conduite de Mme FUSTEC. Ce sera aussi la fin de l’internat vers 1972 avec la mise en place des transports scolaires mis à la disposition des élèves résidents à Erquy, Plurien, Pléhérel, Plévenon, La Bouillie.

Le CEG connaîtra son « pic » de fréquentation en 1986 avec 14 classes : quatre sixièmes dont deux de transition, quatre cinquièmes dont deux de transition, trois quatrièmes, trois troisièmes – avec un total de 330 élèves. Un record ! et une rentrée mémorable en 6ème avec plus de cent élèves.

Une anecdote : Avec un tel nombre d’élèves, il fallait des moyens… Cette année, 2 postes supplémentaires s’avéraient nécessaires. Face aux réticences du Rectorat, une délégation de parents d’élèves conduite par M. MESTON se présenta au siège à Rennes. Le groupe était déterminé et les arguments solides. Le résultat de l’entrevue ? Deux postes supplémentaires accordés !

Et toujours des initiatives pour mieux préparer tous ces élèves, à leur projet personnel et professionnel. Ainsi il organisera avec ses collègues professeurs des échanges linguistiques et culturels avec l’Angleterre dans le comté d’ESSEX sous la conduite du principal du collège d’Ingateston, M. Norman PITT. Des séjours passés dans des familles d’accueil, l’opportunité pour mieux maîtriser la langue mais aussi pour découvrir un autre monde, un autre mode de vie et nouer des relations personnelles qui s’inscriront dans la durée. M. MESTON souligne l’implication de tous les professeurs d’anglais : Mme Michèle GRASCOEUR, Mme Christiane MORICE, Mr Jacques TREGARO. Une initiative qui se propagera dans de nombreux collèges des Côtes du Nord et ceux du comté d’ESSEX.

Numériser 5

M. MESTON tient à souligner l’engagement de ses collègues, leur implication, la solidarité de toute une équipe qui a fait que l’établissement est passé de Cours Complémentaire à Collège d’Enseignement Général et enfin Collège après certification. M. MESTON sera par promotion nommé Principal.

En juin 1987, mission accomplie pour M. et Mme MESTON. C’est M. FERNANDES qui, à son tour,  prendra la direction du CEG qui prendra en 1989 le nom de Thalassa (la mer en grec). Ce nom sera symbolisé pendant plusieurs années par un chalutier surplombant la cour, évoquant l’environnement et les activités de la commune d’ERQUY.

Pour clore ce bref historique du collège, nous proposons une photo regroupant tous les élèves dans les années 1997/1998.

Le nombre : difficile de compter. Les visages : parfois difficiles à identifier. Vous reconnaissez vous ? Etes-vous dans cette liste ? Merci de nous aider à la compléter et de nous signaler les possibles erreurs.

Numériser 1

1er rang de gauche à droite : Mathieu RENAULT, Thierry REYDINGER,                ?,  Benoît BOULIN,    ?,                      ?  ,                   ?,                   ?, Jessica DURAND, Magalie HAMON, Cécile GUYOMARD, Justine LEFOLLEZOU, Alexandre VIMONT, Gwénaëlle PELLAN,          ?, Samuel EVELLIN, Christophe VERNEY, Antony…,                ?, Maxime LEMAITRE.                                                  ?,                      ?.

2ème rang de gauche à droite : Stéphanie RAULT,                   ?, Julien CHOLET, Fabien LABBE,                     ? Cécile MICHEL,                ?,                     ?,                    ?,                 ?, Aurore JEHAN,                   ?, Marion et Justine LEDROGOFF, Virginie ERHEL,                       ?, Vaïmité CARPENTIER,                   ?,                         ?, Renaud HELEUT, Julien VERNAY, Samy ETIENNE,                     ?, Eliot…..

3ème rang de gauche à droite : Alexandre DURIEUX,                            ?, Guillaume BOULIN, Mickaël RAULT,                             ?, Lucie LEMARCHAND,                               ?,Estelle DUBOIS, Lucie………………., Julie LODOU, Gwénola……………., Camille………….., Caroline LENORMAND, Roselyne LEFEBVRE, Sandra BIDON, Cécile DUBOSC, Virginie BOIVIN, Valérie BOURGES, Charlotte…………, Elodie………,               ?,                      ?, David CHARLOT, Cédric BAUDET, Pierre-Marie MARTIN, Dominique CHANTOISEL

4ème rang de gauche à droite : Charlotte JAMET,           ?, Gaëlle CARCAILLET,                 ?,     Giulia PANZINI,                          ?,   Marie RENAUT,                                       ?, Christophe BRIANTAIS, Florian DURAND, Gildas BERTRAND, ……… FOLIGNE, Cindy LEMASSON,      ?,  …………….. BILLAN ?, Tristan ELINGUEL,  Jérôme GICQUEL, Adeline ROLLIER, Frédéric HOURDIN, Ifid BROUARD,                         ?,                      ?,         Priscilla LENOIR,   Soizic TERMET .

5ème rang de gauche à droite :

                            ?,                              ?,                            ?,                         ?,                                 ?,  Valentin LETACONNOUX,                                ?,Gabrielle LABBE, Emeric EDOUARD, Nancy MAURER, Florence BARBU,                     ?,                          ?, Tiphaine DEMOY,                        ?, Marie………………….,                                 ?,                             ?, Pierrick BALAN,                            ?,                                     ?, Justine HAMON,                      ?,                                   ? ,                         ?,                                 ?,                                ?, Elodie BARROT,                    ?, Germain DURIEUX,                            ?,                     ?,  Fabien PERRIN.

6ème rang de gauche à droite  ?,                             ?, Fabien BARBOT, Benjamin RENAULT, Anthony SAUNIER, Anne-Claire LEFEBVRE, Marie LE MOAL, Amandine LECOUFFLARD,                             ?,                                  ?,                ?, David GUYOMARD,                ?,                                 ?,                        ?, Sylvain GRALL,                    ?Florian PERROQUIN,                             ?, Xavier BALAN, Julien TREHOREL, Léna LEROUX, Rachelle GUEGAN,                         ?,                                 ?                                    ?,                         ?, Florian ESNAULT,                    ?.

Sur le bateau de gauche à droite :

Paul GUILLOT, Alexis TOMBETTE,    ……….BILLAN,              ?, Noël BROUARD,                      ?,                                    ?,   Elodie……………,                       ?,                             ?,                                   ?,Julie BEAUDOUIN, ……… PERRIN,                             ?, Pauline LEFEBVRE.

Sur la passerelle :

Caroline ESNAULT, Céline……………….., Audrey…………………., Thomas URBAN, Vaïtea CARPENTIER.

         D’autres photos mais de classes seront progressivement diffusées.

 

 

Contributeur: Jean Cornillet (avec l’aide de Madeleine Barbu)

Pension de Famille « BRISE MARINE »

L’établissement se situait au 4 rue Clémenceau. Les propriétaires étaient  la famille Renaut – Brouard.

Brise-1 (2)

Nous trouvons dans la publication des adhérents à l’ «ESSI» (Syndicat d’Initiative) de 1934 :

Pension à 50 mètres de la plage du centre, téléphone : 74, dispose de l’eau courante

Prix de la pension du 1er juin au 14 juillet et en septembre 30 francs, cidre compris

15 juillet au 31 août 35 à 40 francs

Cuisine soignée, service par petites tables, jardin ombragé

Prix spéciaux pour familles – Arrangements pour séjours.

 

En 1937, la revue illustrée Bretagne indique dans sa rubrique ‘Répertoire des Hôtels et Restaurants de Bretagne’ une unique adresse pour Erquy-Les-Bains :

Brise-2

A la fermeture de l’établissement, ce dernier sera transformé en appartements dans les étages.

Le rez-de-chaussée a été pendant de nombreuse années le siège de la société ALLEZ, transformé en agence, et aujourd’hui un cabinet médical.

 

Contributeur : Christian Frémont

Le collège Thalassa

C’est lors d’une séance du conseil municipal le 23 juin 1949 que tout a commencé… Le Docteur VELLY, Adjoint au Maire, pose le principe de la création d’une classe mixte de cours complémentaire à ERQUY. Il précisait : « Cette création permettrait aux parents ne pouvant envoyer leurs enfants dans les lycées et les collèges de leur faire donner néanmoins un certain degré d’instruction ». Et les choses n’allaient pas traîner…

Le 23.10.1949  Après exposé du Docteur VELLY, l’assemblée décide d’inscrire au budget primitif de 1950, une somme de 150 000 F en vue de l’ouverture éventuelle d’un cours complémentaire à ERQUY. Et l’éventualité se transforma en certitude… La décision officielle de la création d’un cours complémentaire à ERQUY est prise le 18 novembre 1950 et pour concrétiser cette décision, le conseil prévoit même la construction de l’école sur l’emplacement de l’ancienne gare à Balino. L’on sait que ce premier plan fut remplacé par l’acquisition de la propriété Du FRETAY en 1952 et le 15 mars 1953, le conseil municipal approuve la construction du groupe scolaire sur ce terrain et confie l’étude de sa construction à M. LEGEAY, architecte aux Sables d’Or.

Mais revenons à cette année 1950 et plus précisément à la rentrée scolaire du 2 octobre…  Un matin exceptionnel après de nombreuses années passées à l’école primaire : une entrée en 6ème, une PREMIERE dans l’histoire d’ERQUY. Les élèves… Pardon, les ETUDIANTS arrivent de toute part, d’écoles publiques et privées, du Centre bourg, bien sûr, mais aussi des villages de Tu Es Roc, des Hôpitaux, de la Couture et aussi de Pléneuf et encore de Plurien, Pléhérel, de La Bouillie… Piétons, cyclistes se saluent en se donnant le tour : « Impasse du Paradis » pour entrer une première fois dans la cour de ce qu’on appelle « le cours complémentaire ».

Autre surprise, c’est le regroupement dans une même classe des filles et des garçons. Mais attention ! Les petites tables de deux places étaient occupées soit par deux filles soit par deux garçons. Pas de mélange « des genres » non plus à la récré. Une cour pour les filles, une cour pour les garçons. C’est seulement le soir sur le chemin du retour que l’on pouvait vraiment se rapprocher… et se laisser conduire par de compréhensibles affinités.

Enfin, il faut souligner que cette création d’un cycle secondaire était une opportunité pour les élèves en préparation du traditionnel certificat d’études. Cette soudaine bifurcation regroupait ainsi des élèves qui avaient entre 11 et 14 ans.

La première classe du cours complémentaire – année scolaire 1950 – 1951

Numériser 2

 De haut en bas et de gauche à droite

  • Louis BALAN, Roger LEMOINE, Jean-Yves CROISSANT, Marc OLÉRON, Jean-Paul NICOL, Pierre HUCHET, Joseph ALLAIN, Aimé ALLAIN, Paul DIVEU, Joseph LUCAS, Francisque DÉGUEN, Joseph DÉGUEN.
  • Solange BLANCHET, Joëlle LE DOLÉDEC, Arlette RAULT, Monique EVEILLARD, Colette BESLAY, Colette CORNILLET, Jeannine L’HOTELLIER, Gilberte TREVILY, Josette POILPRÉ, Jacqueline GOUÉLY, Josiane DAGORNE, Jocelyne PELAN.
  • Emile LEMONNIER, Jean CORNILLET, Bernard HAMON, Françoise BRIEND, Yvette LEJART, Anne Yvonne HERVÉ, Annick YVON, Elise GUÉGUEN, Bertrand GUYOMARD, Gérard HINGANT, Michel LÉPINE.
  • Jean-Claude BROUARD, Gérard ROUMIEUX.

Debout, le directeur et notre professeur : Jacques LE MAGOUROUX.

(suite…)

Deux personnages d’Erquy: M. et Mme Joseph Poilpré

1. Souvenirs, souvenirs…

    En 1920, quand Louise quitte sa campagne de Ruca pour venir s’installer à Erquy, le bourg n’a pas l’aspect d’aujourd’hui. Tu-es-Roc est plus peuplé que le centre, la rue Foch n’est pas encore la rue commerçante que l’on connaît. La principale voie est plutôt la Grande Rue que l’on vient de rebaptiser rue Clémenceau.

    Louise, qui est alors veuve du docteur Benoit, découvre l’arrivée des premiers véhicules à moteur. Ces bolides devaient traverser la commune en trombe car le conseil municipal de l’époque, alors présidé par M. Dobet, se voit obligé de limiter la vitesse de ces engins à 20 km à l’heure dans Erquy.

    Il faut savoir qu’en cette période d’après-guerre, c’est également le conseil qui fixe le prix du pain qui est cette année-là de 0,90 franc le kg.

    Louise est surprise par l’arrivée de ces nouveaux moyens de locomotion, elle qui, à Ruca n’avait qu’un superbe vélo à 3 roues conçu par son grand-père, bricoleur de génie.C’est l’époque de l’arrivée du chemin de fer : une ligne relie Yffiniac à Erquy. La gare de Balino est ouverte à l’emplacement de la caserne des pompiers. Une ligne entre Lamballe et Pléneuf fonctionne et l’on espère un prolongement jusqu’à Erquy, avec une gare à Caroual. Louise emprunte souvent le petit train pour retourner dans sa campagne natale faire provision de beurre et légumes et retrouver ses amis à Hénanbihen où elle était écolière.

    En 1926, les villas sortent de terre à Caroual qui deviendra une station de vacances très prisée et très animée quelques années plus tard.

    Louise va rencontrer Joseph, originaire de Pléneuf. Joseph a pour grand-père le célèbre architecte Corbin qui est à l’origine de la construction de la chapelle Saint-Michel, de l’église de Pléneuf et de bien d’autres monuments importants de la région. Pour les deux jeunes gens, les distractions sont nombreuses à l’époque : les bals, crochets, les courses de chevaux de Caroual qui attirent la grande foule avec ses élégantes aux grands chapeaux. Ils peuvent aussi se promener en amoureux au Vallon de Cavé ou admirer la superbe vue de mer en empruntant le chemin de fer pour se rendre à Pléneuf.

     L’activité principale d’Erquy est alors l’exploitation des carrières, les grandes Carrières de l’Ouest et quelques carrières familiales dont le produit est destiné à la construction locale. Une de ces carrières est dirigée par une femme, Mme Defelne, qui force l’admiration de ses collègues masculins en maniant comme eux la barre à mine et la taille. Les ouvriers des carrières habitent sur le port, d’autres sont logés à Tu-es-Roc ou dans un bâtiment construit pour eux à la Fosse-Eyrand. A Tu-es-Roc habitent également quelques pêcheurs pratiquant la pêche aux maquereaux à bord de doris récupérés à la grande pêche des Terres Neuvas. Les femmes descendent au bourg, leurs paniers remplis de poissons afin de les vendre de porte en porte. (suite…)

Assemblée Générale

L’Assemblée générale de l’Association se tiendra le

18 février 2019, à 18 h 30 à la salle des fêtes d’Erquy

 

Ordre du jour :

– approbation du rapport moral du Président.

– approbation du rapport financier de l’exercice clos le 31 décembre 2018

– affectation du résultat

-vote du  budget prévisionnel ( suivant l’orientation de l’Association)

– nouvelle orientation de l’Association

.- renouvellement du tiers des membres sortant et présentation des nouveaux membres.

Si vous désirez entrer au C.A et participer au blog en écrivant des articles ,en fournissant des documents, ou en  vous investissant dans des fonctions à responsabilités, n’hésitez pas à  contacter Sylvie Moret au 06 45 64 08 93 ou à vous présenter à l’assemblée générale.

A l’issue de l’A.G les membres du CA se réuniront pour former le nouveau bureau.

– fixation du montant de la cotisation.

– questions diverses.

Nous terminerons notre AG autour du verre de l’amitié en partageant nos souvenirs rhoeginéens.

La Présidente

Sylvie Moret

 

Historique du Syndicat d’Initiative et de l’Office de Tourisme d’Erquy (III)

(d’après les registres de l’office du tourisme) .

1932

Le 20 septembre 1932 : Assemblée Générale ; Problème de cotisations impayées soulevé. Rapport financier positif. Publicité bénéfique pour certains propriétaires, commerçants et agriculteurs qui font un bénéfice de plusieurs centaines de milles francs : « Cultivateurs qui vendez sur le marché et commerçants : c’est le moment de faire un effort pour lancer notre station balnéaire. ».

Polémique à propos d’un encart publicitaire où il est signalé que la plage du Bourg est peu commode pour les bains (encart sorti dans un guide du Val André).

f369ec3b-f904-47e3-8d08-0d14c37db341

         Cabines de bain de Caroual, par Yvette L’héritier

Le 16 octobre 1932 : Note rédigée avant son insertion dans le guide « Trait et Union » du Val-André : « Erquy Plages » : Gare de chemins de fer départementaux, reliant à Lamballe la ligne Paris-Brest. Plages présentant aux familles toute sécurité, parfaitement exposées. Petit port de pêche abrité par de belles hautes carrières de « granit rose ». Excursions ravissantes : mer, rochers, bois. Approvisionnements faciles, docteurs, pharmacien ».

La société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons propose des prix réduits pour des engins de sauvetage les plus utiles en cas de noyade.

1933

Le 19 mars 1933 : Demande à la Municipalité de faire le nécessaire auprès des pouvoirs publics pour l’avancement des vacances au 1er juillet afin d’avoir une saison plus longue au profit de tous.

Le réseau routier d’Erquy est très critiqué car déplorable.

Le 28 septembre 1933 : Assemblée Générale : Réclamation de baigneurs : mauvaises odeurs émanant des « tueries ou abattoirs » de bouchers, des lavoirs et ruisseau du marais. Une lettre est envoyée à la Mairie.

Demande non reçue à la municipalité d’une aide financière.

Rapport financier : bilan positif.

Le 3 décembre 1933 : Il faut toujours plus faire connaître notre commune.

La secrétaire a répondu à 370 lettres de demande de renseignements. Il faut intensifier la publicité. Protestation contre la campagne de dénigrement faite par le Midi contre notre région.

Des milliers de cartes postales représentant la Bretagne comme un pays « brumeux, pluvieux et sans soleil » ont été lancées dans toute la France.

(suite…)