Quelques mots entendus dans la famille et autour de moi …

… enfant chez ma grand-mère à Tu-es-Roc, Erquy.

Expressions diverses

Bacouane (n.f.) : personne bavarde, qui parle à tort et à travers.
Bacouaner (v.) : parler à la façon des bacouanes, beaucoup pour ne rien dire.
Buée (n.f.) : lessive ; citation chez grand-mère Marie à Tieuro (nommé aussi l’Algérie, à cause de l’exposition du versant au sud) « vas don m’cri une siautée d’iaouille au pur ! Innocent ! sous les doués, j’vais faire une buée … » pour « vas me chercher un seau d’eau au puits ! Benêt ! je vais faire une lessive … ».
Chair ou Chaïe (v.) : choir, tomber ; citation : « y va chaire » pour « il va pleuvoir ».
Chaout (v.) : chaut, du vieux verbe chaloir (du latin calere, avoir chaud) ; citation : « i’n fait pas chaout » pour « il ne fait pas chaud » ; également « il n’en chaout point » pour « ca me laisse froid, ca m’est égal, ce n’est pas grave » ou encore, «  peu me chaut » pour « peu m’importe » (nonchalant vient de ce verbe).
galoDoué (n.m.) : lavoir.
Faï (n.f.) : foi ; citation : « ma faï vère » pour « ma foi oui / bien sûr ».
Fouérer (v.) : foirer, évacuer des matières fécales à l’état liquide ; citation : « un pet fouérou ».
Gueroué,ée (adj.) : gelé ; citation : « j’sais guéroué » pour « j’ai froid ou je suis gelé ».
Heure ou Houre (n.f.) : heure ; citation : « a c’theure » pour « maintenant ».
Iaou (n.f.) : eau.
Innocent,ente (adj.) : niais, un peu bête.
Maï ou Mei (pronom pers.) : moi.
Piler (v.) : sur qqch. = marcher dessus ; citation : «  faire pile-orteils » pour « discuter debout à plusieurs ».
Pur (n.m.) : puits.
(suite…)

HISTOIRE DE LA POSTE D’ERQUY (4ème partie)

(d’après les délibérés du Conseil Municipal)

Le 24 août 1941 :
Le programme des grands travaux établi par le Conseil Municipal est le suivant :

Septembre 1949

Septembre 1949

1°) Achat du terrain Caillibotte pour construction d’une Mairie.
2°) Constructions d’édicules (c’est un terme d’architecture qui recouvre plusieurs petites constructions isolées dans l’espace public ou des espaces ouverts, d’emploi et de statut variés) au Bourg et à la plage de Caroual (cabines de bain).
3°) Construction de la vigie au Guen.
4°) Construction du chemin de Caroual à la mare dit « bigneuf ».
5°) Construction du chemin de Saint-Pabu à la limite de Pléneuf dit « la ville pierre ».
6°) Construction du chemin du Doublet à la Ville Pilange.
7°) Construction du tertre des Hôpitaux, chez Eugène Renault.
8°) Construction des trottoirs des rues principales.
9°) Goudronnage des rues.
10°) Continuation de la digue de Caroual devant chez M. Breton.
11°) Construction d’abris aux haltes du chemin de fer à Saint-Pabu et aux Hôpitaux.

Le 24 mai 1942 :
Le Conseil Municipal vote un crédit de 300 F en faveur de M. CORDON Jean, le « tambour afficheur ».

(suite…)

Joyeuses fêtes

L’association Mémoire d’Erquy vous souhaite de bonnes fêtes et vous remercie pour votre fidélité. Vous êtes de plus en plus nombreux à suivre nos publications, si vous possédez fete-de-noel-1960-melle-malarddes documents sur l’histoire d’Erquy ou sur votre histoire, photos, vidéos n’hésitez pas à nous joindre, nous pourrons avec vous, enrichir nos publications.

Pour terminer l’année un diaporama sur des photos de classe autour des années 60, sur une belle chanson de Noël.

 

Le Bateau de sauvetage « La Marie »

(Ouest-Eclair du samedi 5 décembre 1903)
La Société Centrale de Sauvetage des Naufragés a doté le port d’Erquy d’un bateau de sauvetage, la ‘Marie’. C’est une baleinière de 10 mètres de long.
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La bénédiction a eu lieu dimanche, 29 novembre [1903], en présence de M. Granjon de Lépiney, président de la société. M. et Mme Vianelli étaient les parrain et marraine.
Le comité local est ainsi composé : M. Le Mordan de Langourian, maire, président ; M. Pincemin, garde-maritime, secrétaire-trésorier ; MM. de Kerjégu, armateur, Le Couturier, receveur des douanes, Henry, maître de port, membres.
L’équipage est composé comme suit :
Patron : Jean Rollier.
Sous-patron : Pierre Nevot.
Matelots : Jean Lefebvre ; Julien Lefebvre ; Ernest Lequelennec ; Julien Rault ; Jean Peignon ; Louis Coallan ; Louis Besrest ; Constant Rollier ; Auguste Lamothe ; Mathurin Macé ; Jean Rault ; Léonore Lequelennec ; Louis Jaffrelot ; Jules Pays ; Jean Corniet ; Marie-Ange Duclos ; Emile Rollier ; Joseph Corniet. »
marie_2wLa SCSN était une association créée en 1865, dont la mission était d’assurer le sauvetage des personnes en difficultés en mer. Elle était sous la protection de l’impératrice Eugénie qui offrit le premier canot. Ses ressources consistaient en dons et legs. Dès 1866, 20 stations étaient en service, pour atteindre 70 stations en 1883.
La ‘Marie’ était un canot à rames et à voiles (une grande voile et une misaine) construit en 1903 par le chantier Augustin-Normand du Havre. L’embarcation mesurait 10,10 mètres de long, 2,27 mètres de large au maître-bau ; son tirant d’eau était de 0,47 mètre. Disposant d’un arrière pointu et d’une étrave très haute, ses deux extrémités comportaient un caisson en cuivre rempli d’air ; elle était équipée d’une lourde quille de fer. Ainsi cette baleinière était insubmersible et à redressement après chavirement.
Cette opération devait être impressionnante comme le démontre le texte que nous avons retrouvé : « En cas de chavirage, ces dispositifs (caissons et quille) obligeaient le canot à se redresser (en 4 secondes d’après les essais effectués). Les canotiers étaient entraînés pour faire le tour avec l’embarcation en restant cramponné à leur banc, munis de leur ceinture de sauvetage. L’eau embarquée était automatiquement évacuée (en 22 secondes) par 6 larges tubes de cuivre reliant le pont au fond du canot. »
Ce bateau fut donc affecté à la première station de sauvetage d’Erquy qui était installée sur la dune de la plage du Bourg au niveau de l’hôtel Beauregard.
marie_3wUne sortie d’exercice avait lieu chaque mois. Par force 3 à 4, l’équipage, aux avirons, rejoignait le rocher de l’Evette à 3 milles au large d’Erquy.
Au cours de sa carrière, la ‘Marie’ n’effectua que six sorties pour des sauvetages réels dont la dernière se produisit le 14 mars 1934 : le ‘Saint-Georges’ de Saint-Malo avait coulé sur Rohinet.
Il fut remplacé par un canot de sauvetage à moteurs dont le baptême eut lieu le 28 juillet 1935 à 15 heures. Le ‘Vice-Amiral-Courbet’ était stationné dans un nouveau bâtiment situé à l’anse de la pointe du Cap.
marie_4wLa ‘Marie’ fut vendu en 1937 à un particulier d’Erquy. Des avirons (4 mètres de long) sont actuellement conservés dans la chapelle des Marins.
L’abri de sauvetage de 1903 fut déclassé pour sa mission initiale et, après différentes affectations, finalement détruit en janvier 1981.
Contributeurs : Christian Frémont & Jean-Michel Mori

Au son des vielles, cercle celtique d’Erquy

(source : Cercle Celtique d’Erquy)

« La région de Penthièvre qui s’étend de la baie d’Yffiniac à l’Arguenon et des monts du Méné au cap Fréhel, n’a pas oublié les danses et contredanses pratiquées jadis au moment des mariages et des assemblées ou des foires annuelles comme celle de Montbrand, ni les vielleux, qui comme le fameux Villedieu entraînaient les couples joyeux. »

« C’est un élève de Henri Gouault, dit Villedieu, qui au Cercle Celtique d’Erquy joue les danses que vous [pouvez] entendre. Il se nomme Cardin et pratique la vielle depuis l’âge de 10 ans. Grâce à lui, la tradition ne s’est jamais éteinte dans le canton de Pléneuf. Accompagné de Janig Petton, directrice du Cercle et de Mona Amailland, monitrice, il présente les danses suivantes : »

Aéroplane d’Erquy

Bal de Jugon

La Guibra

En avant-deux d’Erquy

Polka de Ploeuc

La Trompeuse

Ces airs ont été enregistrés aux environs de 1959 sous un label discographique breton, créé en 1952 par Hermann Wolf (1904 – 1976) à Quimper, sous le nom de « Mouez Breiz » soit « La Voix de la Bretagne ». Ainsi fut constitué une mémoire sonore de la musique bretonne des années 1950 à 1970.

Sur la carte postale du groupe folklorique d’Erquy, nous avons pu reconnaître :vieil2

De gauche à droite, au 1er rang : Madame Petton, … Cardin et Monique Amaillant ; au 2ème rang : Patrick Le Roch, Annick Rouxel et ? ; au troisième rang : Annick Lemonnier à droite ; au dernier rang : Georgette Brouard, Colette Cornillet et … Cardin.

Extraction de la marne à Erquy

En 1870, plage du Bourg , une photo montre plusieurs tas de marne en attente d’être chargés sur des charrettes. Ils ont passé quelques jours sous la pluie afin de libérer la marne d’un excès de sel.
marne_1La marne, vase grise-bleue, gluante, malléable, glissante, difficile à extraire, est un mélange de calcaire, d’argile et de sable à pourcentage variable.
Cette marne était ensuite chargée sur des charrettes pour gagner les fermes, où après son broyage sous forme de poudre, elle était répandue sur le sol à travers les champs comme amendement pour les terres pauvres en chaux (marne contenant plus de 50 % de calcaire), trop légères (marne argileuse, plus de 50 % d’argile), ou trop compactes (marne siliceuse , plus de 50 % de sable). (suite…)