Histoire des Commerces d’Erquy: 24 et 24 bis, rue Foch

 

24 rue Foch

coiffure EPITHETE Mme BLANCHARD  (depuis 2006)

 

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   Début des années 70

  SALON DE COIFFURE  F. JOUAN 

 coiffure dames- soins du cheveu, postiches- produits de beauté.

(publicité dans le magazine Erquy 1973)

Se sont ensuite succédé:

SALON DE COIFFURE.- NIZETTI JACKY

et SALON DE COIFFURE -MEHEUST JOELLE ( jusqu’en 2006)

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AU 24 BIS (actuellement)

(magasin fermé)

.Dans les années 1970:      

AGENCE ERQUY EXTENSION – J LOIZEL

     LOCATIONS- VENTES

                                                                                        prêts immobiliers – crédit auto

 

 

Se sont ensuite succédé

LA SOCIETE GENERALE

et

LA  POISSONNERIE PANIER DE CRABES

( fermée en 2017)

AU 20 RUE FOCH (actuellement)

 

 

    Des années 30 (environ) jusqu’aux années 45/48 (environ), se trouvait là l’Epicerie Hamon, LES QUATRE SAISONS, tenue par Pierrot et sa femme Marguerite MIERE, fille des moulins de NOYAL (pour information les moulins de Quélard, et de Montafilan appartenaient à cette même famille). Pierrot et Marguerite ont eu une fille Suzanne.

 

     A partir des années 50, se sont succédé l’épicerie Henaff  et l’épicerie Poilvé.

     Puis,  Bernard Dubois  a tenu jusqu’aux années 87/88 un magasin : droguerie-peinture, ménage-parfumerie-plastique, dépot Primagaz. La mère de Bernard tenait le magasin. Bernard était plombier et son ouvrier Dédé était bien connu des habitants d’Erquy.

 

                                                             (publicité insérée dans le Magazine Erquy 1975)

 

      Dans les années  1990, s’est ouvert un magasin de coquillage tenu par Mme Marquis, qui habite actuellement à Tu Es Roc.

 

Les très belles collections de coquillages de M. Marquis étaient classées parmi les meilleures.

      Ensuite se sont succédés des magasins saisonniers et éphémères:

      Jusque dans les années 2000 environ, il y a eu un Marchand de tapis, 

 

      puis  LOUEREP (Location de vaisselle):

 

 

                                                                                                 *

  L’actuel propriétaire y est depuis 2006;  avant lui, y résidait Maryse Le Brun.

Histoire de « pots de vin »

 

    Un  pot de vin  est traditionnellement interprété comme un acte de corruption. Il s’agit généralement d’une transaction malhonnête entre deux personnes. L’une d’elle offrant de l’argent ou tout autre bien à la seconde dans le but de commettre un acte immoral. 

 Au XVIIIème siècle, dans le secteur de la marine et plus précisément de la pêche, il s’agit d’un geste tout à fait légal, pratiqué devant notaire.  C’est en quelque sorte une bonification ou une espèce de prime à l’engagement stimulante pour le recrutement, dans ces campagnes difficiles. Ce pot de vin ne remet pas en cause la part revenant à l’engagé sur le produit de la pêche. 

  Cet acte concerne par exemple, tout l’équipage du morutier qui se prépare à la grande campagne de Terre-Neuve : Les officiers-majors, mariniers, matelots pêcheurs, novices et autres, volontairement engagés sur le navire La Belle Françoise , d’environ 50 tonneaux dont sera capitaine François Pasturel. Le navire se prépare à sortir du port d’Erquy pour aller pêcher la morue sur le grand banc de Terre-neuve et autres bancs. Il devra tâcher de veiller à l’entier chargement du dit navire  et ensuite en faire décharge dans le port des côtes de Bretagne, Normandie et autres provinces de France.  

 

 

      Avant leur départ, le sieur Pasturel de la Réauté, armateur, s’engage à leur payer les sommes convenues pour leur « pot de vin » et qui seront portées dans l’article d’engagement particulier de chacun d’eux  Pour salaire, ils recevront au retour,     1 /5ème du produit de la vente de la pêche du poisson et de l’huile. Voici, pour exemple, le montant des pots de vin de quelques engagés  – tels qu’on peut les retrouver dans un  acte signé le 4 mars 1786 sous le seing du dit sieur Pasturel de la Réauté, armateur et les nôtres après lecture. 

    Le  25 02 1786, après midi, Jean Hamoniaux, demeurant aux Hôpitaux, en cette paroisse d’Erquy, en qualité de « matelot pêcheur », a reçu pour son pot de vin, la somme de 210 livres dont la quittance, aura en outre un lot au cinquième de la pêche. 

Jean Raux, demeurant au bourg d’Erquy, « matelot pêcheur » a reçu son pot de vin de 210 livres et aura de plus, un lot au cinquième de la pêche. Guillaume Dutertre, également « matelot pêcheur » demeurant à Erquy, a reçu 210 livres. 

Etienne Henry, s’est engagé en qualité de « novice » et a reçu pour son pot de vin, la somme de 87 livres. Il aura en outre, un demi lot au cinquième de la pêche. 

Antoine Dagorne, âgé de 14 ans, demeurant au village des Hôpitaux de cette paroisse d’Erquy, s’est engagé en qualité de mousse et a reçu son pot de vin de 50 livres. Aura en outre, 1 /4 du lot au cinquième de la pêche. 

Jacques Lorie, demeurant au bourg d’Erquy, s’est engagé en qualité de « maître d’équipage » et pêcheur et a reçu pour son pot de vin, la somme de 274 livres et aura un lot au cinquième de la pêche. 

Le sieur Nicolas François Le Roux de la paroisse de Tourville, évêché de Coutances, en qualité de « second capitaine », saleur à pratique a reçu son pot de vin de 300 livres et aura en outre un lot au ¾ de pratique au cinquième de la pêche tierçons de morue et un tierçon de Nos ? et langues. 

François Pasturel, sieur de la Ville Rogon, en qualité de « capitaine en chef » du dit navire, a reçu pour son pot de vin, 300 livres, et aura un lot ¾ au cinquième de la pêche, un tierçon d’huile, une barrique de morues et un tierçon de nos (1) et langues. 

(1): les nos sont les joues de morue (encore appelées jottereaux)

Le boulevard de la Mer et la plage du centre

Au début, ce ne fut qu’un chemin, complètement ensablé l’hiver et qu’on devait dégager au printemps. Les toutes premières villas y furent construites à la fin du XIXème siècle. L’endroit fut longtemps inhabité car jugé insalubre. C’est que, dans le fond de la baie, balayé par les vents et les courants, s’était formé un milieu dunaire, qu’on appelait le marais du bourg où poussaient allègrement tout un peuple de chardons bleus et de plantes sauvages. On aimait pourtant y passer et l’on y voyait défiler processions de Fête-Dieu et cortèges de mariage qui privilégiaient, aux beaux jours, ce chemin reculé des hommes et exposé aux grands souffles de la mer où l’on regardait évoluer navires et bateaux de pêche.

    La Chaussée, haut lieu de la construction navale à Erquy.

Au XVIIIème siècle, les maîtres architectes de navires étaient issus de cinq familles de notables : Les Beaubra, Dobet, Pasturel, Ribinot et Renault. On avait édifié quatre loges, ou « mazières » d’après les plans des ingénieurs du roi. « Le Château de Haute Folie » est la dernière qui subsiste aujourd’hui. Bien qu’elle ait été restaurée et remaniée, on peut encore admirer sa singulière architecture si l’on jette un coup d’œil au fond de la cour, derrière la crêperie « le Chalut » qui la masque. On avait aménagé trois cales de construction à proximité de ces mazières de La Connnière en amont de l’ancien port de la Vèze, occupé par les barques des marins pêcheurs. (L’extrémité du port s’appuyait sur le rocher de la Veze qui fut supprimé lors du prolongement de la jetée en 1896.) Un parc de conservation des bois de construction se trouvait au pied du « Chemin des Coches », rejoignant la côte de Tu-Es-Roc. Ces chantiers connurent une activité exceptionnelle dans les années 1780- 1783, pour la construction d’un bâtiment de 800 tonneaux : « Le Maréchal de Castries ». En 1760, on pouvait dénombrer 13 charpentiers de marine et en 1786, 9 charpentiers et calfats Depuis la disparition de ces chantiers, cette partie de la dune a connu une forte activité d’entretien des bateaux : les « plates » et « doris » étaient retournés au soleil et, après un bon nettoyage, on passait au coaltar la partie de la coque qui devait être immergée.

Avec le développement de la pêche côtière, les coquilliers venaient faire leur carénage sur la plage de la vieille Echaussée, surtout au mois de juillet et d’août, parmi les baigneurs, fort intéressés. Cette pratique est naturellement interdite aujourd’hui Devant « le Café » du Port », se trouvait une petite échoppe dont la porte restait toujours ouverte : la poissonnerie Le Chat. Suivant la pêche du jour, on pouvait y acheter des coquillages et du poisson frais. On voyait le personnel ranger les coquillages dans les cageots à l’aide d’un « lieur à vrille », vulgairement appelé « branleur »  pour le mareyage. Vers 1880, la « Société centrale des sauvetages et naufragés » choisit La Chaussée, cet endroit abrité pour construire un abri pour le canot de sauvetage « La Marie ». La bénédiction fut solennelle, après la grand messe, le 29 novembre 1903. Le bateau était lourd et sa mise à l’eau difficile…En 1934, le local resta vacant. On décida d’y créer une coopérative maritime pour pourvoir aux besoins professionnels des marins pêcheurs.

L’endroit était à la belle saison, toujours animé par quelque cirque en face des restaurants « Beauregard « et « Le Reflet de la Mer ». Ils étaient relayés par des jeux de plage publicitaires organisés par des marques de produits réputés : Lessieur, Cadum, Astra, le chocolat Poulain, les produits Solilaine, Solivaisselle avec leurs flacons à la bille intérieure qui laissaient s’écouler la juste quantité pour le meilleur usage de la ménagère : L’époque était à l’économie et l’on satisfaisait petits et grands !

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La dune, côté ouest : Les Ecrites La dune.

    Cette extraordinaire extension de la plage représentait un lieu festif : distractions, jeux et repos au sein de ses nombreux abris naturels lors des après-midi venteux attiraient petits et grands. On y organisa des bals populaires et de nombreuses fêtes embrasant le site de leurs illuminations.

En 1919 Monsieur Davidsen construit à ses frais un court de tennis. En 1937 un club de vacances offrant des jeux sportifs aux enfants , « le club Mickey »puis plus tard, « les Castors » fut installé avec l’accord de la municipalité par M. Doradou .Nos exploits étaient récompensés par de belles médailles qui valaient à nos yeux toutes les légions d’honneur ! Puis, ce fut la guerre… et le lieu magique, propice aux rires et aux libertés fut interdit… Catastrophe oblige ! Cela se passe toujours ainsi !

   

   La vie reprit heureusement son cours.  En 1949 on construisit deux cours de tennis dont la location permit de financer le syndicat d’initiative. Quelques années plus tard un mini golf sera installé devant la villa Ker Aline pour le plaisir des petits et grands. Suite à la construction de l’immeuble « Le Rial », l’école de voile s’installe en 1968. Les caravelles et les vauriens (seuls bateaux à l’époque ) de couleur orange seront entreposés sur le terre plein dans l’attente de la saison estivale. Comme il y a obligation pour la municipalité de surveiller au moins une plage, la plage du centre étant la plus fréquentée un poste de secours sera installé en 1967.

C’était un bungalow démontable de couleur blanc portant les inscriptions « Poste de Secours; les surveillants sont des C.R.S. Un petit manège, tenu par la famille Robert puis par la famille Figuier prit aussi position dans cette zone souriante. Quelques arbres y poussaient, offrant généreusement leur ombre réconfortante aux promeneurs qui voulaient s’y asseoir pour se protéger de l‘excessive chaleur. Le grand pin touffu qui jouxtait la plage était vraiment, à cet égard, un pin-parasol ! De petits cirques attiraient aussi le jeune public durant l’après-midi… Lorsque nous montions vers les rochers du Goulet, je m’arrêtais volontiers pour admirer une partie de tennis. La sœur aînée d’une de mes camarades était une joueuse acharnée et j’étais stupéfaite de voir sa courte et robuste silhouette frapper virilement la balle lancée dans l’air bleu, projetée avec la force d’un boulet de canon, à ras du filet dans un service irréprochable et surtout … irrattrapable !

   

     Un peu plus bas, dans une position surélevée au-dessus de la plage, ceinturées par une couronne de cailloux, se dressaient trois cabines de bain. Je connaissais bien la première, qui ressemblait à une ruche verte. Je l’avais souvent fréquentée lorsque j’étais petite fille et que j’accompagnais ma petite camarade Baby, ma jeune voisine qui habitait dans la grande maison de la Poste, certaines matinées estivales. Tandis que sa maman se reposait sur un transat, nous allions pêcher des bigorneaux tout autour de la mare et lorsque nous ramenions nos petits seaux remplis des coquillages palpitants, on nous disait avec une petite dose de mépris : « Ah ! Mais ce sont des bigorneaux de chien ! Allez ! Jetez-les dans les rochers ! ». Quelle déception et surtout, quelle humiliation ! Durant ces merveilleux après-midis d’été, sur la plage, fleurissaient des colonies de tentes rayées de vert ou de bleu…

    Parmi nos locataires, un vieux couple d’amis revenait chaque année. Ils étaient charmants et avaient leurs petites habitudes. La dame aimait tous les jours se rendre à la plage qui était à deux pas de la maison, emportant son pliant et son ouvrage de crochet. Naturellement, elle voulait être installée au mieux sous l’auvent de sa tente que son mari partait monter en début d’après-midi. Le malheur voulait pourtant que le mari zélé se trompait invariablement en appréciant le sens du vent et qu’il la montait à l’envers. Elle était donc orientée en sens opposé à toutes les autres ! Lorsque nous rejoignions madame B. c’était toujours le même concert de lamentations : « Henri n’avait jamais su monter une tente ! » Puis, l’orage passait et elle nous racontait des histoires en crochetant ses petits carrés de fine laine, allant souvent jusqu’à inviter dans son salon balnéaire les voisins infortunés qui n’avaient aucun abri pour se protéger d’une soudaine intempérie… Henri, lui, pêchait un joli lot de palourdes du côté de la Heussaye !

    Tout au centre de la dune, juste avant l’Hôtel de la Plage, On avait aménagé un délicieux golf miniature. Nous avions des relations fort amicales avec la famille du créateur qui possédait l’une des villas de notre voisinage. Je fréquentais ainsi assidument le petit parcours avec club, balles et carton récapitulatif… Le dimanche et les jours d’été, le golf était très animé et faisait la joie des petits et grands… Les années passèrent, à toute vitesse, bien sûr… On dut construire une digue pour retenir le sable marin et protéger l’espace routier. A mes yeux, c’était un chantier pharaonique. la dune avait disparu et le béton avait dévoré la moitié de la plage… Désormais, plus de sauts du promontoire dunaire ! Plus de cachette dans les creux plantés d’oyats ! Le club de plage, le petit manège et le mini golf avaient disparu… Bien sûr, on aménagera six courts de tennis au Portuais en 1975 et le manège Figuier sera autorisé à occuper un emplacement à la Chaussée… N’importe ! La plage de notre enfance avait disparu emportant avec elle l’enchantement de ses dunes accidentées. Toujours présente dans nos souvenirs, elle figure encore dans nos rêves, paysage démultiplié par la puissance de l’imaginaire qui anime ce que nous avons aimé.

Christian Frémont et Liliane Lemaître

16, rue Foch (actuellement Boulangerie Lecoufflard)

 

  

Dans les années 30

 AU PETIT BAZAR

 tenu par Armand Rageot et fils

                                       

 

PLOMBERIE EN TOUT GENRE, BAZAR, ARTICLES DE PÊCHE

Nous trouvions aussi: articles de bâtiments, croix funéraires, ornements, plaques en fonte chenets, articles de ménages émaillés, lits en fer, cuivrerie, faux et faucillons.

  Après le décès de son mari, sa femme Thérèse Neau a continué à tenir le magasin pendant un certain temps puis l’a confié à sa nièce Andrée Barbé (fille de Anna Rageot).

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Dans les années 50 jusqu’au début des années 70:

PIMPRENELLE ET NICOLAS

    Vêtements d’enfants

Tenu par Andrée Barbé

(Magazine Erquy 1972)

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   A partir de  1984

Pâtisserie-Boulangerie

           tenue par P.& F .Berger,

puis Marc Oisel, confiseur-chocolatier.

puis M. Saba

                                                                                              puis M. Legendre

   

 

 

Depuis 2012,

Boulangerie-Pâtisserie Lecoufflard

 

Appel aux Lecteurs

                                                                                

 Nous invitons à nous contacter toute personne détentrice d’informations et

anecdotes susceptibles d’enrichir un article que nous envisageons de rédiger

sur la personnalité de l’abbé David.

Merci de nous écrire à memoire.erquy.22430@gmail.com

 17  et  21 RUE FOCH

 

       

Actuellement magasin  l’ Escapade (n°17) tenu par Madame VINCENT et  Cordonnerie tenue par Monsieur Réhel

 qui faisaient partie de la Propriété de Madame BESNARD,  Villa  ALexandre

                                                          Au 17 rue Foch

De 1958( année de construction) à 2000: Bijouterie Robert Besnard 

 

  Si le magasin Baudy semblait à mes yeux d’enfant, la caverne d’Ali Baba, quelques années plus tard, je considérais la bijouterie Besnard comme un vrai coffret à bijoux.

L’horloger qui opérait derrière sa petite vitrine, une grosse loupe fixée sur l’un de ses yeux était  fort occupé à réparer minutieusement et dans le plus grand calme, montres et horloges depuis la création du magasin en 1958 dans l’enceinte de la très belle villa bâtie par sa famille en 1860 qui l’avait nommée « Ker Alexandre », prénom d’un fils bien aimé. La maison, bien isolée à l’époque, était ceinturée par un grand jardin qui prenait des allures de parc avec tous ses beaux arbres. Elle possédait une petite sortie sur « la rue du doué de la cuve » qui accédait à la plage du centre.

  En bordure de la rue Foch,  (autrefois Joffre), se trouvaient sans doute d’anciennes écuries dont les murs de pierre avaient été percés de quelques « fuyes », ces larges fentes par lesquelles les pigeons rentraient au logis et qui témoignaient autrefois de l’aisance, voire de la richesse des propriétaires de demeures aux murs abondamment criblés ou possédant un pigeonnier… Ces anciennes écuries avaient été aménagées et reconverties en commerce au fil des ans et même avaient accueilli à plusieurs reprises des cordonniers et professionnels de la chaussure. On veillait donc toujours à la sécurité et au confort des déplacements…

    Les vitrines de la bijouterie séduisaient toujours le passant par l’élégante originalité et souvent le caractère artisanal de certaines créations : Colliers d’ambre brut ou bracelets en argent artistiquement façonnés et ornés de la précieuse résine de la Baltique, vieille de cinquante millions d’années où parfois un petit insecte butineur s’était englué  et demeurait, innocent fossile des époques tropicales, précieuse inclusion dans le miel solidifié d’un passé révolu, déposé par la mer sur un coin de sable. C’était encore des bijoux ornés de nacre naturelle, de délicats colliers de perles de culture aux reflets irisés, des bagues singulières et puis des parures plus classiques pour satisfaire les goûts de tous. Et, posés parmi quelques rameaux de pin ou de buis décorés du scintillement d’une touffe de cheveux d’ange à Noël, de jolis coupe-papier de bronze ciselés comme des armes avec leur pommeaux en forme de fleur de lys ou de lotus, des pinces à linge insolites, peintes avec goût et métamorphosées en oiseaux charmeurs pour maintenir des documents…

  On poussait la porte et l’on pénétrait dans le magasin en quête d’un présent décoratif.

   Suspendues aux murs, de belles céramiques d’inspiration bretonne accrochaient le regard par la modernité du dessin et la richesse de leurs coloris. Elles rompaient cependant avec la tradition quimpéroise de la faïence Henriot aux tons et aux motifs traditionnels. Les bruyères et les genêts représentés s’harmonisaient aux encadrements jaunes, verts sombres ou ocrés qui ceignaient le dessin et le parachevaient souvent par une petite guirlande d’arabesques rappelant le léger triskel central, symbole celte de la vie. On retrouvait ces motifs sur de jolis vases décorés par le même artiste dans la vitrine derrière le comptoir. D’autres plaques de céramique voisinaient avec celles-ci : Des carrés ou des assiettes asymétriques portaient des chardons bleus ou rouges ou des crabes stylisés avec des lignes un peu géométriques extrêmement harmonieuses. Ailleurs, c’étaient des tableautins de faïence représentant avec une grande finesse de petits paysages et des maisons et fermettes bretonnes. L’artiste voyageait lui-même sur sa moto, mettant pied à terre dans la campagne pour croquer un paysage ou une masure et classait soigneusement ses ébauches dans ses sacoches avant de venir présenter son catalogue aux commerçants… Des statues de bois, représentant les célèbres saints honorés en Bretagne étaient plantées toutes raides dans leur ancestrale dignité au prés de bronzes et de baromètres de facture artisanale. On voyait par exemple un saint Damien barbu, patron des médecins, s’appuyant sur son bâton de marche et tenant de la main droite un clystère, qui voisinait avec le célèbre saint Yves, saint patron de la Bretagne et des hommes de loi, en robe rouge, blanc surplis et étole dorée, coiffé de la barrette noire et tenant dans une main le parchemin des lois car il était juge et de l’autre, une bourse pour secourir les pauvres.

   Non, ce petit magasin n’était pas la caverne d’Ali Baba débordant de trésors, elle était l’un des temples du goût où l’on n’était jamais déçu.

                                                                                                            (Liliane Lemaître).

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               De 2003 à 2013                   

Côte Ouest

Magasin de vêtements, tenu par Madeleine Gour

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Aujourd’hui

                          magasin  l’ Escapade (n°17) tenu par Madame VINCENT

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AU 21 RUE FOCH actuellement

( cordonnerie REHEL)

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Dans les années 40 à 50

CHAUSSURES JEAN ET LUCIE CORDON

Jean était aussi garde-champêtre, c’est lui qui annonçait avec son tambour, les évènements de la commune:

 » AVIS A LA POPULATION! »

              Le voici à droite sur la photo avec Mr. Guérin, tous les deux faisaient partie des sapeurs pompiers.

Des années 60 à 84

AU PROGRES: tenu par Mr et Mme GAUTIER

     ( chaussures- réparations-  dépositaire Clerget et Bertin)

                                                                          

Dans les années 90:

MAGASIN DE VETEMENTS et INSTITUT DE BEAUTE (TENU PAR MME LONGO)

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puis

     HYSOPE- INSTITUT DE BEAUTE

         tenu par Mme COCHERY( jusqu’en2018)

Aujourd’hui,

Cordonnerie tenue par M. P. Réhel

Mr Rehel travaille toujours sur le matériel d’époque.

Mr Rehel travaille toujours sur le matériel d’époque.

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14 rue Foch (actuellement Crêperie « Chez Sylvie »)

Dans les années 50/60

meubles Barbé

 

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Fin 60 début 70

BANQUE CREDIT LYONNAIS

(La Proue, 1969)

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Fin 70 début 80

IMAGINE,  magasin de lingerie

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Ensuite

la boutique à été louée par le comité des fêtes

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de 1993 à 2003

IMAGINE 22 – BROCANTE,

tenue par Mr.et Mme ROHAIS qui habitaient 48 rue Foch

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 DE 2003 A 2014 

Fleuriste AU CAMELIA BLANC

 

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Depuis 2014:

Crêperie Bouvet

Au 13 rue Foch (parking fermé)

 

 

Après avoir tenu leur commerce rue du Square de l’Hôtel de ville (actuellement agence Cabaret)  la famille Poissonneau a construit son magasin au 13 rue Foch en 1964 jusque dans les années 90.

Le bâtiment était séparé en deux: d’un côté le garage et de l’autre un bazar.

 

Le Garage

Moteurs marins, Agent Simca, Tôlerie – Peinture – Neuf Occasion, Réparations toutes marques et pompes à essence.

Garage à bateaux

  L’atelier Simca

 

M et Mme Poissonneau (Camelia et Georges)  et leur fils Joël en 1964.

 

 

Le Bazar:

Articles de pêche et de plage (bouées pelles seaux matelas gonflables) vêtements marins (imper, bottes, matériel et combinaisons de plongée).

 

Dans l’angle du magasin (rue Foch , rue du Doué de la Cuve) il y avait un très grand aquarium, les enfants du quartier passaient beaucoup de temps à regarder la multitude de poissons rouge évoluer, ils aimaient aussi en échange de quelques pièces aller ramasser pour servir d’appât, des  petits vers de sable plus petits que les arénicoles appelés en gallo des  » chattes ».

Anecdote

Monsieur Poissonneau et son fils Joêl aimaient plaisanter; le jour de l’ouverture de la chasse, ils mettaient un panneau sur la porte du magasin : Fermé pour cause d’ouverture…

Le magasin à été détruit dans les années 90. Un projet immobilier a été envisagé…….sans suite!