Pension de Famille « BELLATRIX »

L’établissement se situait au n° 1 de la rue du Port et au 79 de la rue Maréchal Foch. Madame Allain était la propriétaire (grand mère de J.-P. Allain, notre ancien libraire).

Pension de famille nouvelle et moderne

Vue sur la mer

Bon accueil et bonne table. Prix modérés.

    Vu la proximité de la plage du Centre, les résidents pouvaient profiter des bains de mer ; le port était à quelques minutes de marche, la découverte du monde de la pêche : un loisir très apprécié.

     A la fermeture de l’établissement ce dernier sera transformé en deux villas.

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La partie hôtel

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La partie habitation des propriétaires

 

 

Contributeur : Christian Frémont

Les mariages à Erquy sous le Consulat et le 1er Empire (1799 – 1815)

            A partir du 10 novembre 1799, date du coup d’état du 18 brumaire an VIII, jusqu’au 22 juin 1815, date de l’abdication de Napoléon 1er, nous avons passé ‘en revue’ les mariages qui se sont déroulés à Erquy pour essayer de mieux connaître les Réginéens vivant à cette époque. Nous avons recensé 217 mariages sur cette période, permettant l’identification de 2 004 participants, représentant moins de personnes car les parents peuvent marier plusieurs de leurs enfants et les témoins le sont souvent à plusieurs reprises.

        Il y avait en général une dizaine de mariages chaque année, mais certaine années en ont enregistré un nombre bien plus élevé. En effet, 23 mariages en 1807, mais 39 en 1813 … que se passait-il donc ? Les Réginéens étaient-ils très amoureux ? La réponse est ‘hélas’ plus terre à terre ! Pour 1813, elle est le reflet de la conscription extraordinaire pour les armées de l’Empire ; il faut savoir que les hommes mariés sont dispensés. Un premier « pic » était apparu en 1806 au moment ou l’Empire prélève pour la première fois une grande quantité d’hommes.

       Nous allons essayer de donner l’image de l’époux : L’âge médian ressort aux environs de 29 ans, les ¾ des époux ont moins de 34 ans et 8 % sont mineurs (18 – 19 – 20 ans concernent notamment les mariages de 1813 : nous en avons vu la raison !) ; le plus âgé avait 67 ans. La quasi-totalité des époux sont nés dans le département dont 49 % à Erquy et 20 % d’une proche zone géographique (Hénansal, La Bouillie, Saint-Alban, Plurien, Pléneuf). Les époux nés dans d’autres départements sont soit des artisans des départements très proches (Finistère, Ille et Vilaine, Manche, Loire Atlantique, …), soit des militaires venant de plus loin et qui se fixent (Dordogne, Haute Saône, Seine et Oise). JEAN seul ou suivi d’un autre prénom représente près du quart des prénoms attribués. Les prénoms les moins courants étant Florian, Isidore, Toussaint ou Zacharie. (suite…)

Le moulin de Quélard

     Nos grands parents M. Barbu Joseph et Mme, née Valot Constance ont acquis le moulin au printemps 1920 de la famille Briend Joseph d’Erquy (serrurier et commerçant au bourg) : l’acte se fit chez Maître Vaillant Albert, notaire à Erquy (successeur de Maître Gorvel).

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                                                                           En 1978

     Dans la famille de notre grand-mère paternelle, il y avait trois meuniers : son frère Emile Valot qui menait le moulin de Montafilan à Plurien et sa sœur Rosalie Valot, épouse Mierre, qui menait le moulin de Noyal (d’ailleurs à l’heure actuelle, seul son petit fils exerce toujours cette profession). Avant de venir à Quélard, nos grands-parents menaient le moulin de l’Epine (moulin à eau juste en dessous de celui de Montafilan) mais durent renoncer à celui-ci car difficile d’accès à cette époque.

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   Constance et ses enfants, Emile et Madeleine

    Notre grand-père, décédé en juillet 1929, mémère Constance continua l’activité du moulin mais en louant les services d’une famille. En 1949, elle mit fin à la location afin de le donner en exploitation à nos parents. Le moulin a fonctionné jusqu’en 1966, car plus assez de clients. (suite…)

Les paysans d’Erquy à la foire de Montbran – septembre 1938

Texte de Florian Le Roy dans la revue illustrée Bretagne:

Au haut de la sente à pic, un cavalier surgit, précédant l’étrange cavalcade. A cru, ou sur des couvertures vertes, ou sur des selles qui datent de l’Empire, ça chevauche à la queue-leu-leu, le gros conseiller municipal, le pâtourd, et le gars qui, la casquette de travers, sera du prochain tirage. Et derrière chaque jument, avec sa caboche de sale gosse et ses singeries, batifole un poulain.

Ce sera lui qui hennira fièrement en atteignant la crête, comme s’il savait que cette journée est dédiée à sa gloire et que la foire de Montbran est la fête des poulains.

La crinière mignardement tressée sur le front, des rubans aux œillères, on les aligne, mère et enfant, dans la rabine qui sert de foirail. Câlinement, le laiteron pose son menton sur l’échine maternelle, où il se remet goulûment à téter, et les maquignons passent, avec leur air de ne pas y voir. Des maquignons normands aux chairs insolentes comme leurs souliers jaunes, ou des maquignons en sabots de Landivichau, avec leurs faces de prêtres narquois. Appuyés sur le bâton à dragonne de cuir, et bien que le défilé n’en finisse pas de sourdre de la brume, ils font le gros bec : « N’y a rien du tout comme poulains … »

En regardant les cavaliers arriver en colonne par un et se courber, au haut de la côte, sous le noyer énorme dont les branches forment une charpente de poutres tordues, on se demande pourtant si l’allée à la longue perspective sera assez large pour contenir tout ce stud-book : les demi-sang, les percherons, les corlays, les bidets, les bais, les alezans, les mourettes et les bichettes. Dans une prairie proche, les chevaux pie des romanichels flairent machinalement l’herbe que leur queue balaie, parias qui doivent se tenir en marge des races.

Et, par-dessus les haies, dans un crachin opaque et odorant déjà comme la pomme qui s’échauffe en tas, des champs entiers se remplissent de chars à bancs.

La bête dételée, dans les brancards, avance ses grandes babines pour happer des pompons rouges à la botte de trèfle. Tout le monde mange, debout, les mains loin du corps. L’âcreté des fritures se mêle à la fumée des ajoncs qui flambent dans les braseros des boutiques enguirlandées de brasses de saucisse rose, et la chantepleure grince continuellement aux tonnes équilibrées sur des charrettes.

Mais, entre les hennissements des juments et des poulains qu’on fait courir à la remorque les uns des autres, on perçoit un tapage de volailles effarouchées.

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Dans la procession équestre, sont intercalés des troupeaux d’oies que touchent des femmes déhanchées. Pour escalader une bosse de terrain, les jars, qui mènent le train, une plume en travers des narines, étendent funambulesquement leurs ailes et balancent leur lourd croupion. Contre les murettes que débordent des dahlias, les pauvres oies, détrempées par la bruine, vont s’amonceler en tas gris et blancs, d’où sortent des cous qui se dégonflent avec les mêmes plaintes bouffonnes que les musiquettes des garçailles. (suite…)

Enquête au pied de La Roche Jaune

       Près de soixante-dix blocs cylindriques de béton se trouvent à la limite de l’estran sur la plage de Caroual, devant la Roche Jaune. On ne peut que s’interroger sur leur provenance et leur utilité ?

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       S’agit-il d’une protection de l’érosion du littoral à un endroit sensible ? Est-ce simplement une opportunité pour se débarrasser d’objets lourds et encombrants ?

            Comme le montre l’image suivante, chaque bloc présente une alvéole en forme de H d’un côté avec six crochets de manipulation ! et un trou de l’autre côté.

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       Après quelques recherches, la réponse est apparue : Nous sommes en présence des restes des défenses du Mur de l’Atlantique mises en place par l’armée allemande en 1944. En effet, il s’agit d’un dispositif installé sur les plages pour se protéger d’un débarquement de bateau ou de chaland venant de la mer.

      Celui-ci fonctionnait de la manière suivante : à l’emplacement des barres du H, on installait des mines plates de type anti-char ; au milieu, une barre (type rail de chemin de fer) de quelques mètres de hauteur était installée pour pouvoir se déplacer vers l’un ou l’autre côté des barres du H. Ainsi, en cas de ‘bascule’ importante de la dite barre, la mine explosait et la seconde, par mimétisme, également …  Le nom donné par les troupes allemandes à cet ensemble était « Nussknackermine » autrement dit une « mine casse-noix » !

      Avec tous les autres dispositifs ainsi mis en place sur nos plages, les défenses de la côte ressemblait à une véritable forêt d’obstacles pour immobiliser autant que faire se peut l’éventuel assaillant.  Il apparaît que ce type de bloc de béton est également présent sur les plages de la Ville-Berneuf, de Nantois, des Vallées, voire du Val-André mais en moindre quantité, probablement aussi en fonction des marées et des hauteurs de sable.

      Il existait aussi un modèle avec une base carrée,  au lieu de cylindrique, comme le montre le schéma ci-après :

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Contributeur : Jean-Michel Mori

1905 – Erquy dans Le Journal de Pléneuf et ses Environs

(source : Archives Départementales des Côtes d’Armor)

N° 2– dimanche 8 janvier 1905

Un joli citoyen

            Depuis bien longtemps le nommé C. Ange, marin-pêcheur à Erquy, rendait à sa femme la vie malheureuse. A bout de patience, la pauvre femme se décida enfin à raconter ses peines à la gendarmerie, qui fit une enquête et apprit alors les faits les plus révoltants.

            Le jour même de son mariage avait battu son épouse et brisé tout ce qui lui tomba sous la main.

            Au cours d’une des dernières scènes, C., d’un coup de poing, avait étendu sa femme à terre et continua à la frapper. Lorsqu’elle revint à elle, C. était à ses côtés, un couteau ouvert à la main, menaçant de la tuer si elle proférait une plainte.Quelques heures après, C., à l’aide d’une pioche se mit en devoir de creuser le sol, disant à son souffre-douleur qu’il creusait sa tombe et qu’il allait l’enterrer.Le médecin qui fut amené à donner des soins à la femme C., constata que la figure ne formait plus qu’une vaste ecchymose. Le reste du corps lui-même révélait une série de contusions.

            Poursuivi à raison de ces faits, C. a comparu devant le Tribunal correctionnel de Saint-Brieuc, jeudi dernier. Il a avoué qu’il battait parfois sa femme … mais si peu. Plusieurs témoins sont venus raconter les scènes d’alcoolisme causées par ce mauvais individu, qui menaçait journellement de brûler sa maison avec du pétrole.La femme C., appelée aussi à la barre du Tribunal, a poussé la générosité jusqu’à retirer la plainte qu’elle avait porté contre son mari et a supplié les juges de ne pas le condamner.              Il était en outre poursuivi pour avoir brisé un carreau au débit Moysan, à Pléneuf et pour filouterie d’aliments. Ivre, suivant son habitude, il s’était fait servir des consommations dans ce débit, et après les avoir bues avait déclaré qu’il ne les paierait pas. Il s’est présenté à l’audience encore sous l’influence de la boisson et a dû, en raison de son attitude être expulsé de la salle. Il a été condamné à trois mois d’emprisonnement.

N° 5 – dimanche 29 janvier 1905

Péri en mer

            Le 27 janvier 1903, Louis Houzé, d’Erquy, patron de doris, à bord de la goélette Bassussary, armée à Bayonne, était occupé à serrer le grand foc, à Terre-Neuve, lorsque tout-à-coup il fut enlevé par une immense lame et disparut devant ses camarades, sans qu’il fût possible de lui porter secours. La mer était, en effet, si mauvaise, qu’une embarcation mise à l’eau à ce moment aurait été aussitôt engloutie.

            Le Tribunal de Saint-Brieuc vient de constater judiciairement  le décès de ce marin. (suite…)

Un natif d’Erquy au contact des deux guerres mondiales

(source ‘Journal de Route’ d’Albert Guyomard)

1ère partie : 1914 – 1916

            C’est en mai 1971 qu’Albert Guyomard mit un point final à son récit intitulé « Un de l’Artillerie » dans lequel il a souhaité s’adresser à « ses camarades de combat ». Suite à « la découverte fortuite au fond d’un tiroir de notes prises durant [ses] campagnes », il a entrepris le récit de ses « petites aventures de la guerre 1914 – 1918 et de celles des neuf premiers mois de la suivante jusqu’au jour de [sa] capture ».  Nous allons mettre à profit les 286 pages de son ouvrage pour extraire notamment tous les indices qui permettront d’illustrer la vie à Erquy.

            Albert Jean-Baptiste Guyomard est né le 4 avril 1897 à Erquy. Son père, Honoré Guyomard, 45 ans,  était douanier et sa mère Marie-Anne Dobet, 40 ans, ménagère.

            Lorsqu’il évoque sa scolarité et celle de ses camarades, il en parle ainsi : « Formées par de vieux maîtres d’école à l’image d’un brave tonton (Julien Dobet) conscient de ses responsabilités pour qui l’amour de la Patrie n’était pas un vain mot, la plupart des générations d’avant 1900 avaient reçu un enseignement simple à base d’écriture, de lecture, de calcul, un enseignement moral et civique dont on aimerait de nos jours trouver l’équivalent. »

            C’est pour lui, la première des explications suivant laquelle, « nos aînés de 1914 ne quittèrent certes pas leurs foyers de gaieté de cœur, mais ils partirent fleur au fusil, confiants en l’issue victorieuse de la guerre, réconfortés par les vivats, les encouragements de foules émues, frémissantes. »

            La situation s’est quelque peu inversée en 1939 : « L’ambiance, l’état d’esprit n’étaient plus les mêmes [qu’en 1914]. Quelque peu désemparés par le coup dur de la mobilisation, nombre de rappelés partirent résignés, sans grand espoir au cœur, … ».

1914

            « L’Ouest-Eclair nous apporte chaque jour des nouvelles peu rassurantes sans pour autant altérer notre optimisme. La guerre est loin de nos pensées dans l’euphorie des vacances. Jamais le temps ne nous a paru si beau à Erquy, le ciel si pur, la mer si calme, d’un bleu aux reflets d’émeraude. »

(suite…)

Jean Bart et Claude de Forbin : où il est question d’Erquy

Nous étions à l’époque de la Guerre de la Ligue d’Augsbourg (septembre 1688 – septembre / octobre 1697) sous le règne de Louis XIV. La France se trouvait opposée, sans alliés, à presque toute l’Europe : Empire, Espagne, Provinces-Unies, Angleterre et Savoie.

Jean Bart, corsaire le plus connu de l’histoire de la Marine (né à Dunkerque le 21 octobre 1650) et Claude de Forbin (né le 6 août 1656 à Gardanne) se retrouvèrent en 1689 pour escorter des convois de navires marchands. Le premier avec une petite frégate « La Raillause » de 24 canons, le second avec une autre, plus petite encore, baptisée « Les Jeux ».

Ils partirent donc du Havre le 20 mai 1689, étant le 22 dans la Manche, par « le travers des casquettes » (sic). Ils rencontrèrent deux vaisseaux anglais, l’un de 42 canons, l’autre de 48 canons !! Jean Bart qui commandait l’escorte se décida aussitôt au combat afin d’occuper l’ennemi, pendant que les bâtiments qu’il convoyait s’échappaient. Il se chargea du vaisseau de 48 canons et ordonna au comte de Forbin de se joindre à lui pendant que trois des navires marchands des mieux armés attaquaient l’autre navire anglais. Puis, Jean Bart, sans tirer un coup de canon, laissa porter en plein sur l’Anglais afin de l’aborder … Mais à ce moment, le vent s’étant malheureusement calmé, lui fit faire un faux abordage pendant que son lieutenant et une partie de l’équipage se sauvaient lâchement dans une chaloupe qu’il avait mise à la traîne … Le chevalier de Forbin fut plus heureux, il aborda l’Anglais à tribord et l’attaqua vivement.

Sans doute que le plan de Jean Bart eût parfaitement réussi sans la défection de son équipage et si les trois navires marchands ne s’étaient pas enfuis au lieu d’attaquer l’autre anglais !! De sorte que ce vaisseau se trouvant sans combattants vint ranger à longueur de refouloir les frégates de Jean Bart et de Claude de Forbin qui canonnaient l’autre escorte. Malgré le petit nombre de son équipage, Jean Bart laissant Claude de Forbin, prêta bravement le travers à ce nouvel assaillant. Le contact fut terrible et après 2 heures de feu, Jean Bart et Claude de Forbin étant blessés, leurs frégates rasées et 140 hommes de leurs équipages, tués ou blessés, ils se rendirent.

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(suite…)

Un ancien se souvient de sa jeunesse dans les années 1930 …

(source :  un ancien de la résidence Les Jardins d’Erquy)

Ces propos ont été recueillis en mars 2017.

 

Le matin, vous vous leviez à quelle heure ?

  • Oh ! à 6 h 00 tout le temps, et même avant c’était à 5 h 30. Quand l’Angélus sonnait, mon père venait me secouer : « Debout ! ». Et j’allais faire la tournée, je portais les journaux. A l’époque, les gens laissaient leur portes ouvertes. Je rentrais, je posais le journal sur la table. Quelquefois, il y avait de la monnaie, les pièces étaient sur la table avec parfois un petit pourboire. Cela dépendait : des fois, c’était en fin de semaine qu’il y avait le pourboire. A l’époque, les portes étaient ouvertes, il n’y avait pas d’histoire. Moi, je faisais ma tournée consciencieusement. Je travaillais comme ça jusqu’à 8 h 00 pour la rentrée de l’école. Je me débrouillais pour faire ma tournée avant.

Vous déjeuniez à quelle heure ?

  • En me levant à 5 h 30, je préparais tout tout seul, j’avais 10 ans. Mon père se levait à 5 h 30 et il me disait d’aller faire ma tournée.

Vous n’aviez pas faim pendant la matinée ?

  • Non, j’étais habitué comme ça !

Votre père vous aidait-il à faire les journaux ?

  • Non, il allait travailler, il était patron couvreur.

(suite…)