22 RUE CLEMENCEAU

Actuellement LE PETIT GRAIN

Jusqu’en   1955    :   L’ECONOMIQUE

Avant l’arrivée des grandes surfaces, de petites épiceries existaient encore à Erquy comme celle tenue par Catherine (sœur de Mme Le Bouihl). Les deux sœurs tenaient « les économiques bleues » de la rue Clémenceau.

Les clients étaient servis. Catherine allait chercher les produits dans les étagères, remplissait les bouteilles ou seaux à lait, (le lait était fourni par le fermier), coupait des morceaux de beurre dans la grosse motte. Les fruits et les légumes étaient livrés par la famille Guyader de Lamballe qui faisait office d’intermédiaire entre les maraîchers et les commerçants.

Il n’y avait pas de caisse enregistreuse. Les additions étaient effectuées à la main ou avec une calculatrice très simple actionnée avec une manivelle.

Jusqu’en 2002 : BANQUE POPULAIRE DE L’OUEST (B.P.O)                              

Anecdote. Un employé appelle un client au téléphone et se présente « Ici, la BPO ». Réponse du client « Bonjour, M. l’Abbé ».

De 2008 à 2013 :  L’ESCAPADE, Magasin de vêtements tenu par Pascale Vincent.

Publicité de 2009

2018: Ouverture du Coffee shop Le Petit grain.

AU 20 RUE CLEMENCEAU

Actuellement : salon fermé

Francis (né en 1909) à appris son métier au salon « Albert Gaillard. »

Sa passion était le chant. Le dimanche il avait beaucoup de succès aux radios-crochets en vogue à cette époque. C’est avec sa voix de ténor qu’il a séduit Suzanne. Ils se sont mariés et ont mis leurs économies en commun afin d’ouvrir leur propre salon en 1935. Jusqu’en 1969

Francis Leray

Tous les messieurs du bourg et des alentours étaient les clients de Francis. Les plus pressés faisaient juste une coupe, d’autres se faisaient raser après avoir fait mousser le savon avec le blaireau (vaton en gallo). Francis prenait son rasoir dit coupe-choux, qui rasait de près. Tout un art pour le tenir avec élégance. Les conversations des clients battaient leur plein : sur la météo, les récoltes etc… et le Ouest Eclair (le Ouest France d’aujourd’hui) alimentait les commentaires politiques.  Beaucoup supposaient que les ouvriers étaient communistes, les fonctionnaires et professions libérales socialistes et les cultivateurs M.R.P.

Francis, entre deux coupes, s’éclipsait par la porte de derrière qui donnait sur la venelle de la sacristie. Il allait saluer Suzanne, son amie et confidente, au café Briend et en profitait pour se désaltérer.

1969 à 2005         Rémy Carcaillet lui a succédé.       

                                                

 Le salon a continué de fonctionner à l’identique.

Au 18 rue Clémenceau

Actuellement : Salon de coiffure ZENITUDE

Avant 1953   LA RUCHE, épicerie Les DOCS de L’OUEST dite « LA COPETTE », tenue par Mme Cécile Sivet (épouse du pompier M. Alphonse Sivet); sa fille Mme Hingant lui a succédé.

De1953 à 1956 : Épicerie Au Grillon, tenue par Jeanne Colin-Carpier.

De 1956 à 1963 :    Magasin RADIO ARMOR, tenu par M. Burmann.

On aperçoit sur les marches Lydie et Serge Burmann.

De 1963 à 1996      L’Hermine, magasin de souvenirs tenu par M. Burmann

Magasin de souvenirs tenu par M. Burmann.

A partir de 1996 magasin tenu par M. Gouezin.

Puis, peu après, le Salon de Coiffure Zénitude.

Au 14 bis, rue Clémenceau

(angle de la Place du Centre)

Aujourd’hui: Bureau de tabac

               

1944 : Commerce Gaultier : Épicerie « économique »

   Dans ce commerce s’est déroulé un drame à la fin de la Guerre 39-45. Le 23 juin 1944, M. Gaultier a été abattu d’une balle tirée de la rue par une patrouille allemande, au moment où, à 1h du matin, il s’apprêtait à fermer les rideaux de sa chambre. (Cf Mémorial Gen Web, site internet mémoriel qui recense les Morts Pour la France).

1950 : L’Économique tenu par Mme Le Bouihl, épouse de Basile, le facteur : c’est celui-ci qui assurait l’après-midi les livraisons du magasin avec le triporteur qui lui avait servi le matin pour la distribution du courrier.

L’Économique

La photographie ci-dessus appelle deux commentaires

D’abord, on assiste, au premier plan, au passage de Notre-Dame de Boulogne (cf. l’article paru à ce sujet dans le N°2 de Mémoire d’Erquy) : la statue de la Vierge a traversé la France entière, de Lourdes à Boulogne, pour célébrer le retour des prisonniers de guerre en 1945.

Ensuite, on peut lire au-dessus de la vitrine voisine de l’Économique, l’écriteau : Front National, Union des femmes Françaises. Ce mouvement, l’Union des Femmes Françaises, issu de la Résistance et lié au Parti Communiste Français, se donnait pour objectif de « couvrir tous les aspects de la vie des femmes : le travail, la maternité, l’égalité de droits avec les hommes, la participation à la vie sociale et politique » ; il a adhéré au Front National de lutte pour la libération et l’indépendance de la France].

1959                  LOUIS GUILLOT, Tabacs – articles de fumeurs, Cartes postales

Après avoir obtenu l’autorisation d’ouvrir un tabac au 32 rue Clémenceau en 1950/51, M. Guillot a acheté les locaux du tabac actuel. Il s’est marié avec Muguette et a eu trois enfants : Alain. Pascal (décédé tragiquement en mer) et Ronan.

2000                       Commerce repris par Huguette MORIN

2009                       M.Nadonswki

2014 à ce jour        M. Bannier

L’ancien marais d’Erquy

     Pour comprendre ce qu’était à l’origine le marais d’Erquy, il n’est pas inutile de se reporter à la description que donne, vers 1840, un voyageur en excursion dans la région, M. de la Pylaie : Le principal groupe d’habitations dont se compose le bourg [d’Erquy] se trouve au pied de la colline qui constitue le côté sud du havre; on y compte une trentaine de maisons dont les principales sont couvertes en ardoise et les autres en chaume; l’église, fort simple, les domine toutes, exceptée celle du maire (…). Une plage occupée maintenant par le sable accumulé en dune plate a repoussé la mer au-devant d’elle à une distance assez considérable et derrière cet atterrissement règne un marais dont l’eau croupissante rend le bourg fiévreux vers l’automne ; cette étendue ne forme qu’une nappe d’eau en hiver, laquelle remonte jusqu’au village du Pussoué, formé d’une douzaine de maisons. Les cadastres anciens des 18ème et 19ème siècles gardent le souvenir de ce marais ; il apparaît aussi dans une huile sur toile et une gravure qui, adoptant un cadrage à peu près identique, étage ses eaux saumâtres, le modeste village et, à l’arrière-plan, la colline nue, le moulin et le calvaire.

      Ainsi le marais des origines ressemblait-il fort à ce qu’est aujourd’hui celui des Sables d’Or: une lagune presque fermée par une langue de sable et plus ou moins envahie à marée montante; ajoutons que, de même que le marais des Sables d’Or est traversé par l’Islet, de même celui d’Erquy l’était par le ruisseau du Val. Désormais busé, celui-ci s’écoule encore aujourd’hui jusqu’à la plage du Centre, mais la lagune a quant à elle a entièrement disparu, de même que la langue de sable, devenue Boulevard de la Mer et construite peu à peu à partir du 19ème siècle; mais nombreux sont ceux qui se rappellent encore l’aspect dunaire qu’elle a conservé jusqu’aux années 1970. On considère que, dans son expansion maximale, ce marais, d’une superficie approximative de douze hectares, s’étendait d’est en ouest de la rue Guérinet jusqu’à la rue Foch et du nord au sud de l’actuelle rue des Mimosas à la place du Nouvel Oupeye.

        Dès le 15ème siècle, le marais apparaît dans les archives comme étant la propriété de la Seigneurie de Lamballe : on y pêche l’anguille, on y chasse le canard, on y rouit le lin, on en tire la tourbe ou le roseau, on y exploite une saline (à hauteur de la rue qui en porte encore le nom); et, moyennant une redevance de 20 sols, on y fait paître le bétail ou les oies sur les parties progressivement asséchées à force de remblais.  Au début du 18ème, le sénéchal de Lamballe procède à l’afféagement [1] des terres du marais aux propriétaires des vingt-quatre maisons du bourg contre un droit de cinq sols qui sera vite impayé et deviendra caduc à la Révolution.

       Comme l’atteste une lettre de M. Rouget, maire d’Erquy en 1850, le 19ème siècle, multiplie et achève l’aliénation des parcelles  On ne cessera dès lors de travailler à l’assainissement de cette zone encore réputée insalubre et à sa poldérisation, qui restera cependant longtemps imparfaite : la communication entre le bourg et le port est régulièrement interrompue pendant plusieurs heures lors des grandes marées ; ce qui gêne les attelages, contraints de passer par la plage, et les enfants du  nord du marais qui, par fort coëfficient, doivent le traverser en bateau pour se rendre à l’école. En 1856, on décide de la création d’une route [rue Foch?] entre Tieuro [Tu-ès-roc] et le bourg et de canaliser le ruisseau du Val jusqu’à la mer. En 1894, les propriétaires du marais se réunissent en un syndicat qui se donne pour but l’assainissement et la défense contre la mer et qui est vite mis à contribution par le maire pour subventionner les frais de l’entretien des vannes et de la rigole d’écoulement assuré par le cantonnier communal. Et c’est dans la première moitié du 20ème que ce qui avait été le marais est peu à peu construit de villas le long de la rue Guérinet et de part et d’autre de la rue Foch (autrefois Joffre jusqu’au « rond-point »).

       Désormais disparu, le marais n’est pas sans avoir laissé de souvenirs – à commencer par les inondations qui ont longtemps persisté dans le centre lors des grandes marées ; et il a fallu attendre de très récents travaux pour en supprimer définitivement le risque (on l’espère tout au moins); des projets de construction (d’un Ehpad, notamment) dans la zone du terrain de foot ont dû être abandonnés en raison d’un sol trop peu stable, héritier des marécages; et l’on peut encore voir rue Clémenceau une maison dont les marches témoignent clairement du souci que l’on avait de mettre hors d’eau les habitations du bord du marais. Signalons enfin rue des Mimosas une villa dont le nom, le Marais, rappelle sans équivoque l’état ancien de ce quartier d’Erquy.

Claude Spindler et Bernard Besnier.


[1] cession plus ou moins gracieuse

14 rue Clémenceau

Actuellement : « Maison Rouge ».

Dans les années 1900 : épicerie débit de boissons tenus par les parents de l’Abbé David

Jusqu‘en 1948. :Epicerie « AUX PRODUITS D’ESPAGNE « , tenue par Monsieur et Madame Ponsada

Se sont succédé :

Épicerie, tenue par Jojo Poilve

Épicerie, tenue par M. Gigarel

De 1968    à 1995         IMAGES ET FORMES            Jean-Jacques Treps

                                    Photos Amateurs et Professionnelles

                                    Vente d’appareils- objets artisanaux

Jean-Jacques et Chantal Treps ouvrent leur magasin en 1968.

Il y a 3 niveaux : au sous-sol, le labo où Jean-Jacques Treps développe ses photos; au rez-de-chaussée, le magasin; au premier étage, le studio où il « tirera le portrait » de centaines de réginéens et de touristes. Combien de couples sont ainsi passés devant son objectif pour immortaliser le plus beau jour de leur vie ?

Pendant plusieurs années, le magasin vendra des articles de décoration et de bijoux, mettant en avant des artisans régionaux et français L’ambiance entre les commerces voisins était bon enfant. Un matin, Jean-Jacques et Chantal Treps trouvent leur devanture repeinte en noire et cette inscription sur la vitre : « Ici se repose Jean-Jacques Treps ». Petite « vengeance » de Gigi Blanchet (voir article sur La Poissonnerie du Centre).

Intérieur du magasin

Jean Jacques et Chantal Treps, lors de l’inauguration de l’exposition consacré au photographe, ruelle du Doué de la Cuve.

Ensuite, se sont succédé à partie de 1968 :

A partir 1995 à 2007      ATLANTIDE

                                     Décoration- cadeaux- listes de mariages

De 2007 à 2010             MATIERES ET COULEURS         Mesdames BARBEDIENNE

                                      Magasin de cadeaux et d’ameublement

Le Poste de Secours (plage du Centre)

   

            En 1967, la législation oblige la commune à surveiller la baignade sur au moins une plage. Le conseil municipal, après discutions, décide que la plage du centre mérite l’implantation d’un poste de secours afin d’assurer la sécurité des baigneurs très nombreux sur cette plage. En 1968, un bungalow en bois démontable peint en blanc avec les inscriptions en lettres rouges « POSTE DE SECOURS » est implanté sur la dune au milieu de la plage et inauguré officiellement par Monsieur Cornu Maire, et  Monsieur Fustec maire-adjoint, responsable de la sécurité.

    Monsieur Oliviero Amaury (M.N.S.) Monsieur Fustec Guy (Maire-adjoint) et Monsieur Cornu André (Maire)

 Le bungalow comprenait deux pièces, l’une face à la mer faisant office de veille et de bureau de renseignements et d’accueil, l’autre salle servait d’infirmerie et de salle de repos ainsi que d’espace de stockage du matériel de soins, de secours et d’oxygène. Ce poste était confortable bien que non équipé d’eau courante et de sanitaires. La première année, le téléphone et la proximité de l’école municipale de voile apportent une aide très appréciée des MNS.         

       

  Les premières années, un seul MNS intervient, mais très vite il s’avère qu’un deuxième homme est nécessaire. La municipalité choisit de confier les secours aux C.R.S. de la compagnie n° 13 de Saint-Brieuc. Le brigadier Amaury Oliviero sera le premier à officier. En 1972, il sera rejoint par le brigadier Jean-Pierre Commault.  Les deux sauveteurs, en plus d’assurer la surveillance de la baignade et de prodiguer les premiers soins aux accidentés, donnent des cours de natation le matin, font passer des brevets et délivrent des attestations de natation obligatoires pour pratiquer certains sports nautiques. Ils sont également chargés de faire respecter les arrêtés municipaux, préfectoraux et maritimes.

         Dans un premier temps, la municipalité met à la disposition des sauveteurs un micro tracteur ainsi qu’un zodiac (S.B 1424) portant le nom de REGINEA, doté d’un moteur hors-bord de 33 chevaux. En fin de journée, ce matériel est remisé dans un garage, dans la cour de l’immeuble Le Rial. Par la suite le mini-tracteur ne sera plus utilisé, l’entente étant parfaite entre l’école de voile et les sauveteurs. Ces derniers se serviront du tracteur de mise à l’eau des embarcations.

         A l’ouverture du poste de secours, les M.N.S. doivent hisser la flamme verte, orange, ou rouge en fonction des conditions climatiques et de l’état de la mer

         Quelques années plus tard, malgré des difficultés techniques, le poste sera équipé de sa propre ligne téléphonique et de l’eau courante.

         En 1994, le poste de secours sera transféré dans un bâtiment en bordure de la plage de Caroual.

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Christian Frémont

AU 12BIS et 23 RUE CLEMENCEAU

Actuellement

CABANE DE LA PLAGE ET POISSONNERIE DU CENTRE

Le 12bis
le 23

De 1983 à 2010 poissonnerie Blanchet Bertin

De 1983 à 1988

Les premières années, la poissonnerie était située dans le garage.

 Gigi Bertin succède à Mme Rault(fille de M Jaumet) dans le garage à droite des toilettes. Son commerce dit le petit garage est au n° 23. Avant, ce garage a abrité le corbillard attelé puis la pompe à bras des pompiers. Les toilettes municipales étaient situées à côté du commerce. Même si les toilettes étaient bien entretenues, des plaisanteries pas toujours de bon gout étaient monnaie courante. Ce n’est pas le meilleur souvenir que Gigi retient de cette période.

Avant de s’installer en face au 12 bis, Gigi apportera quelques modifications.

Nouveau magasin 12 bis
Zouzou fidèle collaboratrice de Gigi

Gigi a gardé le garage qui lui servait d’atelier afin d’y cuire ses poissons et préparer ses plats cuisinés

Nouveau magasin au 12bis (de 1988 à 2005):

Anecdote

La nuit qui a suivi l’inauguration du commerce, une équipe de plaisantins formée de : Claude Briend, Maurice Bernard, Jean-Pierre Allain, Jean-Jacques Treps et Patrick Le Bail, s’amuse à modifier l’enseigne de la poissonnerie. Ils collent des lettres, et l’enseigne devient : POLISSONNERIE DU VENTRE. C’était un 1er Avril. Gigi mettra la journée à s’en apercevoir.

Intérieur de la poissonnerie

Anecdote de Gigi : « Les fils de notre voisin, J.J Treps sont venus nous aider pendant la saison. L’un à la caisse et l’autre à la vente. Un jour, un client demande au jeune vendeur une barbue. Il retourne les étiquettes pour essayer de trouver ce poisson. Gigi lui dit :  il n’y a pas de barbue. Le client demande un turbot. Il retourne à nouveau les étiquettes. Ne trouvant pas de turbot, il dit au client : vous ne préférez pas plutôt des moules  ? Fou rire général. Devant cette bonne humeur ,le client est resté fidèle à la poissonnerie.

Gigi avec le champion du monde d’ouvreurs d’huitres
14 juillet 1989: on reconnaît Gigi et sa maman, Mme Bertin
Gigi et son beau-frère Michel Le Clézio

De 2005 à 2010 : retour au 23.

Les toilettes ayant été détruites, Gigi achète l’emplacement. Après les travaux,  elle se réinstalle dans son ancienne boutique (au 23). L’établissement étant plus grand, elle pouvait préparer ses plats cuisinés plus facilement. Lorsqu’elle était installée en face, elle n’avait pas l’autorisation de cuisiner et il lui fallait donc traverser la rue plusieurs fois dans la journée. L’inspection du travail n’appréciait pas beaucoup.

En 2010 elle vend sa poissonnerie à Guilène Jégou, fille d’Hélène et Guy Toisoul.

Ensuite et jusqu’en 2021 magasins éphémères dont Trésors des Océans au 12bis.

Au 19 rue Clémenceau

Actuellement : emplacement de la Banque Populaire de l’Ouest et du Crédit Maritime

Avant 1926 : Boucherie Emile Durand

Cette boucherie était située à la place de la pharmacie actuelle.

Jusqu’en 1927 : Boucherie Lucas.

La boucherie était tenue par M et Mme Lucas. Derrière la boutique, il y avait une grande cour bordée de petites maisons d’habitation et se trouvait également l’abattoir.

Mme Lucas, fille unique de Mme Talguin, tripière à Paris

Elle a hérité de la villa Florida et de l’hôtel « Belle plage » situé à l’angle de la rue des Evettes et de la route de Pléneuf.  Après le décès de M. Lucas, elle se remaria avec M. Vétier, fils du propriétaire de l’Hôtel des Bains et de l’agence immobilière tenue par sa femme Mme Vétier-de Fontenault.

Cette agence à été le premier emplacement de l’office du tourisme appelé à cette époque Syndicat d’initiative.  Mme Vétier-de Fontenault le créa en 1909. En 1926, au décès de son mari Mme Vétier est devenue l’usufruitière des biens. Elle installa son agence à l’hôtel des Bains, au 10 de la rue Clémenceau.

Publicités de l’époque
Agence Vétier ( 19 rue Clémenceau)

A l’emplacement de l’ancienne agence, M Pelé, Maitre d’œuvre, a installé ses bureaux.

En 1989 le marchand de vin Au bon vigneron  a pris la suite.

Dans l’impasse (photo ci-dessous), entre le magasin et les toilettes nous apercevons sur la droite la bibliothèque pour tous. Association dont Mme Leborgne était Présidente; elle était aidée de Mmes Tombette, Josse et Sage. Martine Josse se souvient que toutes les trois conseillaient souvent les lecteurs.

De 1927 à 1963 : Boucherie Leray.

C’est en 1927 que M. et Mme Leray sont devenus propriétaires de la boucherie. M. Leray a continué à tuer et à débiter lui-même les animaux dans son abattoir, aidé de son commis.

A l’extrême droite de la photo : Mme Leray ainsi que sa voisine, Mme Vétier.
Localisation de la boucherie dans le centre d’Erquy.
Mme Leray
Henri Leray

Henri, fils unique, a travaillé avec son père dès l’âge de 16 ans. Après le décès de son père en 1958, il prit la gérance du magasin avec son épouse Jeanine qui avait travaillé jusqu’à son mariage en qualité de secrétaire chez Mme Vétier.

A cette époque, les clients payaient à la semaine ou au mois. Certaines familles réglaient une fois par an, en général à la Saint-Michel (29 septembre), lorsqu’elles avaient encaissé leurs fermages.D’autres personnes, par contre, oubliaient volontairement ou involontairement de régler leurs achats et il fallait user de beaucoup de diplomatie (ce qui n’était pas facile) pour récupérer son dû.

En 1963, Henri Leray quitte Erquy avec sa petite famille, pour créer une boucherie à Créteil.

Claude Deguen, a appris son métier avec Henri. Après avoir tenu une boucherie à Saint-Brieuc, Claude a sillonné la campagne et fait les marchés avec sa camionnette (ses clientes arrivaient au son du klaxon). Il était très populaire.

Se sont succédé de 1963 à 1970 les boucheries suivantes :

Boucherie Amossé,

Boucherie Avril,

De 1970 à 1988 : Boucherie Marquer

De 1981 à 1995 : Boucherie Parisienne Rimbaud,

De 1992 à 2001 : Boucherie Lecorguillé,

C’est après avoir travaillé avec M. Rimbaud que M. Eric Lecorguillé a pris sa succession.

De 2002 à ce jour : BANQUE POPULAIRE DE L’OUEST