Le patrimoine

Histoire de l’Office du Tourisme d’Erquy (suite)

 

1974

    Le 28 mars : Vœux : Aménagement de la descente du Goulet; suppression du dépôt d’ordures existant dans la descente de Caroual ! Il faut interdire aux restaurants du Port de déverser leurs ordures dans la mer ! Envisager un muret pour une retenue d’eau dans la mare dite aux « Renault » pour les enfants. Des demandes de constructions de « cabines de plage » à Caroual

   1975

     Le 02 mai  : Création d’un auto collant « Cap sur Erquy »

     Le 23 mai  : Le SI a répondu à 1874 lettres ! Beaucoup d’étrangers. La saison s’annonce bonne, tout est loué ! Toujours les mêmes problèmes : rue Foch souhaitée en sens unique , le déballage des commerçants sur les trottoirs, la signalisation incomplète du port, du cap, des lacs bleus …  Enfin la pendule de la mairie est installée.

    Le 03 décembre  : Beau temps durant la saison. Le SI aorganisé deux fêtes de la bière en juillet et août. Quelques difficultés avec la S.N.C.F. (bagages et billets ).

1976

    Le 22 janvier  : Transfert éventuel du bureau du SI à l’ancienne Crêperie Emery dans le centre d’Erquy.

    Le 29 juin  : Assemblée Générale: des suggestions : éclairage de la ville un peu plus tard. Supprimer l’Angelus (bruit gênant). Des réalisations : eau potable : 1. le plan d’eau de Quélard utilisé. 2. raccordement au barrage de l’Arguenon. Une digue est envisagée sur la plage du centre.

    Le 22 juillet  : Suggestion de faire circuler un questionnaire auprès des estivants :  « comment êtes vous venus à Erquy ? Pourquoi ? Reviendrez vous ?… » Projets : concours de bridge, concours de photos, bal….

1977

    Le 09 septembre  : Bilan de la saison : sèche, beaucoup de monde et d’étrangers.Campings affichant complets, beaucoup de camping sauvage ! Demande de deux plongeoirs. Etude pour la création d’un catalogue avec les anciennes photos d’Erquy. Location d’un petit train comme distraction.

      Le 17 février  : Le SI passe désormais à l’appellation « office de tourisme » Pétition pour empêcher la construction d’une porcherie au St Sépulcre !

      Le 17 juin  : Assemblée Générale: Saison passée excellente, avec un temps très chaud et beaucoup de monde. Réponses au questionnaire de 33 questions : « Erquy plaît par son site et son climat ». Une charte des meublés les classe en 3 catégories : normale, confortable, et de luxe.Après analyse, les eaux du littoral sont très bonnes sauf au Bourg où elles sont seulement bonnes. Deux nouveaux campings vont fonctionner cet été :  Bellevue et le Pussuet ».

      Le 23 juin : Election du nouveau président : Mr Loizel.

      Le 22 juillet  : Il est évoqué le problème des sabliers travaillant dans la baie de st Michel, apportant un amoncellement de galets sur nos plages ! Après le naufrage de l’Amoco Cadiz, le courrier est resté nul : des efforts sont faits pour rassurer la clientèle étrangère !

1978

      Le 07 septembre  : Assemblée Générale: Juin : temps froid et pluvieux; de mi-Juillet à  fin août, beau . Le plein de clients est fait à Erquy avec cependant une légère baisse en juin. Demande de distraction pour les jeunes.

1979

      Le 19 janvier  : Propositions faites : promenades en mer (pêche), excursions, circuits pédestres, visites guidées etc….

      Le 03 mai  : Organiser un feu d’artifice pour le 14 juillet à La Heussaye. Cotisations difficiles à faire rentrer ! Ne pas perdre de vue l’aménagement d’un port en eau profonde, intérêt touristique incalculable ! Ouverture du club Mickey dès le mois de juin ! Engagement d’une hôtesse d’accueil pour juillet et août. L’OTSI pratiquera des opérations de change le dimanche matin, le lundi et les jours fériés lors de la fermeture des banques.

      Le 2 novembre  : Déficit de la clientèle (les Français partent de plus en plus à l’étranger). Moins d’étrangers (marée noire en cause).

     Le 19 novembre : Le futur port d’Erquy sera classé « Port d’abri » ! Un club hippique ouvrira en juin .

1980

     Le 10 janvier  : Changement du dessin de « la flamme ».  Cap sur Erquy : remplacement de « j’aime la Bretagne » par « en toute saison » et ajouter le code postal : 22430

      Le 27 mars  : La Bretagne à nouveau touchée par une marée noire (naufrage du Tanio) mais heureusement pas à Erquy . Un encart prévu dans la presse étrangère pour signaler que les plages d’Erquy n’ont pas été souillées.

    Le 22 septembre  : La saison 1980 moyenne vu le temps médiocre en juin et juillet et le malaise économique.

    Le 8. décembre : Moins de Francais et plus d’étrangers : anglais, belges allemands, et hollandais. Séjours raccourcis. Accueil, animations à améliorer ! Golf miniature à prévoir sur la dune d’Erquy.

1981

    Le 18 janvier  : Saison estivale bonne dans l’ensemble. Beaucoup d’Anglais. 33000 personnes escomptées. Développer la publicité pour attirer les Parisiens, d’autant plus qu’il n’existe pas de droit de péage en direction de la Bretagne (édit promulgué par la duchesse Anne).

    Le 7 décembre  : Évocation du stand à la foire de Paris : Cap sur Erquy (guide touristique) ayant reçu une médaille de bronze.  Il est question de l’installation de « bouchots » à moules sur la plage de St Pabu. Entière opposition du SI.

1982

     Le 04 juin  : Organisation d’une fête « inter-quartiers », le SI y tiendra un stand de pêche à la ligne. L’hôtesse d’accueil est engagée pour deux  mois.

    Le 29 octobre  : Saison moyenne : beaucoup de monde en août. Etrangers en augmentation.

    Le 29 novembre : Assemblée Générale. Mise en place d’une centrale de réservations, équipée d’un ordinateur, très appréciable pour les campings et l’hôtellerie. Ouverture de l’école de voile en juin et création d’un poste permanent de directeur toute l’année. Réclamations : le bruit et la propreté des plages ! Aménagement du bord de Mer… Projets : 6 courts de tennis au Portuais et une salle omnisport avec un tennis couvert à l’intérieur. Limitation des places de forains au marché estival.La partie est de la plage de Lourtuais est réservée pour les « naturistes ». 

1983

    Le 08 avril  : Les vacanciers ne louent plus que pour 15 jours se réservant pour les congés d’hiver… Problème de l’étalement des vacances ! Des allemands pendant la période du 23/07 au 8/08. Les britanniques se raréfient ! Augmentation des prix des meublés. Développement du « char à voile » sur la plage de St Pabu.

    Le 02 décembre : L’école de voile participera au salon nautique en janvier 1985 à Paris. Opération Cap Armor prévue en 1984.

    Le 26 décembre  : Assemblée Générale: Saison courte en raison du mauvais temps en juillet !Les excursions ont bien marché. Réclamations : propreté et divagations des chiens sur les plages.

1984

    Le 11 octobre  : Saison médiocre en juin et en septembre. Succès de Cap Armor.

Cap Armor Presqu'île de Lézardrieux - Home | Facebook

1985

     Le 28 janvier  : Assemblée Générale: Décision de participer aux foires de Paris et de Lille en 1985. Poursuite de l’opération Cap Armor couronnée de succès. Saison 84 très satisfaisante en juillet et en août.Erquy dernière station à ne pas appliquer de taxe de séjour.Souhait d’une subvention de 120 000 Frs de la part de la mairie.

     Le 19 juillet 1985 : Réunion du Conseil d’Administration. La majorité des membres émettent un avis défavorable à l’extension de la porcherie des Ruaux.et à l’implantation d’un établissement  d’engraissement porcin à la Ville Ory. Nuisances préjudiciables à la vie économique et touristique d’Erquy !

1986   

Le 24 novembre  : La candidature de Mlle Laurence Merdrignac à l’OT comme secrétaire permanente est retenue avec une période d’essai d’un mois.

1987

    Le 13 avril 1987 : Présentation d’un projet de nouveau local pour l’OTSI sur le terrain de l’école St Pierre.

   1988

    Le 09 février : Débat avec M. le Maire à propos du projet de « port en eau profonde ».

   Le 08 avril  : Grande satisfaction du travail effectué par Mlle Laurence Merdrignac. Remplacement de la vieille machine à écrire mécanique par une machine à traitement de textes très  perfectionnée !

   Le 28 juin  : Avis défavorable à la demande d’extension d’une porcherie à la Ville-aux-Fermes. Demande de subvention pour « un tournoi de volley ball » international.

   Le 28 décembre  : Accord unanime pour la création d’un port en « eau profonde ». Création d’une carte postale (avec les compliments de l’OTSI)

1989

   Le 30 mars  : Assemblée Générale: classement des meublés amenant une émulation, une incitation à l’amélioration. « Point  I  » à la Couture. Réalisation d’enveloppes communales avec un sigle pour tous les commerçants. Les randonneurs souhaitent un prolongement de la promenade au-delà du port vers le Cap.

  Le 23 juin  : Pavillon breton absent sur le boulevard de la mer. Refus d’aménager une route menant à Lourtouais. Restauration du four à boulets.

 

   Le 21 septembre  : Saison satisfaisante favorisée par un été idéal. Prévoir un panneau indiquant la direction du Cap par le chemin des Coches.

1990

   Le 02 février : Création d’une nouvelle association : les Caps.

   Le 05 février : Bonne année touristique  malgré le non étalement des vacances. Organisation d’un « pot » d’accueil des touristes un mardi sur deux. Projet d’implantation d’une « maison des caps » à Tu es Roc (association animation des caps Fréhel-Erquy). 9 campings; 4 agences; 16 hotels/restaurants/crêperies; 6 professions libérales/banques; 24 commerçants; 34 particuliers et loueurs en meublés. Aide accrue à l’école de voile et au club de plongée.Balisage de la plage de Caroual avec une zone de baignade.

   Le 14 février : Révision du plan touristique d’Erquy

 1992  

  Le 02 mars : La saison se limite toujours à  six semaines… Comment faire venir les touristes hors-saison ? Fonctions diverses de L’OTSI : accueil, information, promotion, vente d’excursions.

     Projet de création d’un « logo ».

     Mr Catros, maire d’Erquy, offre 3 pôles d’activités : la pêche, l’agriculture, le tourisme. Les deux premiers sont en crises, le tourisme est peut être le pole d’avenir. La commune se penche sur la restructuration du centre ville, le devenir du camping de Caroual et le développement raisonnable de l’immobilier !! Problème l’accueil et son amélioration. Les campings-cars : où les parquer ?

     Le 20 mars : Mme de Kerjégu, nouvelle présidente de l’OTSI.

    Le 01 juin : Sponsorisation du cyclo-club de Plurien, de l’école de voile, des estivales de volley.Les circuits de randonnées pédestres très demandées.

    Le 19 octobre  :Pour le dépliant choix d’une photo représentant « l’îlot st Michel », endroit très prisé des touristes.

Fichier:Ilot Saint-Michel close-up 01.jpg

   1993

    Le 04 janvier: Participation de l’OT à la fête de la coquille St Jacques. Edition d’un poster avec photo d’Erquy.

    Le 25 janvier  : Assemblée Générale: Saison moins bonne que les précédentes, l’une des raisons invoquées : le raccourcissement des vacances. Le classement des meublés pose toujours problème. L’OT va être en difficulté au niveau de sa trésorerie pour le premier trimestre 93. Nouveau logo d’Erquy « la Bretagne de grès rose ». Le maire : « un moyen peu onéreux, à la portée de tous, de satisfaire nos touristes : « la qualité de l’accueil : sourires et disponibilités! »

                                                                                                                                                                                 (à suivre)

Au 28 rue Foch

 

CREDIT MARITIME (agence fermée).

 

 A cet emplacement de la rue Foch :

 De 1950 à 1958, M. Frémont (qui travaillait chez Mr Morel, marchand de chaussures et cordonnier rue de la Saline) réparait les chaussures dans son échoppe – une cabine de plage achetée à Doudou qui vendait auparavant ses gâteaux sur la plage de Caroual. Le terrain sur lequel M. Frémont a monté sa cabine appartenait à la famille du Fretay. Celle-ci l’avait vendu pour faire un lotissement à la condition que la rue s’appelle « Halna du Fretay »; mais elle s’appelle désormais rue Fleurie. Pour anecdote, Mr Frémont a réparé les talons des chaussures d’Edwige Feuillère pendant le tournage du Blé en Herbe. Les écoliers, surtout ceux de la campagne, passaient régulièrement voir M. Frémont afin de mettre des fers sous leurs galoches. Il fallait passer sous un porche et l’atelier se trouvait au fond d’un couloir sombre ou tous les enfants cavalaient pas très rassurés !

M. Fémont sur le seuil de son échoppe

 

Quand la journée était terminée, M. Fremont faisait un petit signe à M. Le Glas qui tenait le cours des halles au 29 de la rue Foch.(actuellement commerce de toilettage pour chiens.) Ils partaient tous les deux boire un « ptit coup » au bar de l »Eden, au bout de la rue Foch, où ils refaisaient le monde.

*

En 1958, Mme Dayot, modiste, s’est installée au 28 rue Foch où elle a succédé à M. Frémont, le cordonnier, parti s’installer rue Fleurie. La mode des chapeaux n’étant plus d’actualité, Mme Dayot ajoute le prêt-à-porter à son activité, qui connait un grand succès. C’est ici que l’on venait s’habiller pour les cérémonies, le classique chic côtoyait la fantaisie. Mme Dayot cessera son activité à 70 ans.

 

Auparavant, de 1938 à 1958, Mme Dayot était au numéro 40  où elle était modiste (métier appris à Saint-Cast).

maison construite en 1938 par Jean Dayot

 En ce temps là les femmes se rendaient à l’église coiffées d’un chapeau. La coutume voulait quelles en aient un neuf au printemps ainsi qu’à l’automne. Mme Dayot travaillait également beaucoup aux moments des cérémonies (mariages communions baptêmes).Les hommes se fournissaient en casquettes bérets chapeaux.

Les enterrements lui donnaient également beaucoup de travail. A cette époque les voiles de crêpes étaient à la mode et certaines familles aisées souhaitaient que ceux ci soient ajourés.

Tous les dimanches matin, Mme Dayot se rendait à Henanbihen où elle possédait un dépôt devant l’église chez Mme Meheut. Le mardi matin c’est a Pleneuf quelle se rendait près de l’église dans son dépôt chez Mme Ledoledec.

Mme Dayot a reçu chez elle des célébrités: Edwige Feuillère pendant le tournage du film « Le blé en herbe » et Michel Bouquet qu’elle a hébergé pendant le tournage du film « Pattes blanche ( c’était une des seules maisons qui possédait une salle d’eau à l’étage attenante à la chambre).

Mme Dayot cesse son activité à 70 ans.

 

A propos de chapeaux 

  « Je me souviens fort bien de mes quelques visites chez madame Dayot pour acquérir quelques accessoires d’élégance… Elle m’avait cependant fait remarquer avec une moue hautaine qu’une toilette de cérémonie sans chapeau était dépourvue de l’essentiel et qu’elle-même n’aurait jamais eu l’extrême mauvais goût de se présenter sans ce précieux élément  qui donnait toute sa classe et son accomplissement  à l’ensemble ! Quelques années plus tard, elle cédait son temple à sa fille Maino, où je n’hésitais plus à choisir de jolis articles de prêt à porter.

  L’ancienne modiste, amoureuse de son métier où s’exprimaient ses talents de créatrice (Ses coiffures étaient très renommées et l’on venait de loin pour les acquérir !) était encore imprégnée de l’ancienne mentalité qui faisait du chapeau un élément indispensable et incontournable de la toilette. Jusqu’à la première guerre mondiale et particulièrement au XIXème siècle, la femme sans chapeau, « la femme en cheveux » était considérée comme une femme de peu ou une ouvrière. Le chapeau était en quelque sorte, un marqueur social. Depuis la fin des années 1960, il était, hélas, tombé en désuétude et on le regardait même avec un léger amusement… C’était une parure un peu désuète qui pouvait  paraître à certains, teintée de ridicule. Certaines anciennes photos de mariage nous présentent des galurins insensés dont l’architecture pyramidale fait rêver.

  Ma mère qui avait été employée comme couturière au château du Noirmont dans les années 1944-45, me racontait qu’elle y assurait également le service de table. Bien souvent, il fallait servir les dames de la haute société qui gardaient suivant le bon usage, leurs impressionnants chapeaux à table. Périlleux exercice pour une fille de vingt ans, car il fallait passer les plats du bon côté et contourner sans verser une goutte de sauce, les impressionnantes conviées !

                                                                                                                                                                     Liliane Lemaitre

 

De 1980 à 2002 : Sa fille Maino (Mme Renault) lui a succédé et a continué dans le même esprit. Voici sa vitrine et la jolie carte imaginée pour fidéliser la clientèle.

*

                                                                                                                                                                                                                     C’est en 2002 que le Crédit Maritime, succédant à ce commerce,  s’est installé au 28 de la rue Foch; il s’y est maintenu jusqu en 2020.

 

(Collectrices : Sylvie Moret, Jeanine Fassier, Brigitte Maurer)

27 RUE FOCH

 

(actuellement maison d’habitation)

 

De 1935 jusqu’aux années 50 (environ), Boucherie moderne DURAND-CHATELLIER

.

C’était une entreprise familiale: La grand-mère n’était jamais loin; les  deux frères Durand étaient mariés à deux sœurs – Jules à Louisette et  Eugène à Elise. Elise  pesait et tenait la caisse; Jules tenait la boucherie et Eugène s’occupait surtout de l’achat des bêtes et des abattages. Les Durand possédaient deux abattoirs, l’un dans la cour derrière leur commerce, le deuxième rue Leon Hamonet près du camping du Guen:  ils sont restés en service jusqu’en 1950.

Je ne passe jamais devant la petite maison proche du camping municipal sans éprouver un frisson. Tant de bêtes y ont souffert et y sont mortes! Maman m’en a parlé dès mon enfance. Elle connaissait bien l’endroit car mon grand-père, lorsqu’il est venu s’installer définitivement à Erquy, avait loué un terrain voisin pour venir y  cultiver des légumes et guérir sa tuberculose. (Liliane Lemaitre)

Le champ du Guen accueillait les moutons se refaisant une santé avant de trépasser. En 1950, nous habitions près de l’ancienne poste et nous entendions les hurlements des cochons lors de leur mise à mort. La conversation de ces dames Durand tournait essentiellement autour des études de Jacqueline, leur fille,  l’unique descendante de la famille. Ils étaient tous très fiers de sa réussite professionnelle, puisqu’elle était professeur de français.(Claude Spindler)

 Les frères Durand avaient un berger allemand, Louky, qui allait faire les courses avec un sac dans la gueule, chez Hamon  » Aux quatre saisons  » et à la librairie. Ensuite il s’asseyait sur les marches du magasin. Les enfants qui passaient le caressaient. Il était très gentil. Quand le facteur M., Lebrun arrivait  c’est lui qui portait  le courrier à ses maîtres. Un jour, ce brave Toutou  s’était blessé sous une patte. M. Frémont, le cordonnier, lui avait fait une petite botte en cuir souple et  ainsi il avait pu continuer ses occupations.(Christian Frémont)

L’un des frères Durand était assermenté par les services vétérinaires pour estampiller les viandes chez les bouchers des alentours (tampons bleus). L’abattoir du Guen (rue Hamonet) a été acheté par la commune pour faire partie du camping du Guen: 1989/1990. (Patrick Thomas)

(Collectrices: Sylvie Moret, Jeanine Fassier, Brigitte Maurer)

Historique des Commerces d’Erquy: le 26 rue Foch

26 rue Foch, aujourd’hui auto-école Sylvain

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C’est là que  s’installe en 1949  le magasin de cycles d’Ange Lemaître

Il avait débuté deux ans plus tôt un peu plus bas dans la rue Foch face à l’ancienne poste:

 

Un nouveau magasin à Erquy en 1947.

 

    Après sa période d’apprentissage, Ange souhaitait plus que tout, se « mettre à son compte ». Il avait vingt six ans et des projets plein la tête… Les réparations de cycles, c’était du bricolage et ça rapportait peu. Il fallait se lancer dans le commerce et monter un magasin !

 – Mais… qu’est-ce que tu vas donc vendre ? lui demandaient ses proches.

– Des vélos neufs, des accessoires… et puis peut-être plus tard, des voitures d’enfants. On verra ce qui rapporte !

– Tout ça, c’est bien joli mais…

– Mais ?

– C’est que ça coûte cher un magasin !

     Haussant les épaules, Ange rêvait. Il avait pensé à tout. D’abord, ce serait dans le garage de la maison dans laquelle il s’était installé après son mariage, un an plus tôt ( Les Rosiers, aujourd’hui le 47): un bon emplacement face à la poste dans la rue Foch, une rue bien passante fréquentée par tout le pays… Il y aurait une belle vitrine sous son nom en gros caractères. Ca aurait de l’allure même si ça n’était pas grand ! La concurrence ne lui causerait guère de tort. Y en avait pas beaucoup à faire ce genre d’articles dans le pays ! La vente était quasiment assurée. Sa femme tiendrait la comptabilité et puis, si ça marchait, on verrait plus grand et on s’installerait dans le centre, dans un vrai magasin !

Le premier magasin d’Ange Lemaître, face à l’ancienne poste

 

 

    En 1949, Ange ouvre un beau et grand magasin au centre du bourg (l’actuel n°26 de la rue Foch).

 Ange et sa fille Liliane devant son magasin neuf en 1949

      Il a travaillé dur, n’hésitant pas à aller chercher lui-même les vélos commandés  chez son fournisseur à Paris, ce qu’il fera assez longtemps. Les livraisons s’effectuent difficilement en cette période d’après guerre et tout cela n’est pas sans risque. Ange a donc choisi d’aller chercher la marchandise. Il ramène les bicyclettes deux par deux et passe la nuit dans le train. A l’arrivée, le client, ravi vient chercher son nouvel engin.

 

 

  Construit tout en longueur sur une étroite bande de terrain, le magasin attire l’œil avec son toit à gradins, ses deux entrées et ses vitrines à travers lesquelles on peut admirer les bicyclettes et bientôt les mobylettes qui séduiront les jeunes générations. L’atelier, sur la gauche, s’ouvre largement sur le trottoir où son garés les engins des visiteurs. Très fier du domaine qu’il a construit, Ange l’a transformé en un lieu vivant et convivial que tout le monde fréquente dans la bonne humeur. A l’époque, la sympathie et une franche camaraderie règnent entre les commerçants qui n’hésitent pas à se retrouver autour d’une table du café de l’Eden cinéma… On plaisante, on commente les évènements locaux, les films et naturellement ceux qui ont été tournés dans le pays et la région : Patte blanche dont on a côtoyé les acteurs Fernand Ledoux et Paul Bernard venus se rafraîchir à l’Eden. On s’amuse des moyens techniques utilisés pour certaines scènes du  Blé en Herbe au tournage desquelles on a assisté. On évoque les figurants nordiques à la blonde chevelure et la haute taille qui jouent dans Les Vikings au Fort Lalatte et qui circulent quotidiennement dans les rues et sur les plages.

 En 1980, Ange quitte son domaine et prend une courte retraite bien méritée avant de s’éteindre quatre ans plus tard… le magasin est toujours là, livré aux atteintes du temps. Il abrite pour l’instant une auto école…

                                                                                                                                                                            Liliane LEMAITRE

 

  Se sont succédé ensuite à cet endroit:

les Produits de beauté BIO;

le cabinet infirmier Gildas Meury;

Auto école « Mad da Gas Kar ».

 

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Historique des Commerces d’Erquy: 25 rue Foch (aujourd’hui habitation)

 Avant 1950

  ENTREPRISE BUSSI  MACONNERIE

(dans l’impasse du 25 rue Foch)

 La maison voisine était habitée par M. BRIEND

 

Après 1950

 Etablissement  JUTTIN

Electricité – chauffage – sanitaire – électro ménager

toutes compositions florales: mariage – deuil – fleurs- plantes.

publicité dans le Magazine Erquy 1973

Publicité dans le Magazine Erquy 1975

 

Histoire des Commerces d’Erquy: 24 et 24 bis, rue Foch

 

24 rue Foch

coiffure EPITHETE Mme BLANCHARD  (depuis 2006)

 

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   Début des années 70

  SALON DE COIFFURE  F. JOUAN 

 coiffure dames- soins du cheveu, postiches- produits de beauté.

(publicité dans le magazine Erquy 1973)

Se sont ensuite succédé:

SALON DE COIFFURE.- NIZETTI JACKY

et SALON DE COIFFURE -MEHEUST JOELLE ( jusqu’en 2006)

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AU 24 BIS (actuellement)

(magasin fermé)

.Dans les années 1970:      

AGENCE ERQUY EXTENSION – J LOIZEL

     LOCATIONS- VENTES

                                                                                        prêts immobiliers – crédit auto

 

 

Se sont ensuite succédé

LA SOCIETE GENERALE

et

LA  POISSONNERIE PANIER DE CRABES

( fermée en 2017)

Histoire de « pots de vin »

 

    Un  pot de vin  est traditionnellement interprété comme un acte de corruption. Il s’agit généralement d’une transaction malhonnête entre deux personnes. L’une d’elle offrant de l’argent ou tout autre bien à la seconde dans le but de commettre un acte immoral. 

 Au XVIIIème siècle, dans le secteur de la marine et plus précisément de la pêche, il s’agit d’un geste tout à fait légal, pratiqué devant notaire.  C’est en quelque sorte une bonification ou une espèce de prime à l’engagement stimulante pour le recrutement, dans ces campagnes difficiles. Ce pot de vin ne remet pas en cause la part revenant à l’engagé sur le produit de la pêche. 

  Cet acte concerne par exemple, tout l’équipage du morutier qui se prépare à la grande campagne de Terre-Neuve : Les officiers-majors, mariniers, matelots pêcheurs, novices et autres, volontairement engagés sur le navire La Belle Françoise , d’environ 50 tonneaux dont sera capitaine François Pasturel. Le navire se prépare à sortir du port d’Erquy pour aller pêcher la morue sur le grand banc de Terre-neuve et autres bancs. Il devra tâcher de veiller à l’entier chargement du dit navire  et ensuite en faire décharge dans le port des côtes de Bretagne, Normandie et autres provinces de France.  

 

 

      Avant leur départ, le sieur Pasturel de la Réauté, armateur, s’engage à leur payer les sommes convenues pour leur « pot de vin » et qui seront portées dans l’article d’engagement particulier de chacun d’eux  Pour salaire, ils recevront au retour,     1 /5ème du produit de la vente de la pêche du poisson et de l’huile. Voici, pour exemple, le montant des pots de vin de quelques engagés  – tels qu’on peut les retrouver dans un  acte signé le 4 mars 1786 sous le seing du dit sieur Pasturel de la Réauté, armateur et les nôtres après lecture. 

    Le  25 02 1786, après midi, Jean Hamoniaux, demeurant aux Hôpitaux, en cette paroisse d’Erquy, en qualité de « matelot pêcheur », a reçu pour son pot de vin, la somme de 210 livres dont la quittance, aura en outre un lot au cinquième de la pêche. 

Jean Raux, demeurant au bourg d’Erquy, « matelot pêcheur » a reçu son pot de vin de 210 livres et aura de plus, un lot au cinquième de la pêche. Guillaume Dutertre, également « matelot pêcheur » demeurant à Erquy, a reçu 210 livres. 

Etienne Henry, s’est engagé en qualité de « novice » et a reçu pour son pot de vin, la somme de 87 livres. Il aura en outre, un demi lot au cinquième de la pêche. 

Antoine Dagorne, âgé de 14 ans, demeurant au village des Hôpitaux de cette paroisse d’Erquy, s’est engagé en qualité de mousse et a reçu son pot de vin de 50 livres. Aura en outre, 1 /4 du lot au cinquième de la pêche. 

Jacques Lorie, demeurant au bourg d’Erquy, s’est engagé en qualité de « maître d’équipage » et pêcheur et a reçu pour son pot de vin, la somme de 274 livres et aura un lot au cinquième de la pêche. 

Le sieur Nicolas François Le Roux de la paroisse de Tourville, évêché de Coutances, en qualité de « second capitaine », saleur à pratique a reçu son pot de vin de 300 livres et aura en outre un lot au ¾ de pratique au cinquième de la pêche tierçons de morue et un tierçon de Nos ? et langues. 

François Pasturel, sieur de la Ville Rogon, en qualité de « capitaine en chef » du dit navire, a reçu pour son pot de vin, 300 livres, et aura un lot ¾ au cinquième de la pêche, un tierçon d’huile, une barrique de morues et un tierçon de nos (1) et langues. 

(1): les nos sont les joues de morue (encore appelées jottereaux)

Le boulevard de la Mer et la plage du centre

Au début, ce ne fut qu’un chemin, complètement ensablé l’hiver et qu’on devait dégager au printemps. Les toutes premières villas y furent construites à la fin du XIXème siècle. L’endroit fut longtemps inhabité car jugé insalubre. C’est que, dans le fond de la baie, balayé par les vents et les courants, s’était formé un milieu dunaire, qu’on appelait le marais du bourg où poussaient allègrement tout un peuple de chardons bleus et de plantes sauvages. On aimait pourtant y passer et l’on y voyait défiler processions de Fête-Dieu et cortèges de mariage qui privilégiaient, aux beaux jours, ce chemin reculé des hommes et exposé aux grands souffles de la mer où l’on regardait évoluer navires et bateaux de pêche.

    La Chaussée, haut lieu de la construction navale à Erquy.

Au XVIIIème siècle, les maîtres architectes de navires étaient issus de cinq familles de notables : Les Beaubra, Dobet, Pasturel, Ribinot et Renault. On avait édifié quatre loges, ou « mazières » d’après les plans des ingénieurs du roi. « Le Château de Haute Folie » est la dernière qui subsiste aujourd’hui. Bien qu’elle ait été restaurée et remaniée, on peut encore admirer sa singulière architecture si l’on jette un coup d’œil au fond de la cour, derrière la crêperie « le Chalut » qui la masque. On avait aménagé trois cales de construction à proximité de ces mazières de La Connnière en amont de l’ancien port de la Vèze, occupé par les barques des marins pêcheurs. (L’extrémité du port s’appuyait sur le rocher de la Veze qui fut supprimé lors du prolongement de la jetée en 1896.) Un parc de conservation des bois de construction se trouvait au pied du « Chemin des Coches », rejoignant la côte de Tu-Es-Roc. Ces chantiers connurent une activité exceptionnelle dans les années 1780- 1783, pour la construction d’un bâtiment de 800 tonneaux : « Le Maréchal de Castries ». En 1760, on pouvait dénombrer 13 charpentiers de marine et en 1786, 9 charpentiers et calfats Depuis la disparition de ces chantiers, cette partie de la dune a connu une forte activité d’entretien des bateaux : les « plates » et « doris » étaient retournés au soleil et, après un bon nettoyage, on passait au coaltar la partie de la coque qui devait être immergée.

Avec le développement de la pêche côtière, les coquilliers venaient faire leur carénage sur la plage de la vieille Echaussée, surtout au mois de juillet et d’août, parmi les baigneurs, fort intéressés. Cette pratique est naturellement interdite aujourd’hui Devant « le Café » du Port », se trouvait une petite échoppe dont la porte restait toujours ouverte : la poissonnerie Le Chat. Suivant la pêche du jour, on pouvait y acheter des coquillages et du poisson frais. On voyait le personnel ranger les coquillages dans les cageots à l’aide d’un « lieur à vrille », vulgairement appelé « branleur »  pour le mareyage. Vers 1880, la « Société centrale des sauvetages et naufragés » choisit La Chaussée, cet endroit abrité pour construire un abri pour le canot de sauvetage « La Marie ». La bénédiction fut solennelle, après la grand messe, le 29 novembre 1903. Le bateau était lourd et sa mise à l’eau difficile…En 1934, le local resta vacant. On décida d’y créer une coopérative maritime pour pourvoir aux besoins professionnels des marins pêcheurs.

L’endroit était à la belle saison, toujours animé par quelque cirque en face des restaurants « Beauregard « et « Le Reflet de la Mer ». Ils étaient relayés par des jeux de plage publicitaires organisés par des marques de produits réputés : Lessieur, Cadum, Astra, le chocolat Poulain, les produits Solilaine, Solivaisselle avec leurs flacons à la bille intérieure qui laissaient s’écouler la juste quantité pour le meilleur usage de la ménagère : L’époque était à l’économie et l’on satisfaisait petits et grands !

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La dune, côté ouest : Les Ecrites La dune.

    Cette extraordinaire extension de la plage représentait un lieu festif : distractions, jeux et repos au sein de ses nombreux abris naturels lors des après-midi venteux attiraient petits et grands. On y organisa des bals populaires et de nombreuses fêtes embrasant le site de leurs illuminations.

En 1919 Monsieur Davidsen construit à ses frais un court de tennis. En 1937 un club de vacances offrant des jeux sportifs aux enfants , « le club Mickey »puis plus tard, « les Castors » fut installé avec l’accord de la municipalité par M. Doradou .Nos exploits étaient récompensés par de belles médailles qui valaient à nos yeux toutes les légions d’honneur ! Puis, ce fut la guerre… et le lieu magique, propice aux rires et aux libertés fut interdit… Catastrophe oblige ! Cela se passe toujours ainsi !

   

   La vie reprit heureusement son cours.  En 1949 on construisit deux cours de tennis dont la location permit de financer le syndicat d’initiative. Quelques années plus tard un mini golf sera installé devant la villa Ker Aline pour le plaisir des petits et grands. Suite à la construction de l’immeuble « Le Rial », l’école de voile s’installe en 1968. Les caravelles et les vauriens (seuls bateaux à l’époque ) de couleur orange seront entreposés sur le terre plein dans l’attente de la saison estivale. Comme il y a obligation pour la municipalité de surveiller au moins une plage, la plage du centre étant la plus fréquentée un poste de secours sera installé en 1967.

C’était un bungalow démontable de couleur blanc portant les inscriptions « Poste de Secours; les surveillants sont des C.R.S. Un petit manège, tenu par la famille Robert puis par la famille Figuier prit aussi position dans cette zone souriante. Quelques arbres y poussaient, offrant généreusement leur ombre réconfortante aux promeneurs qui voulaient s’y asseoir pour se protéger de l‘excessive chaleur. Le grand pin touffu qui jouxtait la plage était vraiment, à cet égard, un pin-parasol ! De petits cirques attiraient aussi le jeune public durant l’après-midi… Lorsque nous montions vers les rochers du Goulet, je m’arrêtais volontiers pour admirer une partie de tennis. La sœur aînée d’une de mes camarades était une joueuse acharnée et j’étais stupéfaite de voir sa courte et robuste silhouette frapper virilement la balle lancée dans l’air bleu, projetée avec la force d’un boulet de canon, à ras du filet dans un service irréprochable et surtout … irrattrapable !

   

     Un peu plus bas, dans une position surélevée au-dessus de la plage, ceinturées par une couronne de cailloux, se dressaient trois cabines de bain. Je connaissais bien la première, qui ressemblait à une ruche verte. Je l’avais souvent fréquentée lorsque j’étais petite fille et que j’accompagnais ma petite camarade Baby, ma jeune voisine qui habitait dans la grande maison de la Poste, certaines matinées estivales. Tandis que sa maman se reposait sur un transat, nous allions pêcher des bigorneaux tout autour de la mare et lorsque nous ramenions nos petits seaux remplis des coquillages palpitants, on nous disait avec une petite dose de mépris : « Ah ! Mais ce sont des bigorneaux de chien ! Allez ! Jetez-les dans les rochers ! ». Quelle déception et surtout, quelle humiliation ! Durant ces merveilleux après-midis d’été, sur la plage, fleurissaient des colonies de tentes rayées de vert ou de bleu…

    Parmi nos locataires, un vieux couple d’amis revenait chaque année. Ils étaient charmants et avaient leurs petites habitudes. La dame aimait tous les jours se rendre à la plage qui était à deux pas de la maison, emportant son pliant et son ouvrage de crochet. Naturellement, elle voulait être installée au mieux sous l’auvent de sa tente que son mari partait monter en début d’après-midi. Le malheur voulait pourtant que le mari zélé se trompait invariablement en appréciant le sens du vent et qu’il la montait à l’envers. Elle était donc orientée en sens opposé à toutes les autres ! Lorsque nous rejoignions madame B. c’était toujours le même concert de lamentations : « Henri n’avait jamais su monter une tente ! » Puis, l’orage passait et elle nous racontait des histoires en crochetant ses petits carrés de fine laine, allant souvent jusqu’à inviter dans son salon balnéaire les voisins infortunés qui n’avaient aucun abri pour se protéger d’une soudaine intempérie… Henri, lui, pêchait un joli lot de palourdes du côté de la Heussaye !

    Tout au centre de la dune, juste avant l’Hôtel de la Plage, On avait aménagé un délicieux golf miniature. Nous avions des relations fort amicales avec la famille du créateur qui possédait l’une des villas de notre voisinage. Je fréquentais ainsi assidument le petit parcours avec club, balles et carton récapitulatif… Le dimanche et les jours d’été, le golf était très animé et faisait la joie des petits et grands… Les années passèrent, à toute vitesse, bien sûr… On dut construire une digue pour retenir le sable marin et protéger l’espace routier. A mes yeux, c’était un chantier pharaonique. la dune avait disparu et le béton avait dévoré la moitié de la plage… Désormais, plus de sauts du promontoire dunaire ! Plus de cachette dans les creux plantés d’oyats ! Le club de plage, le petit manège et le mini golf avaient disparu… Bien sûr, on aménagera six courts de tennis au Portuais en 1975 et le manège Figuier sera autorisé à occuper un emplacement à la Chaussée… N’importe ! La plage de notre enfance avait disparu emportant avec elle l’enchantement de ses dunes accidentées. Toujours présente dans nos souvenirs, elle figure encore dans nos rêves, paysage démultiplié par la puissance de l’imaginaire qui anime ce que nous avons aimé.

Christian Frémont et Liliane Lemaître

16, rue Foch (actuellement Boulangerie Lecoufflard)

 

  

Dans les années 30

 AU PETIT BAZAR

 tenu par Armand Rageot et fils

                                       

 

PLOMBERIE EN TOUT GENRE, BAZAR, ARTICLES DE PÊCHE

Nous trouvions aussi: articles de bâtiments, croix funéraires, ornements, plaques en fonte chenets, articles de ménages émaillés, lits en fer, cuivrerie, faux et faucillons.

  Après le décès de son mari, sa femme Thérèse Neau a continué à tenir le magasin pendant un certain temps puis l’a confié à sa nièce Andrée Barbé (fille de Anna Rageot).

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Dans les années 50 jusqu’au début des années 70:

PIMPRENELLE ET NICOLAS

    Vêtements d’enfants

Tenu par Andrée Barbé

(Magazine Erquy 1972)

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   A partir de  1984

Pâtisserie-Boulangerie

           tenue par P.& F .Berger,

puis Marc Oisel, confiseur-chocolatier.

puis M. Saba

                                                                                              puis M. Legendre

   

 

 

Depuis 2012,

Boulangerie-Pâtisserie Lecoufflard