COMMENT ON PAYAIT SON PAIN A TY EU ROC

 

         Ma mère, Louise TOISOUL, fille de Marie et Joseph, est née dans les logements attribués aux familles des tailleurs de pierres.

         Ces bâtiments étaient situés en haut du « Pendu », l’ouest de lac bleu et parallèlement à la route du cap (voir photo ). C’était un mini hameau qui hébergeait des ouvriers des carrières de l’ouest, beaucoup d’origine portugaise. Il existait même une épicerie. Ces maisons ont été détruites au début des années 1950. Le mari de Jeannette, Pierre L… avait été embauché avec quelques « sabots râpés » pour effectuer ces travaux.

maison (1)

         De l’autre côté de la route, il existe encore un puits qui appartenait au propriétaire du Noirmont. Au ras du sol, il avait été doté d’une margelle pour des raison de sécurité. On peut voir du carrelage, vestige de ces constructions, perdu dans les broussailles, à quelques mètres au sud de la route qui mène au cap.

         Quand je promenais ma mère, alors âgée de 90 ans, sur cette route, elle ne manquait pas de me rappeler à chaque fois qu’elle allait chercher son pain dans le sous-sol d’une maison située au croisement des rues du Four à Boulet et de Lourtouais et qu’elle payait avec une « COCHE ».

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         Autrefois, on réglait le pain à la « coche »et on régularisait ses achats à terme au mois ou a la quinzaine. C’était le plus souvent une baguette de bois tendre ou de noisetier fendue en deux. Une moitié, munie d’un crochet ou d’une ficelle, était conservée par le boulanger ou le dépôt de pain et l’autre par le client dont le nom était inscrit sur les deux parties. Chaque fois qu’il donnait un pain, le commerçant réunissait les deux éléments pour les inciser d’une seule entaille. Elle était différente selon le pain choisi, deux, quatre ou six livres….

Plédéliac

         Lors du règlement, les deux « coches » étaient  rapprochées, comparées, payées et soit rabotées ou remplacées pour le mois suivant. L’existence de la double « coche » faisait foi et aucune contestation n’était possible. Cette technique datant de l’époque médiévale était inscrite aussi dans le code Napoléon.

         Remerciements à Jeannette « L » résidente du Pendu pendant vingt-six ans pour ses souvenirs.

        Contributeur Michel BEAUDOUIN

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