Historique du Syndicat d’Initiative et de l’Office du Tourisme d’Erquy (II)

(d’après les registres de l’Office du Tourisme)

Le 08 septembre 1912, 4ème Assemblée Générale. Le déplorable été de 1912 fera date dans l’histoire des stations balnéaires : le mauvais temps persistant pendant toute la durée de la saison des bains et coïncidence fâcheuse : la chèreté des vivres à cette époque, ont considérablement réduit cette année le nombre des personnes qui fréquentent habituellement les plages pendant la belle saison !! 1.394 baigneurs sont recensés. Le guide est édité à 2.000 exemplaires. Sur la grève : installation de 4 lampes électriques dont la dépense de consommation est à la charge du Syndicat d’Initiative. Des travaux sont enfin prévus pour une adduction d’eau. Ce qui permettra d’obtenir le titre de station balnéaire. A la fin de l’année, les travaux de chemin de fer vont commencer.

La Fédération des Syndicats d’Initiative alloue une subvention pour l’amélioration du chemin allant de Plévenon au Cap Fréhel : une charmante excursion à faire !! Un détachement de deux gendarmes à Erquy est demandé. Une demande est faite à la commune de laisser aux baigneurs un terrain face à l’habitation de M. de Mellon, pour y installer leurs jeux (tennis).

Le 2 novembre 1912 : L’attention du bureau est attiré par le fait que les domaines louent aux propriétaires riverains de la plage des terrains pour y établir des « cabines de bains » à l’exclusion de tous les autres habitants !!

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Le 8 février 1913 : Il est question de la construction d’un établissement de « bains chauds » !! Cette demande avait déjà été formulée en 1896 par M. Girault.

Le 21 juin 1913 : Un projet d’une liaison Saint-Brieuc – Erquy par voie maritime est évoqué !!

Le 29 avril 1914 : La situation financière est déficitaire. Le Syndicat d’Initiative propose de faire construire une cabine sur la plage dont il deviendrait le propriétaire. Elle serait composée d’un bureau pour le président et d’une partie réservée au public où seraient placés des documents utiles aux touristes. Il est regrettable qu’aucun arrêt à Caroual ne soit prévu par les chemins de fer.

Le 26 juillet 1914 : M. de Kerjégu envoie une lettre comminatoire mettant le Syndicat d’Initiative en demeure de faire évacuer le sable obstruant l’entrée de sa cabine à Caroual ! Sable provenant des fouilles exécutées pour la construction de la maison de M. Dubaële !!! Celui-ci est prêt à faire un mur de soutènement pour remédier à cela et un escalier en pierres. Le Syndicat d’Initiative enregistre les plaintes de baigneurs exploités par certains commerçants !!!! Le projet d’organisation d’un concert sur la terrasse de M. Dubaële est évoqué. Un bal et un feu d’artifice suivront.

Il est décidé de faire une quête au profit du bureau de bienfaisance en faveur des familles d’Erquy en situation malheureuse (secours en nature).

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Le 25 avril 1915 : Le Touring-Club demande des renseignements sur les hôtels disponibles et sur les moyens de communication entre Lamballe et Erquy.

Le 13 mai 1915 : Extension à l’étranger de l’envoi de notices (à Londres et à New-York) via le Touring-Club et AC.

Le 6 mai1917 : Une allocation est allouée au garde-champêtre pour la surveillance des plages.

Le 16 septembre 1917 : Il est demandé aux patrons pêcheurs de tout faire pour gréer et installer leurs bateaux et canots de façon à ce que les baigneurs et les touristes puissent faire des « promenades et des excursions » en mer. Venant compléter les excursions terrestres par voitures et automobiles, ainsi que les courtes excursions et les promenades pédestres ou cyclistes.

Le 9 juin1918 : L’arrivée anticipée de familles de réfugiés et de baigneurs nécessite de procéder au soin annuel de propreté des plages. Il est déconseillé aux enfants de creuser des trous dans le sable !!

Le 5 juin 1919 : M. Davidsen demande l’autorisation d’établir à ses frais un tennis sur la partie du terrain des « Ecrites » concédée au Syndicat : Accord sous réserves.

Projet d’une souscription pour l’érection d’un monument aux morts !!

Le 20 juin 1920 : Pour la surveillance de la plage, le Syndicat d’Initiative accordera une « prime » pour chaque contravention dressée. L’arrachage des « chardons » sur la plage est souhaitée.

Le 11 septembre 1920 : Assemblée générale. Le Syndicat d’Initiative demande à la mairie de faire des démarches pour obtenir le classement d’Erquy comme « station balnéaire », ce qui permettra de percevoir la taxe de séjour sur les étrangers.

Le 6 avril 1921 : Remplacement des bancs détruits sur la plage. Le Conseil Municipal convoque le Syndicat d’Initiative pour discuter de l’établissement de la taxe de séjour.

Le 13 juillet 1921 : M. Davidsen doit conserver l’affiche « tennis public » sur le terrain qui lui a été prêté !! Le ruisseau de Val et les lavoirs communaux ne recevant plus d’eau en raison de la sécheresse doivent être curés.

Le 30 septembre 1923 : Il est inadmissible que le terrain des « Ecrites » sur la plage du Bourg soit encore considéré comme un « dépotoir ».

Le 15 août1923 : L’assemblée générale est présidée par M. Paul Dayot fils, qui souhaite une coopération harmonieuse avec la municipalité afin de donner à Erquy le développement et la prospérité auxquels il a droit pour la « beauté de ses plages et ses sites merveilleux !! ».

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Le 30 août 1929 : Des travaux sont en vue pour l’adduction d’eau.

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Le 29 octobre 1929 : Une protestation est émise contre la lenteur à remettre en état la voie des chemins de fer … La commune manque d’eau dans les lavoirs !! ce qui est profondément anti-hygiénique. Seul le lavoir du Pussoué offre une eau très propre !

Le 10 novembre 1929 : M. Tixier signale l’insuffisance de la puissance de l’avertisseur des autos-rails en circulation sur les chemins de fer des Côtes-du-Nord, et également la vitesse exagérée dans la traversée et le croisement des routes, (risques de graves accidents!!!). Les communications téléphoniques doivent être améliorées (difficiles à obtenir durant la saison d’été). Il est demandé l’agrandissement de la boîte aux lettres située à l’hôtel de France et que la levée soit faite à « heure fixe » !

Un terrain situé sur le lais de mer (3.150 m²) pouvant être occupé temporairement par une société privée, le Syndicat d’Initiative s’y oppose. Suite à exécution prochaine de la vente des lais de mer, opposition du Syndicat d’Initiative.

Le 12 mars 1930 : Étude des moyens possibles pour empêcher la vente des lais de mer et ceux nécessaires pour que la commune les acquière pour qu’ils restent publics !!

Le 16 mai 1930 : L’illustration de la couverture du « guide » et les dessins à la plume sont dus au talent de notre sympathique compatriote Léon Hamonet, l’aquarelliste bien connu !

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Le 3 juillet 1930 : Le Syndicat d’Initiative ne peut donner suite à la demande d’une exposition visant à trouver des costumes locaux, ceux-ci ayant totalement disparus.

Le 6 juillet 1930 : Demande d’amélioration des services téléphoniques et télégraphiques (en particulier, que soit rendu à l’usage normal du public, le poste télégraphique du « sémaphore »).

Le 2 août 1930 : Le Syndicat d’Initiative demande qu’un arrêté soit pris pour interdire aux autos et aux motos de circuler sur la plage.

Le 19 septembre 1930 : rappel : de 1925 à 1929, période de sommeil du Syndicat d’Initiative … aucune cotisation n’est perçue. Mais de nouveaux projets voient le jour, nécessitant des efforts de la part de tous les membres !!

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Il s’agit d’attirer le plus possible de baigneurs en leur rendant agréable le séjour. Il faut privilégier la propreté. Il faut insister sur la publicité (guide, indication impartiales de tous les hôtels …), organiser des événements tels que bals, fêtes enfantines, concerts etc. … Il faut améliorer les transports et les routes. Établissement de trois courts de tennis et création d’une association. Demande pour faire classer la commune comme station de tourisme : pour cela, il faut respecter un certain nombre de conditions d’hygiène : eaux, égouts, ordures ménagères … propreté des plages.

Hélas, les baigneurs emporteront un bien triste souvenir de notre pays à ce point de vue !! La commune doit intervenir pour faire respecter les arrêtés concernant l’hygiène et la propreté des rues et des plages. !!

Il est question de l’avenir des lais de mer (les dunes de la plage du bourg – deux hectares). L’Etat en a décidé la vente. Il serait souhaitable que la commune acquière à l’amiable ce terrain pour éviter que des particuliers ne se l’approprient et le dénaturent par des constructions plus ou moins laides !!

En souhaitant y voir édifié, entre autres, un terrain de sport !!

Les rochers de la Roche Jaune à Caroual, toujours aussi dangereux par le courant qui les longent, nécessitent l’installation d’une corde soutenue par des lièges pour empêcher les baigneurs d’être entraînés.

Il faut tout faire pour augmenter le nombre d’adhérents, ce qui rendra le Syndicat d’Initiative plus apte à agir.

Le 6 décembre 1930 : Il faut faire étudier par une commission la question de l’enlèvement des ordures ménagères !!

Souhait d’un « canot » (doris) avec un marin à bord pour surveiller les baigneurs durant les jours de beau temps et d’un pavillon rouge les jours de mauvais temps. Des water-closets sont souhaités à Caroual et au bourg !! M. du Bellay propose de céder la Roche Jaune à la commune, moyennant un chiffre peu élevé. De nouveaux courts de tennis sont prévus à Caroual.

Le 12 février 1931 : Il faut surveiller l’enlèvement des galets sur la plage du bourg. Un service de répurgation mieux organisé est souhaité !! Il faut interdire aux nomades de stationner sur le lais de mer.

Le 12 février 1931 : Le Syndicat d’Initiative s’oppose à la création d’une route côtière traversant la propriété du Noirmont, ce paysage magnifique faisant le charme de la baie d’Erquy. Discussions pour de nouveaux tracés de routes vers le corps de garde, le Gaut, la Plaine Garenne, la côtière et le chemin des moulins !!

Le 7 mai 1931 : Un article de journal envoyé au Conseil Municipal d’Erquy concerne le grave problème de l’enlèvement du sable sur nos plages. Nous marchons vers la ruine de nos plages !

Il y a 20 hôtels à Erquy !!

Le 4 août 1931 : Le bureau du Syndicat d’Initiative renonce à la surveillance des plages devant la responsabilité et l’incertitude de la situation ! M. Dubaële mettra la barque de son employé à la disposition du Syndicat d’Initiative en cas d’accident.

Un bal travesti avec orchestre est organisé le 13 août.

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Le 17 septembre 1931 : Assemblée Générale. La situation financière est correcte, nous pouvons faire face à nos dettes !

Des commerçants refusent toujours de régler leur cotisation ! Or le Syndicat d’Initiative travaille dans l’intérêt du commerce local.

Le 26 novembre 1931 : Un plongeoir est prévu plage du Bourg. Demande d’un professeur d’éducation physique pour la station !! Texte dans une brochure départementale à propos d’Erquy : « station de familles, particulièrement favorisée par le nombre, la diversité d’orientation de ses plages dont la plus éloignée est à moins de deux km et la plus proche au centre de l’agglomération. Aussi chacun choisit selon ses goûts : calme, solitude ou animation, température chaude, tiède ou fraîche. Lieux de pêche nombreux et divers, grands et petits se plaisent et reviennent. »

L’antique Rhéginéa que conte Jules César dans ses Commentaires des Gaules se modernise par l’adduction d’eaux potables, d’égouts etc. …

Le 19 décembre 1931 : Nous avons eu la joie de constater que le tableau représentant notre pays dans le bureau de tourisme de la gare Montparnasse était bien placé, il représente la pointe de la Heussaye avec une vue sur la mer du plus bel  effet !! Vous ne serez pas étonnés quand vous saurez qu’il est dû au talent de notre compatriote le peintre Leon Hamonet ! Dans le guide d’Erquy, il est reproché aux hôteliers de ne pas communiquer leurs prix !!

Demande d’une embarcation de sauvetage plus apte que le doris. Il faut interdire totalement l’enlèvement de sable, de marne et de graviers sur les grèves. La plage du bourg est totalement ravagée … Projet à Caroual d’un bassin retenant à marée basse l’eau, et permettant aux bambins de faire évoluer leurs petits bateaux.

Projet d’une semaine maritime et d’une grande revue navale en baie de Saint-Brieuc.

Le 24 juin 1932 : Demande de destruction d’une maison ouvrière inesthétique, située sur le Cap d’Erquy ! Refus car elle représente encore une certaine valeur et pourrait encore servir d’habitation.

                                                                                        (à suivre)

Contributeurs: Sylvie Moret, Claude Spindler

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