Passage de Notre Dame de Boulogne en 1945 à ERQUY

En complément de l’article paru sur ce site le 30 mars 2015, voici un panorama de photos (gentiment prêtées par M. Jean-Paul Le Breton).

Au VIIe siècle, une barque conduite par une statue en bois de la Vierge Marie accoste sur le rivage de Boulogne-sur-mer, tout au nord de la France. Une église est alors édifiée sur les lieux de cette « apparition miraculeuse » pour abriter la statue. Aux XIIe et XIIIe siècles, Boulogne devient une étape majeure sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle et attire des foules de pèlerins. Mais la statue est brûlée lors de la Révolution.Notre-Dame de Boulogne réapparaît pendant la Seconde Guerre mondiale. Portées de paroisse en paroisse, quatre reproductions de la statue sillonnent la France de 1943 à 1948 de Lourdes à Boulogne-sur-Mer. Ce voyage spectaculaire est orchestré par l’Eglise catholique qui veut ainsi provoquer un élan de retour à la foi et de conversions. En jouant sur les différents sens du terme, ce pèlerinage du « grand retour » désigne le retour de la statue à Boulogne et le retour à la foi. Dans une France meurtrie par le conflit, les habitants y voient une troisième signification : le « grand retour » des prisonniers de guerre retenus en Allemagne et des travailleurs du STO, et le retour de la paix.En 1945, la procession de Notre Dame de Boulogne (ou Notre Dame de Grand Retour) était consacrée au retour des prisonniers captifs en Allemagne. (extraits du site http://memoire.ciclic.fr/)

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C’était un grand moment de prière suscité de paroisse en paroisse par le passage de 4 statues de Notre Dame de Boulogne. Celles-ci étaient parties des quatre coins de France et se rejoignirent en 1946 au stade de Colombes. Aux étapes de ces kilomètres parcourus chaque église et chaque village accueillait une statue. Les gens se rassemblaient en foule pour fêter le retour des prisonniers. Pour recevoir cette statue chaque village organisait parfois un cortège de chevaux enrubannés ou de bicyclettes fleuries ou des défilés d’enfants costumés et souvent on tendait sur les maisons des draps blancs piqués de fleurs sur le passage de la procession.

Le parcours de cette procession était le suivant : elle arrivait de Pléneuf, par Bien-Assis puis passait par La Couture, Caroual, Tu-es-Roc, le Bourg, Langourian, les Jeannettes puis prenait la route de Plurien.

(Une contribution de S. Moret, J. Fassier, .JP Le Breton)

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