Histoire de la Poste à ERQUY, 2 ème partie

(d’après les délibérés du Conseil Municipal)
Le 24 février 1891 :
M. le Maire donne lecture d’une lettre préfectorale invitant le Conseil Municipal à voter une somme de 600 francs pour la création d’un « bureau télégraphique » municipal. En outre, conformément à une circulaire de la Direction des Postes, la commune devrait s’imposer chaque année une somme pouvant s’élever à 4 ou 500 francs pour le traitement du « piéton » chargé de la distribution des dépêches. Qu’il y aurait lieu d’autre part de relier le domicile du dit « piéton » au bureau de poste par un fil de sonnerie et à garantir à l’Etat le remboursement des dépenses d’installations correspondantes. La municipalité, considérant que ces dépenses l’entraineraient trop loin, que les ressources budgétaires ne lui permettent pas de nouvelles charges annuelles, attendu que le service télégraphique se fait déjà d’une manière satisfaisante à Erquy par le sémaphore, renonce à ce projet !!
En 1892, le Maire, Mr Dobet, demande qu’il soit placé une boîte aux lettres au village de La Couture. Le Conseil Municipal approuve à l’unanimité.
En 1893, le Maire lit une lettre de M. le directeur des Postes et Télégraphes l’informant que les habitants de Dahouet et du Val-André pétitionnent pour que le courrier d’Erquy à Lamballe passe chaque jour par les susdits villages…..attendu que ce prolongement de parcours aurait pour résultat d’augmenter d’une demi-heure au moins la durée du voyage, ce que, par suite de ce retard, cette « correspondance » n’arriverait plus à temps pour le premier train du soir !! Et que ces 2 raisons sont de nature, l’une comme l’autre, à porter un grand préjudice aux intérêts des habitants d’Erquy et des voyageurs qui fréquentent cette plage ? Considérant que les gens de Pléneuf trouvent un avantage sérieux au passage du courrier par les endroits précités, ils peuvent à leurs frais payer une voiture spéciale, le courrier actuel venant alors directement de Lamballe à Erquy. Pour ces causes, le Conseil Municipal s’oppose de la manière la plus catégorique à tout changement d’itinéraire sauf toutefois avec un service direct et indépendant comme décrit ci-dessus.


Le Conseil Municipal exprime le vœu que la distribution des dépêches subissent quelques modifications. En effet, aujourd’hui, tous les fonctionnaires publics sont servis en dernier lieu et jamais à temps pour répondre poste pour poste. M. le Maire, le brigadier et le receveur des Douanes, le capitaine du port, les employés des Ponts et Chaussées, le garde maritime et les grands industriels du pays, habitant tous le même côté de l’agglomération d’Erquy, il est juste que le facteur commence sa tournée par eux !!
Les baigneurs devenant de plus en plus nombreux, le facteur qui distribue les dépêches dans cette agglomération est surchargé d’ouvrage pendant près de 4 mois chaque année. En conséquence, le Conseil Municipal demande que l’administration veuille bien faire les frais d’un facteur supplémentaire, ainsi pourrait-on donner satisfaction à la réclamation formulée précédemment sans préjudice pour les habitants du Bourg.
En tous cas, le Conseil Municipal prie la direction des Postes de faire porter les dépêches de 3 maisons dites du « Goulet » éloignées de plus de 400 m du Bourg, par le facteur chargé de l’autre tournée, attendu que ces habitations se trouvent mieux dans le rayon de son itinéraire.
Le Conseil Municipal prend l’engagement de payer les frais d’achat, de pose, d’entretien et de relevage par le « courrier » d’une boîte aux lettres supplémentaire à installer au village de La Couture. M. de Kerjégu se propose de rembourser la commune de tous ses frais !!
la poste 421 août 1906
En 1904, le Conseil Municipal demande l’établissement d’une boîte aux lettres au village des Hôpitaux et vote en principe les frais d’installation. La direction des Postes et Télégraphes soumet la question de la création d’un service télégraphique au bureau de poste d’Erquy.
Attendu qu’un certain nombre de conseillers se proposent de payer les frais d’installation de la sonnerie d’appel du piéton distributeur et de l’aménagement du bureau et considérant que l’administration des Postes se charge du reste et que le piéton sus-désigné pourra en même temps servir au service téléphonique, le Conseil Municipal décide la création d’un service télégraphique postal gratuit pour toute l’agglomération d’Erquy (au Bourg, au Goulet, au Pussuet, la Banche, la Chaussée et Tu es Roc) et vote en principe l’annuité de 100 Frs pour le salaire de l’exprès.
En 1905, la direction des Ponts et Chaussées avise la municipalité qu’il ne peut être donné suite à la demande d’installation du service télégraphique au bureau de poste d’Erquy. Il fait ressortir que l’arrêté ministériel autorisant cet établissement résulte des engagements pris par le Conseil Municipal auxquels les règlements en vigueur subordonnent la concession du service télégraphique. Il démontre que la municipalité d’une commune ne peut modifier la taxe légale sur tout le territoire français. En dernier lieu, il remarque que si le Conseil Municipal persistait dans ses intentions dernières, les conséquences seraient inévitablement le retrait de la décision ministérielle portant création d’un service télégraphique municipal à Erquy. Le Conseil Municipal décide de laisser les choses en état actuel et désigne M. Auguste Buchon comme piéton porteur des télégrammes et lui vote un traitement annuel de 150 francs à charge à lui de distribuer gratuitement les dépêches.
Le Conseil Municipal considérant que conformément à une lettre du directeur des Postes et Télégrammes, le courrier est tenu de prendre les correspondances depuis le carrefour de la Saline jusqu’à la bifurcation des routes de Caroual rappelle à l’administration des Postes et Télégrammes que cette mesure n’est pas toujours observée et prie en conséquence M. le directeur des Postes de vouloir bien veiller à ce qu’à l’avenir le courrier ait plus de complaisance à recevoir les correspondances qui lui seront remises à son passage.
Fin 1905, M. le Maire informe le Conseil Municipal d’une pétition des habitants des Hôpitaux sollicitant de l’administration des Postes que le « courrier » venant chaque jour de Plurien passe par le village des Hôpitaux afin de faire plus régulièrement la levée de la boîte aux lettres. Le Conseil Municipal accepte.
En 1909, le Conseil Municipal demande au directeur des Postes et Télégraphes un « facteur » supplémentaire pour assurer le service de 2 nouvelles boîtes aux lettres à installer l’une à la « place du calvaire » et l’autre à la bifurcation des rues de la laposte5Saline et du Goulet.
En 1919, le Conseil Municipal vote de laisser à la charge de l’administration des Postes et Télégraphes le port des dépêches et aux frais des usagers… et que l’administration nomme d’urgence un « porteur ou une porteuse »… ces derniers seront nommés à l’exclusion des facteurs qui apportent à ces dépêches un retard très préjudiciable, s’élevant jusqu’à 24 h de retard.
En juillet 1919, le Conseil Municipal décide de mettre en adjudication le prix du port des dépêches.
En 1920, le Conseil Municipal vote une augmentation de 50 francs à M. Buchon pour la levée des boîtes aux lettres des Hôpitaux, du Bourg et la Chaussée faisant au total 300 francs. La distribution des correspondances le dimanche est rétablie pour l’agglomération, les villages et Tu es Roc et les Hôpitaux. En outre, pour les « écarts » les intéressés pourront retirer leur correspondance au guichet tous les dimanches de 10 à 11 H. L’annonce de ce changement sera faite par publication et affiche..
Pour la distribution du courrier le soir, les pourparlers n’ont pas abouti : la Poste voulant laisser une partie des frais de ce courrier à charge de la commune sauf durant les mois de juillet, août et septembre où l’administration assure ce service.
Pour les dépêches, la direction des Postes ne prend que progressivement à sa charge les frais de ce port suivant l’ancienneté des bureaux télégraphiques. Pour l’organisation de ce service, M. Jean Cordon d’Erquy portera les télégrammes moyennant 1000 Frs par an et pour 3 ans.
En ce qui concerne la création d’une « ligne téléphonique » Erquy – Saint-Brieuc, c’est ajourné par manque de fonds nécéssaires.
En 1923, le Conseil Municipal demande que le service « grande vitesse » des messageries ou colis postaux soit établi jusqu’à Erquy. Il espère que le service « petite vitesse » sera établi sans tarder pour permettre l’écoulement facile des produits du pays et la réception également facile de tous produits à destination d’Erquy.
La boîte aux lettres des Hôpitaux va être placée au bureau de tabac des Hôpitaux.
Fin 1923, le Conseil Municipal proteste contre les modifications dans le service des dépêches qui, loin d’être amélioré par l’utilisation des transports auto, présente sur le transport par chemin de fer les inconvénients suivants : moins de régularité, arrivé plus tard, départ plus tôt !!
Le Conseil Municipal émet le vœu que le service soit rétabli le plus tôt possible par chemin de fer.
En 1924, le Conseil Municipal émet le vœu que la petite boîte aux lettres actuellement placée à la gare soit placée à « Cavé », café des touristes, et demande que la levée en soit faite par le facteur au retour de sa tournée de Bien-Assis, La Couture .

la poste6

(à suivre) Contribution Sylvie Moret et Claude Spindler.

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