Histoire de la Poste à ERQUY, 1ère partie

(d’après les délibérés du Conseil Municipal)
Le 16 Juin 1823 :
Lamballe est choisi pour recevoir la correspondance de la commune d’Erquy.

Le 28 Juin 1832 :

La correspondance (c’est-à-dire le service postal) est fréquente vers les villes de St Malo, Dinan, Saint Brieuc et Lamballe avec lesquelles Erquy à des rapports commerciaux. Une amélioration des moyens de transport de la correspondance est donc souhaitée par ces villes.
Erquy, commune située sur le littoral, possède :
                     un grand nombre de marins,
                    des bâtiments de commerce au cabotage,
                    une rade souvent lieu de retraite obligée.
Le courrier arrivant à Lamballe ne part que le lendemain pour Pléneuf et n’est ensuite acheminé vers Erquy que le jour suivant. Ce retard important de 2 jours est préjudiciable aux habitants d’Erquy. Le Conseil Municipal réclame donc l’établissement d’une liaison quotidienne directe pour le courrier Lamballe-Erquy.
PS : En raison de la lenteur de la voie ordinaire, toute la semaine, les habitants d’Erquy sont obligés de faire prendre leurs lettres et paquets au bureau de Lamballe par un commissionnaire particulier pour les acheminer vers Erquy !!!

20 février 1863

20 février 1863

Le 26 novembre 1837 :
Le Conseil Municipal constate que le service de la « poste aux lettres et aux paquets » est fort mal organisé. En effet, le facteur qui les prend à Lamballe ne les rapporte que le surlendemain au matin à Erquy. Comme le courrier de Paris à Brest passe à Lamballe chaque jour de grand matin, les lettres et les paquets sont déposés après le passage du convoi et une lettre d’Erquy à Saint Brieuc n’arrivera que le troisième jour !!
Le Conseil Municipal pense que les communes de Pléneuf et d’Erquy, par leur importance et le grand nombre de lettres qu’elles reçoivent méritent qu’un service quotidien de facteurs ruraux soit établi. Une demande va être faite :
« chaque matin, le facteur partirait de Lamballe pour Pléneuf (2 lieues et demi de distance), remettrait le courrier à un autre facteur du bourg de Pléneuf y ayant son domicile. Immédiatement, ce dernier partirait pour Erquy avec le courrier (2 lieues). De retour à Pléneuf, il remettrait le courrier d’Erquy au premier facteur, qui rentrerait sur Lamballe dans la même journée. »


Le 31 décembre 1843 :
Le Conseil Municipal estime que la situation est intolérable et souhaite l’amélioration du service postal en souffrance depuis de nombreuses années. Erquy, en bord de mer, un port, une rade, a des relations commerciales avec St Malo, Bordeaux et Marseille et autres lieux et nécéssite donc une correspondance suivie et active.
Erquy a le droit à une distribution journalière de service postal (lettres et dépêches) !!
Erquy – Lamballe : 28 km, distribution du courrier : 4 Jours
Erquy – Saint-Brieuc : 30 km, distribution du courrier : 5 Jours.
Le préjudice est important pour les habitants d’Erquy. Des expéditeurs envoient directement leur courrier en passant par le facteur de Pléneuf.
Le Conseil Municipal émet l’espoir de voir s’installer un bureau de distribution à Pléneuf, avec distribution journalière sur Erquy, Plurien et La Bouillie.
Le 5 Aout 1849 :
Mise en place du nouveau service postal avec toujours des retards (2 jours à Lamballe), également à Pléneuf. Le facteur d’Erquy est obligé d’aller à Plurien et à La Bouillie et les paquets n’arrivent de Lamballe que le troisième jour. Il faut trouver une personne proche sachant lire et écrire et qui servirait de relais. Le salaire prévu serait de 2OO Frs.
Les deux autres facteurs seraient soulagés et moins fatigués et il y aurait moins de retard dans la distribution du courrier.
Le 8 Décembre 1865 :
Le Maire, Mr Dobet des Forges, fait observer que le service de l’administration des postes laisse à désirer en ce qui concerne la célérité. Erquy est à 32 km du chef-lieu du département et il faut toujours 5 jours pour échanger une correspondance avec Saint-Brieuc. Cette correspondance pourrait se changer en 2 jours et même en 1 seul en se servant des transports privés (mais ils sont interdits au public pour le transport des missives).
L’administration des postes ayant le monopole des dépêches, ne devrait-elle pas faire son possible pour améliorer la situation ?
Il suffirait de créer un bureau de distribution à Erquy et les communes de Plévenon et de La Bouillie en profiteraient aussi.
Les dépêches, tant au départ qu’à l’arrivée, séjournent une nuit entière au bureau de Pléneuf.
Il vient d’être établi un bureau de débit de papiers timbrés au village des Hôpitaux. La position du village des Hôpitaux laisse beaucoup à désirer pour le siège de ce débit de timbres, ce village étant situé à l’une des extrémités de la commune, sur les bord de la côte, de sorte que de nombreux habitants ont un plus court chemin en allant à Pléneuf chercher les timbres dont ils ont besoin plutôt que de venir au bureau des Hôpitaux.
Le Conseil Municipal, demande à la direction des postes que le buraliste demeurant au bourg d’Erquy soit chargé à l’avenir du débit des timbres. On observe que le bureau de débit créé à Erquy concerne également la commune de Plurien peut être même celle de Pléhérel (le Conseil Municipal ignore s’il existe un débit à Plehérel !!).
Il est facile de démontrer que la majorité des habitants de Plurien et de Pléhérel ont des relations plus faciles et plus fréquentes avec le bourg d’Erquy, qu’avec le village des Hôpitaux, dont ils se trouvent séparés à l’heure de la marée haute par un bras de mer qui interrompt la circulation !!
Le 11 novembre 1866 :
Après la demande du Conseil Municipal d’une création d’un bureau de distribution à Erquy, appuyée par le Préfet, le Directeur Général des Postes propose d’y faire droit sous la fin de l’année.
Le 2 novembre 1867 :
Le Conseil Municipal demande la création d’un bureau de distribution de poste, espéré depuis fin 1866.
Le 15 septembre 1868 :
Mr Rouget, expose au Conseil Municipal, que le bureau de distribution des postes établi dans la commune est desservi par un « piéton », personne rapportant les dépêches du bureau de Pléneuf, lieu distant d’Erquy d’environ 7 km. Ce mode de service apporte des lenteurs, préjudiciables au bureau d’Erquy. Les dépêches arrivent à ce bureau vers 11 H3O, 20 mn après Melle la distributrice des postes est obligée de fermer ses paquets, pour les expédier au bureau de Pléneuf (d’où résulte l’impossibilité à échanger une correspondance par retour du même courrier).

26 janvier 1875

26 janvier 1875

Cet inconvénient serait écarté si l’administration des postes voulait bien doter le bureau d’Erquy pour le service des dépêches d’un « courrier à cheval » faisant le service soit directement de la gare de Lamballe à Erquy ou tout au moins de Pléneuf à Erquy.
Le Conseil Municipal prie instamment le Préfet de bien vouloir appuyer sa demande. Une contribution de Sylvie Moret et Claude Spindler.

31 décembre 1879

31 décembre 1879

(A suivre…)

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